Les marchés commencent à prendre conscience que la bulle de dette planétaire est si colossale qu’il n’existe pratiquement aucune échappatoire. Après avoir acculé la Grèce à la faillite, il faudra bien changer de cible un jour. Si la Chine avait une monnaie convertible, cela fait longtemps que ses banques se seraient fait dynamiter pour excès de créances douteuses… mais l’institution qui détient le plus de dettes pourries au monde, c’est la Fed, ne l’oublions pas
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La Chine est probablement une économie de bulle sous de nombreux aspects. Les prix des maisons ont grimpé en flèche alors que les gens spéculaient sur l’immobilier. Les individus ont acheté des appartements et des maisons comme moyen de stocker l’argent qu’ils avaient gagné en affaires. Contrairement aux Etats-Unis, toutefois, ils payaient cash. A présent, les prix semblent baisser. Certaines régions voient les prix s’effondrer
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Epargne
Même sans vente à découvert, le marché obligataire reste dangereux
par Dan Denning 21 mai 2010Nous pensons que l’Allemagne pourrait être très bientôt victime de la crise de la dette souveraine parce que ses banques et ses institutions financières possèdent beaucoup de dettes espagnoles et portugaises. Les credit default swaps (CDS) explosaient plus vite sur la dette allemande que dans d’autres nations souveraines où les déficits et les dettes étaient plus importants
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Epargne
EUR/USD : Dévaluation compétitive et patriotisme économique
par Jérôme Revillier 20 mai 2010Après que Paul Volcker a annoncé la "désintégration" de l’euro, le président Obama se dit donc préoccupé par la situation en Europe et a passé un coup de fil à Angela Merkel et José Luis Rodríguez Zapatero. Il s’inquiète pour nous ? Non… Barack se soucie avant tout de sa propre situation et de la forte "appréciation" de son billet vert que les autorités américaines s’acharnent depuis des mois à imprimer en quantité pharaonique et à déprécier
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Epargne
Y’a-t-il plus redoutable qu’une meute de hedge funds armés de tronçonneuses à euro ?
par Philippe Béchade 20 mai 2010Ce fut décidément une très bonne nuit (de mardi à mercredi) pour les vilains spéculateurs qui s’acharnent depuis le début du mois de décembre contre la monnaie unique. Ils ont fait décaler les cours de -2% en quelques heures : de quoi se faire une véritable petite fortune et rentrer chez soi en rigolant d’avoir fait inscrire un nouveau plancher vieux de quatre ans à 1,215 $ au nez… (et non, rien d’autre en fait) d’Angela Merkel
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Oui, cher lecteur… les prix chutent. En avril, l’indice des prix à la production américain a chuté de 0,1%. Le pétrole a baissé ces derniers jours. Le Dow aussi. Le cuivre a perdu plus de 20% par rapport à son sommet. Les actions chinoises ont reculé de 21% à ce jour cette année. Le CRB — qui mesure les prix des matières premières — a perdu environ 12%. Même l’or a subi un revers
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Pour tenter de juguler un processus qui s’apparentait à une nouvelle crise de liquidités, la BCE a entamé son programme de rachat de créances douteuses. Elle s’est bien gardée de dévoiler leur provenance mais chacun présume qu’elles portent majoritairement la signature du Trésor grec — les autres pouvant être originaires du Portugal, d’Irlande… où les maturités 10 ans affichent 4,8% de rendement
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L’économie chinoise est-elle dans une bulle ? C’est très probable. Va-t-elle exploser ? Là encore, c’est très probable. En fait, on dirait même qu’elle est en train d’exploser. Après avoir mené le monde dans la phase ascendante, la Chine semble désormais le précéder dans le retour de la Grande Correction
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La Banque centrale européenne — tout comme British Petroleum — ne semble pas savoir comment contenir les dégâts, et encore moins les nettoyer pour de bon. Tout comme le pétrole brut jaillit du puits sous-marin de BP, la crise de la dette souveraine en Europe continue à se répandre, hors de tout contrôle, et menace d’atteindre les côtes italiennes, espagnoles et portugaises
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Chute abyssale de l’euro de 10% en moins d’un mois, risque de récession de part et d’autre de l’Atlantique dès le second semestre 2010… voilà quelques éléments d’explication pour justifier le plongeon de Shanghai (-5,07%) lundi matin. La Bourse chinoise n’attend plus que le prochain tour de vis de la Banque centrale destiné à contenir les pressions inflationnistes pour rééditer un parcours comparable à celui de l’année 2008
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Contrairement à il y a dix ans à peine, les pays émergents apportent la sécurité financière que les anciens pays riches, occidentaux pour la plupart, n’ont plus. Tout simplement parce que les émetteurs de dettes dans ces nouveaux pays, où la croissance bat son plein, ont les moyens de les rembourser Les circonstances actuelles ont modifié l’exposition aux risques des investisseurs. Ainsi la Grèce est considérée, sans doute à juste titre, comme deux à trois fois plus risquée que les anciens pays dits émergents
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Epargne
Les déficits des Etats-Unis n'ont rien à voir avec ceux de la Grèce, voyons !
