Nous sommes en 2009, après avoir atteint 145 $, le baril de pétrole s’est effondré à 30 $. Ceux qui ne croyaient pas à la hausse du pétrole en 2003 et en 2007 n’y croient toujours pas. Pendant que l’Europe et les Etats-Unis perfusent leurs banques avec des milliards de dollars, la Chine siphonne le peu de pétrole encore disponible avec ses dollars. Aujourd’hui, je suis encore plus confiant qu’en 2003 et 2007 pour le prix du pétrole et le secteur de l’énergie
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Le week-end dernier, le secrétaire au Trésor américain, Tim Geithner, a pris son mégaphone pour assurer aux Américains que les secours étaient en route. Le Trésor américain va donner entre 75 et 100 milliards de dollars, a promis M. Geithner, pour lancer un partenariat public-privé du tonnerre pour nous sauver tous des horreurs de la réalité économique
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Concentrons-nous sur la grande nouvelle : le plan Geithner. En deux mots, le gouvernement américain va créer un fonds public-privé pour racheter jusqu’à 1 000 milliards de dollars d’erreurs des banques. Celles-ci sont gagnantes parce qu’elles peuvent vider leur réfrigérateur. Les investisseurs sont gagnants parce qu’ils peuvent racheter ces restes à prix cassés et ils pourraient découvrir qu’ils ne sont pas si moisis que ça
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Si le plan Geithner avait contenu quelques parcelles de magie, les places européennes n’auraient pas rouvert sur une progression de 1,5% pour voir leurs gains réduits de moitié à l’heure du déjeuner puis de nouveau vers 14h45, peu après la reprise des cotations à New York. C’est un peu comme si le Prince Charmant avait été bombardé de tomates et d’oeufs pourris alors qu’il chevauchait en direction du château de la Belle au Bois Dormant
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Certes, les pays du Moyen-Orient souffrent de la chute du prix du pétrole. Les histoires sur leur déroute se multiplient, les expatriés abandonneraient leurs voitures à l’aéroport de Dubai avant de décoller sans billet de retour, pour fuir leurs dettes… Cependant, certains pays du Golfe restent relativement épargnés. L’Arabie saoudite parvient ainsi à garder la tête hors de l’eau, malgré des vagues de plus en plus hautes
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Selon notre vieil ami Ron Paul, membre du Congrès américain, nous nous dirigeons vers une récession de 15 ans. Il a probablement raison. Autrefois, les "paniques" et les "dépressions" prenaient fin relativement rapidement. Il n’y avait pas d’Etat-providence, pas d’allocations chômage. Les gens devaient se débrouiller. Lorsqu’une dépression frappait, les salaires baissaient rapidement et les gens retournaient au travail. Ils gagnaient moins… mais toute l’économie s’adaptait
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La hausse globale du marché n’a pas été aussi spectaculaire que la semaine passée (3,15% contre 6,75%) mais le CAC 40 aligne donc une deuxième semaine de hausse consécutive à Paris. Une situation qui s’était pas vue depuis fin janvier/début février 2009, mi-juillet 2008, ou mi-mars 2008 — la hausse avait alors tenu jusqu’à mi-mai. La situation s’est en revanche retournée à Wall Street
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Il est peut-être temps de tirer d’abord et de poser des questions plus tard, au sens métaphorique, bien évidemment. Il est peut-être temps de virer les dirigeants égoïstes et dorlotés d’AIG, et de laisser le capitalisme s’occuper d’eux à mains nues. Les individus de chez AIG, qui ont un réel talent, devraient pouvoir accomplir des réussites futures ailleurs. Pas les autres. Alors virons-les tous. Le capitalisme reconnaîtra les siens
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Pendant un temps, les investisseurs ont semblé ne pas savoir ce qui les avait frappés. Ils étaient abasourdis… interloqués… effarés… Puis, mercredi dernier, Bernanke a annoncé un plan "stupéfiant" destiné à sauver le monde de la dépression. Les chiffres étaient difficiles à suivre, mais ils étaient considérables
