"Sell in May and go away", dit le diction — en mai, vendez et partez. Et cette année plus que toutes les précédentes… je dirais qu’il vaut la peine d’écouter la sagesse populaire. Pourquoi ? Parce que les médias claironnent partout que les choses ne vont pas si mal… que la reprise est pour 2010… que les chiffres sont "moins pires" que prévu… et même, selon le président de la Fed, qu’on commence à voir la lumière au bout du tunnel
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Beaucoup d’analystes rencontrés ou interviewés par téléphone depuis le 24 avril dernier ne cachent pas leur perplexité […] Un rebond de 30% sans la moindre correction intermédiaire, c’était déjà sans précédent… mais une accélération à la hausse depuis le débordement des 3 125 points, même si c’est graphiquement explicable en faisant totalement abstraction des fondamentaux, reste une véritable gageure pour un chartiste normalement constitué
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Epargne
Comment éradiquer le risque de marché une bonne fois pour toute (2)
par La rédaction 7 mai 2009C’est simple. Il suffit de jouer un titre contre un autre. En effet, à la roulette, le rouge et le noir ont une corrélation inverse parfaite. Si l’on exclut le zéro, la boule peut soit tomber sur le rouge, soit sur le noir […] Retenez ceci : un trader souhaitant éliminer le risque de marché peut simplement placer autant d’argent à la hausse dans un certain titre qu’il place à la baisse sur une autre action
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Le rebond actuel des actions est, selon toutes probabilités, un piège du marché baissier. Un véritable boom impliquerait une vraie augmentation des profits. Ca ne se produira sans doute pas. Les prix de l’immobilier américain approchent peut-être leurs plus bas — mais ils ont peu de chances d’entamer une nouvelle hausse considérable de notre vivant. Une fois qu’une bulle éclate… c’est en général terminé
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Le patron de la Fed "voit de la lumière au bout du tunnel" — si nous vous tenions de tels propos, vous éclateriez de rire… Il promet aussi de l’argent gratuit pour "une période prolongée" — et si nous approuvions cette stratégie, vous nous traiteriez d’imbéciles heureux. En ce qui concerne le "tunnel", il faudrait qu’il prenne garde à ne pas confondre la lumière du jour et celle projetée par les phares d’une locomotive qui arriverait droit sur lui
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Faut-il acheter plus d’actions en espérant que le rebond se poursuivra ? Faut-il encaisser ses gains, histoire d’avoir quelques munitions de côté ? Si on le forçait à choisir, votre correspondant californien recommanderait la deuxième option. Pas uniquement parce qu’il est congénitalement prudent, mais aussi parce que le récent rebond sur Wall Street prend largement en compte l’arc-en-ciel qui nous distrait des nuages d’orage amoncelés au-dessus de l’économie mondiale
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Derrière la hausse du soja, d’abord, les caprices de Dame météo. Depuis l’automne dernier, l’offre est placée sous surveillance étroite… En effet, l’Amérique du Sud a connu une véritable sécheresse ces derniers mois, qui a notamment affecté l’Argentine et le Brésil, gros producteurs de soja avec les Etats-Unis. Conséquence : l’offre est à la peine, les rendements déclinent
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Plus le rebond se poursuit, plus les gens trouveront de raisons de croire que ce n’est plus juste un rebond… mais un nouveau boom majeur. Le Economic Cycle Research Institute, basé à New York, déclare que "les Etats-Unis sont au bord d’un retournement du cycle du taux de croissance", explique l’article. Voyons voir si cet optimisme est justifié. Du côté de l’immobilier… les maisons américaines ont chuté de 30% par rapport à leurs sommets
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Les matières premières agricoles (les softs), c’est avant tout une histoire de campagne céréalière, de récoltes. Ce qui implique deux cycles par an, car chaque hémisphère a sa saison. Au nord, de juillet à octobre, au sud de décembre à mars. Le cours des matières premières dépend avant tout de l’adéquation de ces récoltes à la demande. Et le moindre élément susceptible de les faire baisser peut donc faire bondir les cours
