Aux craintes concernant le niveau de l’inflation dans les pays émergents viennent s’ajouter les préoccupations concernant le refinancement des dettes publiques des états européens les plus fragiles. L’Irlande se dirige tout droit vers un scénario à la grecque : le rendement des emprunts à 10 ans avait atteint 8,8% en milieu de semaine. Il était à 8,6% à la veille du week-end alors que l’Europe et le FMI se disaient prêts, depuis Séoul, à intervenir si nécessaire
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"Dette delenda est", avons-nous dit à notre public londonien la semaine dernière. "Il s’agit d’un problème de dette. Ce n’est pas un problème de liquidités. Ce n’est pas un problème d’échec du capitalisme. Ce n’est pas un problème de régulation. C’est un problème de dette. Trop de dette. Trop à rembourser". "Comment vont se dérouler les événements ? C’est ce que nous surveillons"
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Aujourd’hui, votre correspondante se jette quelques fleurs (de cerisier, bien que ce ne soit pas la saison — mais après tout, on a bien le droit de s’accorder un peu de licence poétique, de temps en temps, non ?) La raison ? L’effet boule de neige, d’Alice Schroeder, la première et seule biographie officielle et autorisée de Warren Buffett est en librairie. Votre correspondante a participé à la traduction de cet ouvrage, qui a pris près d’un an
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Le charbon demeurera la principale source d’énergie pour les usines électriques de la planète au cours des deux prochaines décennies. L’augmentation de la demande mondiale d’énergie provient déjà des pays émergents, grands consommateurs de charbon — Chine en tête. Ce n’est pas moi qui prédis ce brillant avenir au charbon, c’est Daniel Yergin, lors d’une présentation remarquée au récent Congrès mondial de l’énergie de Montréal
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Les terres rares sont des éléments exotiques indispensables à l’avenir de la haute technologie, de l’énergie propre, de la méga-science et de la défense. Les Chinois contrôlent 97% de la production mondiale de terres rares, et ont le contrôle de presque tout ce qui touche au royaume des métaux utiles à la technologie. Il paraîtrait que les Chinois ont récemment réduit les exportations de terres rares, et celles d’autres métaux. C’est problématique
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Epargne
Un avenir terrible se prépare ? Balivernes ! Il s'appelle déjà Livre blanc
par Philippe Béchade 12 novembre 2010Au moment où l’on commémore l’Armistice de 1918, l’Angleterre se retrouve soudain replongée dans le climat social de l’immédiat après-guerre (la première, pas la deuxième)… Si le projet baptisé "Livre banc" est adopté, les chômeurs britanniques seront privés de l’allocation forfaitaire de 65 livres (75 euros ou 105 $) durant trois mois s’ils refusent une offre, et durant trois ans s’ils rejettent trois offres
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Le Dow a grimpé. L’or a baissé. Tout ça, c’est du bruit. Oubliez. Mais attendez… peut-être que ce bruit nous murmure quelque chose. "Attention !" semble-t-il dire. Les sondages montrent que le sentiment des investisseurs est plus haussier qu’il ne l’a jamais été depuis 2006/2007 — c’est-à-dire depuis le sommet des années de bulle. Et voilà que la Fed vient d’entrer sur le marché avec le plus gros tas de cash que les investisseurs aient jamais vu
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Le mois d’octobre s’est passé d’assez bonne manière avec un CAC 40 qui a progressé de 2% après le gain historique de septembre. Les résultats des sociétés ont été meilleurs qu’attendus, et la poursuite des opérations de fusions-acquisitions ont servi de soutien aux marchés : le CAC40 a progressé de 2% et notre indice de petites valeurs, le CAC M&S190, a pris 4,9%. Tout semble remis sur les rails, sauf que
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"La Chine prépare l’épreuve de force du G20 face aux Etats-Unis", titrait le Financial Times. Apparemment, les Chinois ne sont pas vraiment enchantés par le plan du président Bernanke qui consiste à détruire la valeur de la devise américaine. Et pourquoi le seraient-ils ? Après les Américains à la retraire, la Chine est le plus gros détenteur au monde de dette libellée en dollars
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Epargne
Le Shanghai Composite a bel et bien décollé : prenez vos bénéfices !