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"Pour Wall Street et la City, les années folles sont bel et bien révolues… et elles ne sont pas près de revenir. Lorsque l’économie mondiale sera sortie du marasme, les Etats auront entre-temps institué une réglementation tellement stricte, qu’il sera impossible à la finance de retrouver son opulence flamboyante". Ainsi commençait un article du Monde vendredi […] Et là, cher lecteur, nous entrons dans un débat qui dure depuis longtemps à la rédaction des Publications Agora. Il y a les partisans du "laisser-faire" pur et dur, comme Bill Bonner, pour qui la crise actuelle est une étape douloureuse mais nécessaire
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La séance a été mitigée hier entre l’Europe et les Etats-Unis : s’agit-il d’une baisse dans une hausse dans une plus grande baisse ? Une interruption temporaire du rebond de marché baissier, en d’autres termes ? Ou bien les marchés s’apprêtent-ils à reprendre pour de bon le chemin de la baisse […] En tout cas, ils ont très mal accueilli les dernières prévisions de croissance mondiale fournies par le Fonds monétaire international
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L’Amérique du Sud, même si elle n’est pas un Etat fédéral comme son grand voisin du nord, a cependant une puissance politique de plus en plus visible. Le Brésil est devenu un acteur mondial important. Le Venezuela et l’Equateur sont membres de l’OPEP. La Chine devient un partenaire stratégique en Amérique latine et renforce ses investissements dans ce continent
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La Fed est désormais en train de "monétiser" la dette américaine pour tenter de faire baisser les taux hypothécaires et entraver la baisse des cours des bons du Trésor américain. Par "monétiser", nous voulons dire qu’elle échange des billets fraîchement imprimés contre des bons du Trésor américain que possèdent d’autres investisseurs
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Sous couvert du scandale AIG, la Fed a fait quelque chose d’imprudent cette semaine. "Le plan de la Fed stupéfie les investisseurs", titrait le Financial Times hier matin. Nous devrions tous être stupéfiés. Mais nous commençons à nous habituer aux escroqueries coûteuses. Suite à la dernière décision de la Fed, le rendement des bons du Trésor américain à 10 ans a chuté plus qu’à tout autre moment
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La Fed devrait faire carrière dans le grand banditisme. Non, attendez, pourquoi "devrait" ? La Fed fait carrière dans le grand banditisme ! Escroquerie, mensonge, faux monnayage… ses méthodes sont dignes des plus grands. Il suffit de regarder ses dernières décisions, annoncées hier : 300 milliards de dollars de bons du Trésor à long terme seront rachetés dans les six mois à venir
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Les pays d’Amérique du Sud ont plutôt bien résisté au ralentissement économique qui a commencé aux Etats-Unis au deuxième semestre 2007. Grâce à quoi ? Encore une fois grâce aux investissements étrangers attirés par les activités d’exploitation de ressources naturelles. En 2007 déjà, ces investissements avaient progressé de 66%, atteignant 72 milliards de dollars
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"Le Congrès cherche des têtes à couper", annonce la presse française. Un membre du Congrès américain — le sénateur Grassley — est revenu sur ses déclarations demandant aux dirigeants d’AIG de se suicider. Tout irait bien pour lui s’ils montraient un peu de contrition, déclare-t-il à présent
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Epargne
Quand le bookmaker part avec la mise de ceux qui n'ont pas parié
par Philippe Béchade 18 mars 2009L’affaire des bonus que se sont attribués les hauts dirigeants d’AIG n’a pas fini de faire couler de l’encre (mélangée aux acides les plus corrosifs). Aucun chroniqueur ne trouve de mots assez durs pour condamner les "récompenses" contractuelles allouées aux fossoyeurs de l’assureur, lesquelles devraient théoriquement être réglées rubis sur l’ongle par le contribuable