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Un vent d’euphorie souffle sur les places asiatiques depuis les toutes dernières séances du mois d’avril. Mais la principale "nouveauté" consiste dans l’émergence d’une variante (version avril 2009) de la fameuse (ou fumeuse ?) théorie du découplage. Souvenez-vous du plongeon de Wall Street début 2008… il s’expliquait par les premiers signes très tangibles d’un ralentissement économique, lequel était censé épargner la Chine
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Dans les journaux, on entend beaucoup parler de ce que General Motors devrait faire. Cette discussion dure depuis plusieurs années. Jusqu’à présent, c’était une conversation menée par des analystes sérieux et des experts du secteur automobile. Tous disaient la même chose : GM devait faire le ménage parmi ses dirigeants, se débarrasser d’une bonne partie de son "héritage" de frais généraux coûteux et produire de meilleures voitures. Pourquoi l’entreprise ne l’a-t-elle pas fait
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Cela fait maintenant deux mois que les indices grimpent sans désemparer aussi bien en Asie qu’en Europe ou à Wall Street. Le rendement des T-Bonds est resté quant à lui invariablement scotché sous la barre des 3% — et les Bunds sous les 3,15%. Tout se passait comme si les investisseurs se préparaient à l’évaporation du mirage haussier
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Epargne
La Chine et l'or : une histoire d'amour qui ne fait que commencer
par Isabelle Mouilleseaux 4 mai 2009La semaine dernière, des rumeurs en provenance de Chine avaient fait grimper le cours de l’or, rumeurs confirmées hier par les autorités chinoises. La Chine, qui avait quelque 600 tonnes d’or en réserve, aurait acheté pour 454 tonnes d’or supplémentaires, puisqu’elle vient de déclarer en détenir aujourd’hui 1 054 tonnes. C’est une hausse de 76%
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Si vous donnez 10 milliards de dollars à n’importe quelle entreprise en faillite aux Etats-Unis, cette entreprise aura l’air en bonne santé pendant un temps. La vérité, c’est que la relance Paulson, et les initiatives conséquentes qui atteignent les multi-milliards de dollars, ont injecté des stimulants à court terme dans les entreprises ; un geste qui soigne les symptômes visibles, mais pas la grave maladie qui se développe en dessous
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Alléluia ! Les choses semblent revenir "à la normale". Plus de chute de 500 points du Dow. Plus de pétrole à 149 $. Plus de faillites qui usent les nerfs. Nous verrons dans de futures Chroniques s’il est temps ou non de revenir sur notre position. Aujourd’hui, nous faisons une petite pause pour réfléchir à ce que coûte tout cela. Ces derniers temps, c’est la grippe porcine qui a fait les gros titres
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6,1% de contraction du PIB américain… et tout ce que les marchés trouvent à faire, c’est remonter ! On se croirait presque revenus aux beaux jours de la bulle, quand n’importe quelle nouvelle, aussi absurde soit-elle, était tordue, interprétée, faussée… pour pouvoir alimenter le moulin haussier. Si nous vivons vraiment le début d’une dépression, comment se fait-il que nous n’en souffrions pas plus
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En seulement 10 ans, le pourcentage de PIB britannique généré par le secteur financier a quasiment doublé — passant de 5,5% en 1996 à 10,8% une décennie plus tard. Mais à présent, le secteur tout entier rétrécit… tout comme les primes… les salaires… et les notes de frais. Et dans la mesure où la Grande-Bretagne s’appuyait lourdement sur les as de la finance et leur argent… le pays tout entier semble sombrer dans la morosité
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L’optimisme volontariste manifesté lors de la lecture des statistiques relatives au PIB américain s’est renforcé avec les commentaires économiques de la Fed en conclusion de sa réunion de politique monétaire. La contraction de l’activité ralentit. La récession aurait atteint son zénith en début d’année : cela permet à Wall Street de continuer à croire à un scénario de reprise qui débloquerait les indices américains
