Alors que l’IA fait vaciller des millions d’emplois tertiaires, une autre réalité émerge : la pénurie massive de compétences techniques.
Le portefeuille de The Oxford Communiqué a flambé cette année. Et ce n’est pas grâce aux minières, secteur pourtant très en vogue en ce moment. Alexander Green privilégie un autre type d’actifs, qui lui a permis d’atteindre une performance de +165 % dans son portefeuille de trading principal, et de meilleures performances encore sur des valeurs de niche.
Et notre analyste continue de dénicher de nouvelles opportunités, souvent là où les autres investisseurs ne pensent même pas à regarder.
Ce mois-ci, c’est un secteur inattendu qui retient son attention. Un secteur a priori « classique », mais qui s’apprête à bénéficier de la plus grande transformation du marché du travail depuis des générations : celle déclenchée par l’intelligence artificielle.
L’IA, responsable de la disparition du secteur tertiaire ?
Depuis deux ans, l’intelligence artificielle (IA) a cessé d’être une technologie de laboratoire. Elle s’est imposée au cœur des entreprises. ChatGPT, Copilot, Gemini ou Claude… ces noms font désormais partie du quotidien de millions de salariés.
Pourtant, derrière la fascination pour la technologie, un choc social s’amorce. Selon Goldman Sachs, 300 millions d’emplois tertiaires pourraient être automatisés dans le monde au cours de la prochaine décennie. Aux États-Unis, un poste de bureau sur quatre est potentiellement remplaçable par des outils d’IA.
Les grands groupes l’ont bien compris :
- Amazon a déjà réduit ses embauches administratives, misant sur des logiciels internes d’automatisation ;
- Ford et Walmart testent des systèmes d’IA capables de gérer la logistique, la maintenance et même le service client ;
- les cabinets d’avocats et les sociétés d’audit externalisent déjà une partie de leurs tâches à des modèles de langage.
Ces décisions ne sont pas anecdotiques : elles visent des gains de productivité de 20 % à 40 %, selon une étude McKinsey. Mais elles laissent derrière elles une génération de salariés fragilisés, potentiellement sans emploi s’ils ne se reconvertissent pas à temps.
Le Bureau of Labor Statistics (BLS) estime que près de 45 % des emplois tertiaires américains comportent des tâches « hautement automatisables ». Les analystes, comptables, assistants RH, secrétaires ou codeurs juniors sont les premiers exposés.
Autrement dit, la révolution de l’IA ne menace pas seulement les emplois peu qualifiés : elle recompose entièrement la hiérarchie du travail.
L’ironie du progrès : la revanche des métiers manuels
C’est le grand paradoxe de cette mutation : plus la technologie avance, plus la société a besoin de mains expertes. Les robots, les véhicules électriques, les chaînes automatisées et les hôpitaux connectés exigent une maintenance, des réparations et une supervision humaine. Et ces compétences deviennent rares.
McKinsey estime que, d’ici 2032, les postes vacants dans les métiers techniques dépasseront de vingt fois le nombre de créations nettes d’emplois aux États-Unis. Le déficit est déjà criant :
- l’industrie manque de 2,1 millions de techniciens ;
- le secteur de la santé affiche un besoin de 1,5 million de professionnels supplémentaires d’ici 2030 ;
- l’automobile, confrontée à la transition vers l’électrique, perd près de la moitié de ses techniciens partis à la retraite.
Cette pénurie s’explique aussi par un désintérêt croissant pour les études techniques, longtemps dénigrées face aux universités. Mais la tendance s’inverse : le coût moyen d’une formation universitaire dépasse désormais 100 000 $, tandis qu’une formation technique de deux ans coûte dix fois moins, et débouche le plus souvent sur un emploi assuré.
Résultat : les métiers de technicien, mécanicien, soudeur, électricien ou infirmier voient leurs salaires croître deux fois plus vite que la moyenne nationale. Et surtout, ils sont presque impossibles à délocaliser ou automatiser.
Une nouvelle « ruée vers l’or » : la formation technique
Face à ce déséquilibre, un nouveau marché explose : celui de la formation professionnelle.
Aux États-Unis, il représente déjà plus de 60 milliards de dollars. Et il croît à un rythme annuel de 6 %, porté par trois tendances majeures :
- la réindustrialisation américaine, soutenue par des plans publics massifs ;
- l’augmentation du financement fédéral pour les formations courtes (bourses, crédits d’impôt, partenariats publics-privés) ;
- la mutation technologique des formations elles-mêmes (simulateurs, réalité augmentée, apprentissage hybride).
