Une nouvelle génération d’investisseurs fait son entrée. Une génération nourrie à la gratification immédiate. La bourse, pour sa part, est devenue une loterie pour les spéculateurs. L’évolution des instruments financiers complexes, les crédits bon marché et une société matérialiste ont encouragé cette tendance. Mais faire fortune prend du temps, tandis que l’inflation du prix des actifs ne nécessite qu’une banque centrale laxiste. Les gens ont donc choisi l’inflation du prix des actifs plutôt que la fortune à long terme. Le spéculateur a remplacé l’investisseur
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Toutes les bulles finissent par des krachs… et par des arrestations spectaculaires. Deux gestionnaires de hedge fund ont été arrêtés la semaine dernière. Apparemment, les deux employés de Bear Stearns auraient trompé des clients. Arrêtez ! Nous allons finir par nous rompre les côtes, à force de rire
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Comment voulez-vous retrouver la sérénité et repartir fermement dans une configuration haussière quand les orages grondent de toutes parts ? Si le pire semble avoir été évité, gardez à l’esprit que la situation économique est doublement en crise
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L’inflation, l’inflation, l’inflation ! La hausse des prix, la cherté du carburant, la flambée du pétrole, le prix de la tortilla ! On ne parle plus que de ça dans les journaux, sur les panneaux publicitaires, à la terrasse des cafés. Et que fait-on ? Rien. Normal : on ne peut rien y faire
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Aujourd’hui, nous nous tournons vers nos correspondants de guerre pour des nouvelles du front — et ils nous apprennent un principe important : "Apprenez à vivre avec l’inflation", commence un titre du Financial Times. Le FT fait allusion au banquier central d’Angleterre, Mervyn King, selon qui l’inflation — déjà plus forte qu’à aucun autre moment de ces dix dernières années — va encore grimper
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Epargne
L'autoroute transsibérienne ouvre de nouvelles opportunités en Russie
par Chris Mayer 20 juin 2008L’autoroute transsibérienne, peut-être la plus longue autoroute du monde, s’étend de Saint-Petersbourg à Vladivostok, sur une distance de plus de 9 500 kilomètres. Certaines personnes voudraient décerner le titre de "plus longue autoroute du monde" à l’autoroute trans-canadienne, parce que chaque kilomètre en est bitumé, contrairement à la version russe qui comprend 1 000 kilomètres d’autoroute non bitumée. Quoi qu’il en soit, l’autoroute transsibérienne a été finalement "achevée" il y a quatre ans, et, de ce fait, pouvait commencer à rapporter des bénéfices importants à la grande économie russe. Pour la première fois, un Russe peut traverser le pays d’un bout à l’autre
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Epargne
Chine : l’essence bondit de 18% en un jour, Shanghai perd 18% en une semaine… coïncidence ?
par Philippe Béchade 20 juin 2008Les autorités chinoises viennent d’annoncer une hausse de 18% du prix des carburants — dont les tarifs sont toujours fixés par décret –, une hausse strictement symétrique à la chute des actions depuis le 9 juin ! Soulignons au passage qu’il s’agit d’un mode récurrent de subvention accordé aux entreprises locales. Il est relativement discret — moins visible que la sous-évaluation chronique du yuan — et particulièrement pernicieux — le marché noir supplée un approvisionnement insuffisant — mais il serait de mal vu de le critiquer trop ouvertement à moins de deux mois de la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques
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Quand on vous dit que la production mondiale devrait s’afficher en hausse par rapport à l’année 2007, je vous conseille de prendre ces estimations avec la plus grande prudence. Surtout que la Chine — historiquement exportatrice de maïs — est en train de réduire drastiquement d’année en année ses exportations. A tel point qu’elle pourrait même devenir importatrice nette dès cette année
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Notre principale interrogation porte aujourd’hui sur les effets collatéraux de l’éclatement de la bulle immobilière en Angleterre et en Espagne. Ces pays sont bien plus proches de nous que les Etats-Unis, et leur système bancaire est directement interconnecté avec celui de la Zone euro : l’inauguration d’un cycle de hausse des taux par la BCE début juillet pourrait avoir des conséquences dévastatrices
