La séance a été mitigée hier entre l’Europe et les Etats-Unis : s’agit-il d’une baisse dans une hausse dans une plus grande baisse ? Une interruption temporaire du rebond de marché baissier, en d’autres termes ? Ou bien les marchés s’apprêtent-ils à reprendre pour de bon le chemin de la baisse […] En tout cas, ils ont très mal accueilli les dernières prévisions de croissance mondiale fournies par le Fonds monétaire international
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L’Amérique du Sud, même si elle n’est pas un Etat fédéral comme son grand voisin du nord, a cependant une puissance politique de plus en plus visible. Le Brésil est devenu un acteur mondial important. Le Venezuela et l’Equateur sont membres de l’OPEP. La Chine devient un partenaire stratégique en Amérique latine et renforce ses investissements dans ce continent
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La Fed est désormais en train de "monétiser" la dette américaine pour tenter de faire baisser les taux hypothécaires et entraver la baisse des cours des bons du Trésor américain. Par "monétiser", nous voulons dire qu’elle échange des billets fraîchement imprimés contre des bons du Trésor américain que possèdent d’autres investisseurs
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Sous couvert du scandale AIG, la Fed a fait quelque chose d’imprudent cette semaine. "Le plan de la Fed stupéfie les investisseurs", titrait le Financial Times hier matin. Nous devrions tous être stupéfiés. Mais nous commençons à nous habituer aux escroqueries coûteuses. Suite à la dernière décision de la Fed, le rendement des bons du Trésor américain à 10 ans a chuté plus qu’à tout autre moment
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La Fed devrait faire carrière dans le grand banditisme. Non, attendez, pourquoi "devrait" ? La Fed fait carrière dans le grand banditisme ! Escroquerie, mensonge, faux monnayage… ses méthodes sont dignes des plus grands. Il suffit de regarder ses dernières décisions, annoncées hier : 300 milliards de dollars de bons du Trésor à long terme seront rachetés dans les six mois à venir
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Les pays d’Amérique du Sud ont plutôt bien résisté au ralentissement économique qui a commencé aux Etats-Unis au deuxième semestre 2007. Grâce à quoi ? Encore une fois grâce aux investissements étrangers attirés par les activités d’exploitation de ressources naturelles. En 2007 déjà, ces investissements avaient progressé de 66%, atteignant 72 milliards de dollars
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"Le Congrès cherche des têtes à couper", annonce la presse française. Un membre du Congrès américain — le sénateur Grassley — est revenu sur ses déclarations demandant aux dirigeants d’AIG de se suicider. Tout irait bien pour lui s’ils montraient un peu de contrition, déclare-t-il à présent
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Epargne
Quand le bookmaker part avec la mise de ceux qui n'ont pas parié
par Philippe Béchade 18 mars 2009L’affaire des bonus que se sont attribués les hauts dirigeants d’AIG n’a pas fini de faire couler de l’encre (mélangée aux acides les plus corrosifs). Aucun chroniqueur ne trouve de mots assez durs pour condamner les "récompenses" contractuelles allouées aux fossoyeurs de l’assureur, lesquelles devraient théoriquement être réglées rubis sur l’ongle par le contribuable
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Renouveler une dette se faisait en un clin d’oeil il y a deux ans ; aujourd’hui, c’est nettement moins facile. 60% des prêts immobiliers polonais sont en francs suisses. Les Polonais ont emprunté en euros et en francs suisses pour tirer parti des taux plus bas. A présent, ils gagnent des zlotys, remboursent des francs suisses et pleurent
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Epargne
Le remède à la crise est-il une question de volonté politique ?
par La rédaction 18 mars 2009Durant un entretien de 60 minutes réalisé au cours du week-end dernier, le président de la Fed, Ben Bernanke, a prédit que la crise économique actuelle devrait se calmer d’ici Noël. Quelle peut bien être, selon Hélicoptère Ben, la plus grande menace pesant sur ses prévisions de reprise ? La dégringolade continue du prix des maisons ? L’insolvabilité du secteur financier ? La chute du taux d’épargne… Loin de là
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Plaignez les riches. Plaignez les PDG. Plaignez les capitalistes. Pauvre Warren. Il en est à ses derniers 25 milliards. Quant à Bill Gates, c’est à peine s’il peut garder la tête haute : son trésor est passé à 18 milliards de dollars à peine. Faites une recherche Google sur le scandale AIG — vous obtiendrez 621 000 pages trouvées. Hélas, être riche n’est plus aussi facile ou amusant qu’auparavant
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Vous avez pu croire durant 24 heures que la planète avait cessé de marcher sur la tête — mais c’était compter sans AIG qui révèle le versement 165 millions de dollars de bonus à ses plus hauts dirigeants… lesquels ont fait couler le n°1 mondial de l’assurance (renfloué pour une somme provisoire de 180 milliards de dollars prélevée sur l’argent des contribuables)
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Le 12 février, Rio Tinto a accepté que Chinalco lui injecte 19,5 milliards de dollars de plus, ainsi décomposés : d’un côté, 7,2 milliards de dollars d’obligations convertibles en actions qui, à terme, porteront la part de Chinalco à 18% de Rio, et deux sièges au conseil d’administration en prime ; et de l’autre, Chinalco va prendre… 12,3 milliards de dollars de participations dans des actifs de Rio. Voilà qui traduit une implication inhabituelle pour un investisseur
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De nombreuses personnes — sans doute la plupart — pensent encore que la crise n’est qu’une pause pour un modèle économique sain par ailleurs. Les gens attendent que les renflouements fassent effet… et que le consommateur américain se remette à acheter. Tel est le voeu le plus cher, au passage, du gouvernement chinois
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Les investisseurs se demandaient il y a tout juste une semaine si espérer un rebond avait encore un sens. Ils sont encore très inquiets au sujet de la santé de l’économie — mais ils peuvent à présent imaginer que les marchés commencent à entrevoir une embellie. Cela dit, les indices boursiers ne sont pas encore sortis de leur tendance baissière
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Même pendant la crise, les Chinois continuent de voir loin. Les voilà en train de ramasser des minières à la pelle. Après l’affaire Rio Tinto/Chinalco, écoutez l’histoire de Fortescue. Voilà qui en dit long sur la sécurisation de ses approvisionnements par la Chine, et ses conséquences sur les mines étrangères
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Le marché est un peu fou. Certaines valorisations n’ont aucun sens. L’estimation faite par le marché de la société Contango Oil & Gas en est la preuve. Comment puis-je vous recommander un producteur de gaz naturel dans un moment comme celui-ci, vous demandez-vous ? Après tout, regardez ce qui est arrivé au gaz naturel — il est tombé comme quelqu’un qui aurait sauté à l’élastique
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La semaine a apporté des nouvelles traîtreusement bonnes — le rebond tant attendu semble être en cours. Les actions dans le monde entier ont perdu plus de la moitié de leur valeur sans un seul rally convaincant. Il en faut un depuis longtemps — c’est peut-être celui-ci. Pour autant que nous puissions en juger, les actions n’ont aucune bonne raison de rebondir. Le chômage continue de grimper et les ventes continuent de chuter