par sebastienduhamel 10 novembre 2010En juillet, j’évoquais dans le Billet du Trader un rebond important sur l’indice chinois alors que celui-ci venait de s’appuyer sur une zone de support majeure. Quatre mois après mon billet, le Shanghai Composite a pris près de 30%. Après ce mouvement brutal et alors que plusieurs pays ont relevé leurs taux ces derniers jours, une question s’impose : ce mouvement de hausse peut-il raisonnablement continuer ou vaut-il mieux prendre quelques bénéfices
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"L’or est-il en train de grimper à la verticale ?" La question nous a été posée par le stratégiste de notre Bureau familial, Rob Marstrand. "Nous pourrions être en train d’arriver à l’étape finale de ce marché haussier plus tôt que nous le pensions", a-t-il ajouté. Le prix de l’or a atteint un nouveau record — à plus de 1 400 $. Le même jour, on apprenait que le chef de la Banque Centrale avait changé de camp. M. Zoellick est passé de l’autre côté… il n’est plus parmi les benêts
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Le CAC 40 stagnait de façon très singulière autour des 3 920 points depuis jeudi dernier. Le motif invoqué lundi était que les opérateurs n’avaient aucune statistique à se mettre sous la dent et que le recul de l’euro influençait négativement la tendance. Ce mardi matin, toujours aucune statistique mais un repli collectif des marchés asiatiques et un euro qui continue de s’éloigner des 1,42 $, et qui repasse sous les 1,39 $. Mais ô surprise : voici la hausse qui redémarre et le CAC 40 qui s’envole de 50 points vers 3 960, avant d’en terminer à 3 945 points
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Je me suis trompée. J’avais prévu en juillet dans le repli estival de l’or sous le niveau de 1 200 $ l’once un très bel automne. Au milieu du mois d’octobre, alors que l’or avait progressé de 18,70% entre le 28 juillet et le 14 octobre, il semblait logique que les cours marquent une pause. Tout marché haussier sain connaît des replis de parcours. Si ce n’est pas le cas, il faut bien admettre que le marché en question est en état de bulle et que la fin de la grande tendance haussière est proche. Ce que je ne crois pas
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"La Fed s’applique à détruire méthodiquement le dollar, et à travers lui, la montagne de dettes accumulée par les Etats-Unis, lesquelles ne peuvent plus être remboursées sinon par l’émission de nouvelles créances pour rembourser les anciennes. Créer 600 milliards de dollars à partir d’un trait de plume est une escroquerie. La Fed n’a aucune idée des véritables conséquences de cette stratégie à moyen terme. Ben Bernanke assure qu’il veut juste combattre la déflation en relaçant l’investissement"
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Pfiouh ! Quelle semaine incroyable ! On se serait cru au Pays Magique. La Fed a tiré un lapin blanc de son chapeau mercredi dernier — un lièvre de mars à 600 milliards de dollars. Les actions ont grimpé jeudi. Les matières premières ont grimpé. Tout a grimpé. Sauf le dollar. Mais vendredi n’était pas dans la même tonalité. Le Dow n’a pris que quelques points. L’or a continué à grimper. Qu’est-ce qui nous attend pour les jours qui viennent ? Eh bien, tout peut arriver. On est au Pays Magique
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Injection de 600 milliards de dollars par la Fed… et après ? C’est sans doute ce que vont très bientôt se demander les marchés, sans cesse dans une démarche d’anticipation. Et on peut se demander quelle sera la prochaine machination que les Américains vont inventer pour venir soutenir une économie qui, décidément, en a bien besoin
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Voici donc à quoi ressemble la vie après le "QE2" (2ème vague d’assouplissement quantitatif) : prix record pour l’or, retour des actions au niveau pré-Lehman, dollar en route vers son plancher de 2008. Tout rebondit… en termes de dollars dévalorisés. Mission accomplie. Au cas où la couverture média sur le sujet aurait tendance à vous plonger dans le coma, voici un résumé de la décision fatidique de la Réserve Fédérale
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Epargne
Paris a gagné 28% en 10 semaines : autisme des robots de gestion quantique
par Philippe Béchade 8 novembre 2010Paris a clôturé parfaitement inchangé vendredi à 3 916 points, soit +2,2% sur la semaine écoulée. Il avait renoué en fin d’après-midi avec ses niveaux du 1er janvier malgré un repli initial de 0,2% pour le Dow Jones et le Nasdaq. Le CAC 40 a oscillé sans désemparer entre 3 910 et 3 930 points, hormis deux ou trois brèves incursions vers 3 933/3 936. Cela fait donc un cumul de 17 heures passées au sein d’un corridor d’une vingtaine de points seulement : le contrôle des fluctuations de cours par les logiciels algorithmiques est bluffant
