Pourquoi les bons du Trésor US sont un refuge contre la crise… pour l'instant
▪ Aïe aïe aïe… La semaine dernière a été la pire pour les investisseurs en trois ans. Même l’or s’est effondré, comme nous pensions que ce serait le cas.
▪ Aïe aïe aïe… La semaine dernière a été la pire pour les investisseurs en trois ans. Même l’or s’est effondré, comme nous pensions que ce serait le cas.
En l’espace de 24 heures de rebond échevelé à Paris, le bilan trimestriel est passé de « désastreux » (-31%) à « sévère » (-24%), alors que la perte annuelle s’établit à 20,5%. Mais il reste encore trois séances pour adoucir la facture pour les institutionnels (banquiers et assureurs).
Hier, c’était typiquement la séance de Bourse où il vaut mieux faire tout autre chose que de la Bourse… parce qu’il est véritablement très rare qu’un investisseur ait l’occasion de faire autant de bêtises en un laps de temps aussi court.
▪ Il y a quelques jours, j’étais au Salon du Trading où j’ai eu la chance de rencontrer certains d’entre vous. Pourtant, parmi ces centaines d’échanges et de rencontres, seule une personne a fait preuve de recul.
▪ Les marchés vont-ils continuer de mettre la pression sur les gouvernements allemand et surtout français ? Nous avions déjà indiqué vendredi qu’il y avait une campagne de déstabilisation parfaitement orchestrée de notre système bancaire à coup de rumeurs et d’articles de presse tendancieux.
▪ Les récents tests de résistance des banques européennes étaient « une blague » selon Jim Chanos, le célèbre vendeur à découvert qui a gagné une fortune en pariant contre des entreprises vouées à l’échec comme Enron, Conseco et Boston Chicken.
▪ La semaine dernière a été catastrophique pour les actions et les obligations. Le prix de l’or a à peine bougé.
Selon nous, les trois devraient baisser. Parce que le monde est en route pour une dépression mondiale…
Vous êtes-vous déjà trouvé à regarder un film que vous avez déjà vu au milieu de personnes pour qui ce n’est pas le cas ? Vous connaissez l’intrigue de A à Z ; vos voisins en ignorent tout. Tandis qu’ils sursautent aux passages les plus effrayants, vous restez tranquille sur votre fauteuil.
Lorsque le marché s’est effondré en 1929, les gens n’avaient pas la moindre idée de ce que ça signifiait. Ils appelaient ça une « rupture » ou un « krach ». Quasiment tout le monde pensait que ce n’était qu’une question de temps avant que les choses ne reviennent à la « normale ».
▪ Nous déplorions hier (et nous ne sommes pas les seuls) le silence assourdissant de nos élites économiques et politiques face au risque de désintégration du système financier international. Nous avons été entendus puisque le ministre français des Finances, François Baroin, a fait une déclaration à la hauteur des enjeux.
▪ Après le risque de liquidité et les problèmes de rentabilité, nous poursuivons ci-dessous notre étude des risques auxquels sont actuellement exposées les banques en France.
▪ En tant que professionnel des marchés exerçant mes activités dans une banque, je suis naturellement très souvent sollicité sur la question de la santé des banques avec la question qui tue : une banque universelle peut-elle faire faillite ? La réponse est de mon point de vue « non ».
▪ Il ne se passe pas grand-chose sur les marchés américains en ce moment. En gros, le Dow stagne. L’or a grimpé. Les investisseurs aurifères semblent avoir du mal à se décider. L’économie est-elle bonne ou mauvaise pour l’or ?
▪ Qu’est-ce qui fait tourner l’économie mondiale en ce moment ? Pas les Etats-Unis. Le secteur privé des Etats-Unis ne bouge pas. Il est coincé… il a calé… il est en panne sèche… au point mort.
▪ « Stagnation inattendue des ventes au détail aux Etats-Unis », titrait un article de Bloomberg la semaine dernière. Inattendue ? Ils ne doivent pas lire la Chronique Agora. Une stagnation des ventes, c’est ce qu’on obtient lors d’une Grande Correction. C’est ce que nous disons depuis quatre ans.
▪ Est-ce que le sommet informel des ministres européens des Finances qui s’est tenu à Wroclaw (Pologne) vendredi et samedi pouvait plus mal se passer ? Même victime d’une rage de dent et d’un début d’ulcère, nous aurions eu du mal à écrire un scénario aussi consternant que celui auquel nous avons assisté ces dernières 48 heures.
▪ La faillite de Lehman a été un événement bien plus important que le 11 septembre. Elle a marqué la fin d’une expansion de crédit qui a duré 60 ans. Peut-être qu’elle a aussi marqué une sorte de virage pour l’empire américain également. Et le début de la fin du système monétaire mondial basé sur le dollar.
▪ Il y a à peine plus d’un mois — ce qui me paraît une éternité — je me demandais quel allait être le prochain coup d’arrêt alors que le manque de consensus politique mettait en péril la notation AAA de la dette américaine.