par Bill Bonner 18 mai 2010Les Etats-Unis ont un déficit équivalent, en taille, à celui de la Grèce ; mais ne vous arrêtez pas à ce détail, déclare Krugman. Les deux pays ne sont pas les mêmes, insiste-t-il, parce que les Etats-Unis ont "un niveau de dette bien inférieur". Il se trompe sur ce point. Si on ajoute à la dette nationale américaine les dettes de Fannie Mae, GM et tous les autres trous financiers que le gouvernement devra combler, le cratère se monte à environ 120% du PIB — le même qu’en Grèce
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Après avoir montré — de la part de dirigeants politiques — un degré de conviction et d’intégrité budgétaire impressionnants face aux émeutiers hellènes, les dirigeants européens se sont effondrés comme un château de cartes. Leur plan de stabilisation promet 560 milliards de dollars de nouveaux prêts (dettes) et 76 milliards de dollars dans le cadre des programmes de prêt existants (encore des dettes)
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Nous supposons que l’or commence à grimper — que les nouvelles soient bonnes OU mauvaises. Inflation ? Déflation ? Peu importe, apparemment. L’or réagit de plus en plus comme une véritable devise, pas simplement comme un objet de spéculation
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Aujourd’hui, la dette souveraine est notre épée de Damoclès. Elle affaiblit notre devise, fait trembler les marchés. Investir en Grèce est désormais plus risqué qu’investir dans les pays dits émergents ! Conséquence logique : pour investir plus sereinement, il faut aller là où la dette ne pose pas problème, où la croissance est bonne et les opportunités nombreuses. C’est ce que je vous propose aujourd’hui
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Nous ne nous attarderons pas trop sur la série de rumeurs qui a affolé les marchés (dégradation démentie de la note AAA de la France par Fitch, bras de fer entre Nicolas Sarkozy et Angela Merkel le week-end dernier pour obtenir le plein soutien de l’Allemagne à la constitution d’un Euro-TARP) : susciter l’effroi, tout en bénéficiant d’une parfaite impunité, reste l’une des stratégies les plus efficaces en période de stress intense
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Bill Bonner en parlait hier : l’or revient… une fois de plus. Sauf que par rapport à son dernier sommet, les choses ont changé. Cette fois-ci, un krach obligataire et une méfiance naissante à l’égard des monnaies fiduciaires font que l’or n’est plus un simple refuge ou objet de spéculation. Cette fois-ci… c’est différent
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Epargne
Sell in May and go away ? Est-ce le moment pour vous de quitter les marchés actions ?
par fredericlaurent 14 mai 2010Même si les dirigeants tentent, par un moyen ou un autre, de leurrer les électeurs et les épargnants. Car tout est fait pour que les marchés ne voient pas les réels problèmes. Certes, la Grèce est dans une situation intenable et elle risque fort de tomber de Charybde en Scylla. Les 45 milliards proposés à la fois par l’Union européenne et le FMI vont sans doute aider à terminer l’année. Mais après ?
