▪ Flûte ! Jour après jour, les actions baissent.
L’or aussi a perdu du terrain. Le pétrole est aux alentours des 90 $.
Que se passe-t-il ? Le Wall Street Journal nous en dit plus :
▪ Flûte ! Jour après jour, les actions baissent.
L’or aussi a perdu du terrain. Le pétrole est aux alentours des 90 $.
Que se passe-t-il ? Le Wall Street Journal nous en dit plus :
▪ Pas de désastre boursier pour l’entame de la dernière semaine du mois de mai. Le CAC 40 clôture en repli de 0,16% à l’issue d’une séance où il ne s’est traité qu’à peine 1,25 milliard d’euros en l’absence des investisseurs américains, en congé pour le Memorial Day.
▪ Voilà qui est amusant : des auto-tamponneuses européennes.
Paf ! Crac ! Crunch ! Bam !
Des pare-chocs entamés. Des radiateurs qui fuient. Des pneus à plat. Youpi !
Mais voici la chose la plus excitante de tout ce petit jeu. L’Allemagne et la Grèce jouent à qui sera le plus fort !
▪ Encore une semaine très difficile sur les marchés… et ce ne sera sans doute pas la dernière. Les fuites de gaz se multiplient, comme le disait Philippe Béchade jeudi. La moindre étincelle pourrait tout faire sauter.
▪ La rechute de 2,7% des indices boursiers mercredi appartient à la catégorie des « cygnes noirs » : un scénario sans véritable précédent, sinon partiellement comparable à un contrepied techniquement imprévisible survenu fin février 2003, dans un contexte de capitulation psychologique peut-être identique à celui observé ce 23 mai.
Dans la mesure où les Grecs ont des dettes à peu près partout, M. Tsipras s’est dit qu’il pouvait faire un pied-de-nez à ses créditeurs. Il a dit aux Allemands qu’ils étaient pris au piège. Ils n’avaient pas le choix. Ils devaient continuer à faire couler l’argent vers la Grèce. Sinon, les Grecs feraient défaut… ce qui déchaînerait l’enfer dans le reste de l’Europe.
▪ L’introduction en Bourse de Facebook ressemble de plus en plus à la fin d’une ère. La fin des plans sur la comète des réseaux sociaux. La fin du rebond post-crise. La fin de la confiance résiduelle que le public portait à l’industrie financière. La fin de l’énergie juvénile des Etats-Unis… de son époque de croissance, d’innocence et d’espoir dans l’avenir.
▪ A Pampelune, les Espagnols courent avec les taureaux. A Athènes, les Grecs courent vers les banques. Oui, cher lecteur, une bonne vieille ruée vers les guichets des banques a lieu en Grèce.
▪ Une belle série de baisses, ces derniers jours. Sur tout : les actions, les matières premières, le pétrole…
En Europe et sur les marchés émergents, les dégâts sont pires qu’aux Etats-Unis. Même la Chine ralentit.
Cela ressemble beaucoup… eh bien… à une Grande Correction !
▪ Dans la présentation de notre fiction boursière de mardi matin, nous aurions pu faire figurer la mention « ce sera tout l’un ou tout l’autre ».
▪ « Nous voulons davantage d’inflation, c’est l’unique moyen de sauver les pays du sud de l’Europe », affirment en substance les pouvoirs publics allemands depuis le début du mois de mai.
▪ Les marchés se sont (et nous ont) fait bien peur à l’occasion de la journée des « Trois sorcières », le vendredi 18 mai. Mais Wall Street enregistre enfin un joli rebond (de 1,5% à 2,5%), ce qui s’est toujours produit par le passé après des séries de 12 ou 13 séances de baisse consécutives. Nous pouvons donc nous offrir un petit frisson rétrospectif par le biais d’une market fiction qui a également pour but d’éclairer certains paradoxes de notre merveilleuse époque.
▪ Hier nous étions de passage à Washington DC, à l’ambassade d’Argentine. Des amis de Salta y organisaient une séance de dégustation de vin. Il semblait étrange de voir nos amis argentins — qui vivent dans un coin éloigné du pays — dans la capitale américaine. Mais c’était un plaisir de les voir… et de goûter leurs malbecs de haute altitude, très typés.
▪ Cette semaine, J.P. Morgan a averti dans son rapport trimestriel que le deuxième trimestre allait connaître un accident dans ses bénéfices du fait de trades dans son « Chief Investment Office » (CIO). Le PDG Jamie Dimon a ressenti le besoin d’organiser une conférence impromptue pour expliquer les pertes imminentes dues aux activités de couverture du CIO.
▪ Nous avons vu hier que jusque dans les années 20, les dépressions aux Etats-Unis étaient relativement courtes. Et puis est arrivée la Grande Dépression elle-même.
▪ Tout baisse, en ce moment. Même l’or.
Attendez une minute. Dans la mesure où nous savons, grâce à Einstein, que tout est relatif, tout ne peut pas baisser. Si tout baissait, tout serait immobile. Il faut qu’autre chose grimpe, comme point de référence.
Quoi donc ?
▪ La réponse à cette question n’est pas si simple. En février dernier, j’étais d’avis que les pouvoirs en place de l’Europe devaient absolument empêcher un défaut des obligations grecques :…
▪ Le CAC 40 plonge de pratiquement 3% en 48 heures. La cassure des 3 100 points — même en réintégrant les coupons versés depuis 10 jours — est avérée, tout comme l’est l’enfoncement sans ambiguïté du support des 2 200 sur l’Euro-Stoxx 50. Il affichait 1,15% mardi à 2 178 points, après un plus bas en séance inscrit à 2 170 points.