Là où, autrefois, l’apprentissage manuel se faisait dans un atelier, il se déroule aujourd’hui dans des simulateurs 3D, capables de reproduire les circuits d’un moteur électrique ou la complexité d’une salle d’opération.
Et cette modernisation attire les jeunes générations : selon le National Student Clearinghouse, les inscriptions dans les écoles techniques ont augmenté de 16 % entre 2021 et 2024, pendant que les universités classiques perdaient des étudiants. Et ce chiffre n’est pas près de baisser.
La formation technique est en train de devenir le pilier caché de la nouvelle économie américaine.
Une société au cœur de cette transformation
C’est précisément sur ce terrain qu’intervient l’entreprise que nos analystes ont intégrée au portefeuille ce mois-ci.
Depuis près de 60 ans, cette société américaine forme chaque année plus de 22 000 étudiants dans des métiers à très forte demande : mécanique automobile, diesel, moto et maritime, maintenance aéronautique et industrielle, robotique et automatisation et, plus récemment, métiers de la santé.
Elle exploite une trentaine de campus répartis sur tout le territoire américain, avec des cursus alliant enseignement présentiel et apprentissage en ligne. Et surtout, elle affiche des résultats financiers remarquables : croissance du chiffre d’affaires, hausse du bénéfice net et plus de 90 % des actions sont détenus par des investisseurs institutionnels.
Signe de sa crédibilité, elle collabore directement avec des grands noms de l’automobile comme Toyota ou Tesla, qui recrutent régulièrement ses diplômés. Et pour accroître son avance, elle déploie des modules d’apprentissage en réalité augmentée, permettant aux étudiants de manipuler des moteurs ou des dispositifs médicaux virtuels, en toute sécurité.
En d’autres termes, cette société ne se contente pas de suivre la révolution de l’IA : elle forme ceux qui la rendront possible.
Le changement structurel du marché de l’emploi
L’économie américaine connaît une transformation structurelle : les emplois tertiaires stagnent, les métiers techniques explosent.
Le taux d’emploi des diplômés de ces écoles dépasse 84 %, quand celui des diplômés d’université chute sous les 70 %. Et cette tendance s’amplifie : le gouvernement Trump a annoncé vouloir augmenter de 30 % les budgets fédéraux dédiés aux formations courtes.
Cette orientation politique, ajoutée à la réindustrialisation du pays, crée un environnement idéal pour les acteurs de la formation technique.
Le marché nord-américain de l’éducation post-secondaire à but lucratif pourrait atteindre 66 milliards de dollars dès 2025. Et les entreprises bien positionnées dans ce secteur verront leurs marges croître à mesure que la demande dépasse l’offre.
D’un point de vue boursier, c’est le genre de contexte qui crée ce qu’on appelle des multibaggers, ces valeurs capables de multiplier leur cours par 3, 5 ou 10, en quelques années.
Et cette société, discrète mais solide, réunit tous les ingrédients d’un futur champion : croissance, technologie, demande structurelle et soutien politique.
Comment en profiter avant les autres ?
Nos lecteurs fidèles le savent : les meilleures idées ne se trouvent pas toujours dans les puces ou les clouds, mais dans les infrastructures humaines qui rendent ces innovations possibles.
La valeur que nous venons d’intégrer à notre portefeuille s’inscrit exactement là : former rapidement la main-d’œuvre dont l’économie réelle a bien besoin. C’est une façon rare de bénéficier de la révolution de l’IA sans parier sur les titres déjà surachetés.
Dans le numéro de ce mois de The Oxford Communiqué, vous accédez :
- au nom de la société et à la stratégie d’investissement détaillée;
- aux chiffres clés;
- au plan d’action;
- au suivi via nos alertes hebdomadaires et l’accès complet à l’espace abonnés (rapports, archives, vidéos) ;
- à un portefeuille d’actions complet et détaillé, contenant plus d’une trentaine d’actions.
Découvrez l’analyse complète et la valeur recommandée en vous abonnant ici.
Vous bénéficiez de 90 jours pour tester, 100 % satisfait ou remboursé.
Même si vous ne passez pas à l’action aujourd’hui, vous repartez avec un enseignement solide de la révolution en cours : la valeur se crée dans les compétences, pas celles que l’on délocalise ni que l’on automatise – mais celle que l’on forme.


1 commentaire
IA Akbar !