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Ce qui monte doit redescendre… Tous les pays du monde ont dû supporter les admonestations et les gronderies des officiels américains. L’économie US était la meilleure au monde pendant de nombreuses années — et les experts, les politiciens, les professeurs et les consultants américains ne se lassaient pas de le répéter. Mais à présent… ce sont les étrangers qui tapent sur les doigts des Etats-Unis
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Décidément, on ne s’ennuie jamais avec les matières premières. Il y en a toujours quelques-unes qui grimpent en flèche, pendant que d’autres piquent du nez ou marquent une pause salutaire. C’est aujourd’hui au tour du maïs de battre record sur record
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Aujourd’hui, avons-nous atteint les sommets du prix du baril de pétrole ? J’ai bien peur que non, cher lecteur. Le prix du baril est passé de 42 $ (en 2005) à 139 $ en juin 2008 (+231%). C’est beaucoup mais rien n’indique que ça va baisser. Goldman Sachs anticipe le pétrole à 200 $. Des solutions pour réduire la consommation d’hydrocarbures existent. Reste à les mettre en oeuvre
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Même si votre correspondant accueille avec plaisir un petit soubresaut dans la valeur de la devise qui prédomine sur son chèque de salaire, nous ne sommes pas encore prêts à déboucher le champagne et à porter un toast à la fin de la chute du dollar. Que se passe-t-il si, par exemple, les gouvernements étrangers se joignent à la tendance du "lâchons le dollar" ? Se pourrait-il que la devise de réserve du monde entier devienne un jour un vague souvenir, comme les T-shirts délavés, les gadgets Star Trek et les albums de Vanilla Ic
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Nous ne prédisons pas "la fin du monde" — mais la fin d’un monde où l’argent était gratuit et où les banques pouvaient transférer sans vergogne le risque aux marchés, de façon quasi-illimitée. La fin d’un monde où le dollar était considéré comme la devise de référence… la fin d’un monde où l’énergie était abondante, moyennant un coût dérisoire… la fin d’un monde géoéconomique dominé par les seuls Etats-Unis. Pour résumer l’esprit de nos Chroniques : en cas de fin du monde, suivez les panneaux "déviation" que nous installons à votre intention
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moins que vous ne possédiez un puits de pétrole ou une mine d’or, 2008 n’a pas été très satisfaisante. Sur les 52 principales places mondiales, 49 sont dans le rouge sur l’année. L’Irlande, par exemple, a perdu 15% de sa valeur boursière. Le Vietnam s’est fait écraser. Aux Etats-Unis, la chute des actions a coûté aux investisseurs près de 1 000 milliards de dollars cette année
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Nous ne savons pas ce que va donner l’après-match mais la partie qui s’est déroulée lundi avait déjà de quoi satisfaire les amateurs de sensations fortes. Le pétrole est venu tutoyer les 140 $ (à 139,9 $), à l’issue d’une flambée de 5 $ en 90 minutes. Elle est survenue après la publication (à 14h30) d’un chiffre d’activité industrielle (Empire State, région de New York) décevant aux Etats-Unis
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Le pétrole bat record après record, ces dernières semaines… et bien souvent, la sanction ne se fait pas attendre : les indices mondiaux baissent. Pourtant, cela n’a rien de surprenant quand on connaît la sensibilité actuelle des marchés. Ne succombons pas à la panique, il y a des moyens de passer à travers les mailles de la crise, et surtout d’en tirer parti. Tenez par exemple : le problème vient du pétrole, il faudra donc trouver d’autres sources d’énergie… or nous nous sommes déjà positionnés dans ce sens ! Et il y a bien d’autres opportunités qui profiteront de ces ajustements mondiaux
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Les Saoudiens ont annoncé qu’ils réfléchiraient à augmenter la quantité de pétrole qu’ils extraient. Ils ont dit qu’ils pourraient augmenter la production de 200 000 barils par jour. Attention, cher lecteur… les marchés fonctionnent encore. Le remède des prix élevés, ce sont les prix élevés. Les prix élevés encouragent les producteurs à augmenter leur production… et les consommateurs à réduire leur consommation. Tôt ou tard, le remède fait son effet — et les prix chutent. Vendredi, le pétrole a clôturé sur un sommet historique, à 134 $. Même s’il reste encore de la marge à la hausse, le danger est à la baisse
