Les bonnes vieilles recettes fonctionnent toujours à merveille aux Etats-Unis. Créez un choc psychologique suffisamment déstabilisant… et le gouvernement s’empresse de faire oublier tous les pieux mensonges destinés à masquer l’ampleur de la crise pour imposer dans l’urgence des solutions miracle dont personne n’est capable d’estimer le bien-fondé ou la pertinence.
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Nous pouvons regarder l’or de plusieurs manières : comme la base d’une valeur solide pour les actifs, ou en tant qu’investissement tangible avec son propre marché offre/demande. De nos jours, beaucoup de gens évitent l’or à cause des mouvements de cours spectaculaires qui se sont produits entre 1971 et 1980. Ces montagnes russes ont eu lieu suite à deux événements importants et décisifs
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Septembre 2001, le monde apprenait avec stupeur l’effondrement des tours du World Trade Center à New York et la géopolitique s’en trouvait changée pour les décennies à venir. Septembre 2008 : un ouragan sans précédent depuis 1929 vient dévaster la planète finance et son épicentre se trouve à Wall Street. La bourrasque financière a tout emporté sur son passage. On ne réconforte pas les victimes, mais on comptabilise ceux qui sont encore en vie
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Le CAC 40 a chuté hier. Le pétrole s’est installé à plus de 108 $. L’or s’est rapproché des 900 $. A présent, c’est l’hiver. Nous avons fait un rêve, la nuit dernière… qui était plutôt un cauchemar. C’est arrivé comme un flash… une vision du futur… une sombre terreur nocturne : Qu’a réussi à faire la guerre contre le terrorisme
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Il fallait passer un sérieux coup de balai dans les couloirs et sur le floor à Wall Street après la bruyante surboum de jeudi et vendredi derniers. Les gérants s’y emploient depuis lundi avec un zèle réjouissant, faisant le ménage dans les portefeuilles, toilettant leurs stratégies de couverture — amputées par la suppression des ventes à découvert — et lustrant les valeurs qui leur semblent les plus défensives. Adeptes du tri sélectif, ils n’oublieront pas en repartant de sortir les poubelles remplies de déchets obligataires toxiques. La Fed et le Trésor US se sont engagés à leur en racheter le contenu à un prix "correct"
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Epargne
9 bonnes raisons de se positionner sur l'or selon la banque suisse Gonet & Cie (2)
par emmanuelgentilhomme 25 septembre 2008Nombre de banques centrales ne possèdent que peu d’or en proportion de leurs réserves de changes — 1,1% pour la Chine, sachant qu’une augmentation à 2% signifierait l’achat de 400 tonnes d’or. Et plusieurs banques centrales lorgnent sur le métal jaune, dont la Russie, l’Iran, et le Nigéria, sans oublier quelques fonds souverains
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Epargne
Wall Street espère tout résoudre avec l'ardoise magique !
par Philippe Béchade 24 septembre 2008Ah la magie du verbe ! A l’énoncé de l’expression "plan de sauvetage", les indices reprennent 10% en quelques heures. Pour être sûres de leur coup, les autorités de marché ont même banni les ventes à découvert. Mais comme dans le célèbre aphorisme attribué à un ministre de la troisième République — "nous étions au bord du gouffre, nous venons de faire un grand pas en avant"
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Epargne
9 bonnes raisons de se positionner sur l'or selon la banque suisse Gonet & Cie (1)
par emmanuelgentilhomme 24 septembre 2008Parue le 13 août dernier, la note sur l’or de la banque Gonet & Cie, très dense, ne se limite pas à l’analyse du marché du métal jaune. Elle conseille également d’en profiter : "l’or est un actif réel qui mérite sa place dans chaque portefeuille", affirme la banque genevoise, qui donne même des précisions : elle conseille d’y allouer "entre 7 et 15% de son portefeuille, selon le profil de risque de l’investisseur". Elle avance les neuf arguments sur lesquels repose son raisonnement. Les voici
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Les républicains et les démocrates s’échauffent pour une grande bataille contre l’économie de marché. Les deux partis semblent penser qu’il serait honteux de voir les prix des actions et des obligations chuter à leur véritable niveau — c’est-à-dire celui que des acheteurs seraient prêts à payer. Le programme de 700 milliards de dollars qu’ils ont mis en place le week-end dernier permet aux autorités politiques d’acheter quasiment tous les rebuts que les investisseurs ne veulent pas
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Commençons à 500 milliards de dollars. Pourquoi ? Parce que c’est ce que devait coûter l’élixir d’urgence de Paulson… vendredi dernier. Dans un effort maladroit pour tenter de ramener le calme sur les marchés, le gouvernement fédéral a proposé un plan qui implique l’achat d’un demi-millier de milliards de dollars de ces actifs cancérigènes adossés aux prêts hypothécaires. Les mêmes toxines que celles qui ont mis à genoux trois des Big Five de Wall Street
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Epargne
Treize questions majeures au sujet d'un Tchernobyl financier
par Philippe Béchade 23 septembre 2008Le fait que vous connaissiez par coeur le processus qui vient de mener les Etats-Unis à un Tchernobyl financier — explosion d’une centrale économique basée sur la dette, la dérégulation, la dissimulation du risque et le transfert insidieux d’actifs toxiques à l’ensemble des acteurs du marché — va nous faire gagner un temps précieux. Nous allons le consacrer à poser une série de questions embarrassantes pour les autorités américaines (le Trésor, la SEC), la Fed, la BCE, les banques et les agences de notation
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Le patron de Lehman Brothers, Richard Fuld, accuse les spéculateurs à découvert d’avoir précipité la chute de sa banque. Ne serait-ce pas fuir ses responsabilités que de chercher un coupable afin de masquer sa faute ? Heureusement, certains ne sont pas dupes : la grogne contre "Dick" monte. Les offres des Coréens ou autres fonds asiatiques à 25 $ l’action semblent bien alléchantes aujourd’hui alors que le cours est tombé à 0,10 $. Dick a péché par orgueil
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Il y a longtemps, nous avons écrit que "les Américains abandonneraient volontiers leurs libertés à quiconque pourrait leur garantir une hausse de l’immobilier", ou à peu près. Et voilà les dernières nouvelles… Le journal Libération a publié cette semaine un dessin humoristique moqueur, montrant George W. Bush mendiant 100 milliards de dollars dans les rues. Oui, le coût du sauvetage est annoncé à 700 milliards de dollars
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Epargne
L'arbitre rembourse les dettes des plus mauvais joueurs…
par Philippe Béchade 22 septembre 2008Paris vient de matérialiser le plus spectaculaire retournement haussier de l’histoire. Il va cependant falloir démêler ce qui relève d’un retour de l’optimisme et de facteurs techniques décisifs — tels que le rachat forcé des positions de vente à découvert. La semaine qui avait pris une tournure catastrophique jeudi (-10% en quatre séances sur le CAC 40) s’achevait sur une perte insignifiante de 0,7% tout à fait comparable à celle de l’Euro Stoxx 50 (-0,75%). Dormez, braves gens, vous avez cru qu’il s’était passé quelque chose
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J’étais au bord du désespoir. Depuis des années, je noircis des pages, j’use des claviers pour prédire que les adorateurs du veau d’or en papier monnaie fonçaient droit dans le mur. J’ai perdu un temps infini à essayer de convaincre que, lorsque les adorateurs du veau d’or en papier monnaie se rendraient compte de leur erreur, la relique barbare selon Keynes — l’or — referait surface. La catastrophe est bien là, mais la relique barbare ne se réveillait point
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En Angleterre, les régulateurs financiers ont interdit les ventes à découvert de valeurs bancaires. Que pensaient-ils… qu’ils allaient pouvoir soutenir les cours par décret ? Mais les Américains ont fait la même chose, en plus bête. La SEC a mis en place une mesure d’urgence interdisant les ventes à découvert "abusives". Et que diable est-ce donc, nous sommes-nous demandé ? Peut-être que c’est lorsqu’on vend une entreprise alors que son cours a déjà chuté de plus de 10%… C’est comme donner un coup de pied à un homme à terre ; ce n’est pas très sport
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Epargne
Les vendeurs à découvert ne sont pas responsables de la crise bancaire
par Dan Denning 22 septembre 2008Dans la bataille contre l’effondrement total des marchés financiers, les autorités de réglementation mondiales se sont battues becs et ongles ces jours-ci. Tout d’abord, la Fed a fourni 180 milliards de dollars de plus aux banques centrales étrangères. En mettant ses dires en action — et en fournissant les armes nécessaires — la Fed vise à accomplir la mission pour laquelle elle a été créée en 1913
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La semaine dernière, un événement d’une importance planétaire a eu lieu. Tous les journaux en ont parlé ; la tension était palpable. Faillite de Lehman Brothers ? Effondrement d’AIG ? Crise du secteur bancaire ? Vous n’y êtes pas, cher lecteur
