Le marché du café est très sensible, pour ne pas dire spéculatif. Les corrections succèdent aux envolées et inversement. Un peu à l’image du marché de l’argent pour ceux qui connaissent. Il y a donc de quoi faire… Ces fortes variations sont le fait des spéculateurs, cela ne fait aucun doute, mais aussi de la météo qui joue un rôle très important dans la formation des cours. Or il est impossible de prévoir une saison à l’avance, si la météo sera clémente ou capricieuse.
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Il semble que la Fed, la BCE, la Bank of England et la Banque nationale suisse se sont réunies pour annoncer un programme d’inflation coordonnée. Enfin, elles n’ont pas appelé ça comme ça. Elles ont dit qu’elles s’assuraient simplement que les marchés aient du crédit, en augmentant l’offre de liquidités. Voyez-vous, les banques centrales sont toutes prises entre le marteau et l’enclume — entre la force implacable de l’inflation et l’objet immobile de la chute des prix. Et les voilà dans la Vallée de la Mort.
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Spéculer sur les marchés s’apparente depuis une semaine à une gigantesque partie de pile ou face — et peut-être même de roulette russe : plus on fait tourner le barillet, plus le risque du "coup de trop" augmente. La volatilité des indices boursiers, des bons du Trésor et des devises s’accroît au fil des heures. La multiplication des initiatives conjointes de la Fed et de la Maison-Blanche entretient le sentiment qu’il s’agit maintenant d’éviter que ne survienne l’irréparable.
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Eloge du sarcophage de liquidités sur un Tchernobyl financier
par Philippe Béchade 13 décembre 2007La Fed — et à sa suite les principales banques centrales occidentales — et les établissements de crédit américains viennent de s’entendre pour modifier radicalement les règles du capitalisme : nous entrons de plain- pied dans l’ère merveilleuse de l’économie à irresponsabilité financière illimitée.
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En mars dernier, j’écrivais que le marché du café sortait de sa torpeur. A l’époque, le cours du café arabica était revenu à 111 cents la livre ; j’expliquais que le marché (alors en baisse) était en train de se retourner et qu’il y avait une carte à jouer. Mon conseil était le suivant : "première résistance à franchir : les 125 cents qui, si elle était dépassée, nous permettrait de viser à moyen terme les 137 cents. L’objectif à très long terme restant 318 cents". La réalité ? Le café s’est effectivement retourné à la hausse et a atteint plus de 140 cents courant octobre. Une hausse de +26% depuis mars.
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La Fed a baissé ses taux. Cette baisse était universellement attendue. Le mois dernier, les prix de l’immobilier ont chuté de 1,5% aux Etats-Unis. Le mois prochain, ils chuteront sans doute plus encore. Cela choque bon nombre de propriétaires immobiliers. Ils pensaient qu’acheter un foyer était une chose sûre ; ils pensaient qu’ils ne pouvaient pas se tromper… mais même ceux qui n’ont pas emprunté la voie risquée des prêts hypothécaires ont été réveillés sans ménagement. Leur maison vaut moins qu’ils ne le pensaient — et c’est de plus en plus fréquent.
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La déception est à la hauteur des espoirs nourris par les marchés américains depuis 10 jours : les investisseurs, les cambistes, les commentateurs s’étaient crus autorisés à anticiper un geste fort de la Fed… mais elle a joué "petit bras" mardi soir.
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Les marchés sont dans le brouillard ; ils ne savent ni quelle direction prendre, ni comment anticiper 2008. Dans ce cas de figure, une seule solution : adapter notre stratégie, chercher des petites valeurs sûres, et détecter les secteurs qui se dégageront de tout ce marasme ! C’est ce que je vais faire pour vous dès maintenant, et tout au long de 2008. Auparavant, faisons le point.
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Dans l’ancienne version du capitalisme, les propriétaires étaient radins. Leur idée, c’était d’exploiter la main d’œuvre… pas de se faire exploiter par elle. Mais ça a changé aussi. Les capitalistes semblent avoir perdu la tête ; ils pensent que le Zoo-capitalisme n’a que de bons côtés. Et puisqu’il n’y a que de bons côtés, il n’y a pas de raisons de s’inquiéter des mauvais. Contrôle des coûts ? Bah, tout le monde va s’enrichir — pourquoi se donner la peine d’être un grippe-sou ?
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Le plus important gestionnaire du monde subit une perte de 11,3 milliards de dollars ? Avec ce type de gestion, ne pensez vous pas qu’il ne restera plus très longtemps "plus important gestionnaire du monde" ? En plus de cette lourde perte, l’entreprise a regonflé son capital en vendant des valeurs à un autre fonds monétaire souverain. La Corporation d’investissement du gouvernement de Singapour a ouvert son porte-monnaie aux banquiers suisses. En échange de cette injection de capital pour renflouer le bilan de la banque, elle a pris une part de 9% dans l’entreprise.
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La crise du subprime n’existe plus, la Maison-Blanche l’a abolie verbalement jeudi dernier. La source du problème étant gelée, le flux des catastrophes financières va donc cesser de s’écouler ; la bulle de dettes américaine est redevenue une menace aussi légère qu’une brise de printemps soufflant sur les parasols du Central Park Boat House.
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Que disions-nous l’an dernier ? Nous nous rappelons notre visite en Inde. Et nous nous souvenons avoir émis un commentaire sur le marché boursier indien — lorsque l’indice Sensex était sous les 15 000 points. Nous espérons avoir dit qu’il grimperait… parce que c’est ce qu’il a fait. Il a atteint les 20 000 la semaine dernière — un nouveau record. Et maintenant ? Nous avons rencontré un groupe d’une dizaine d’analystes. Tous ou presque pensaient que 2008 serait une nouvelle année de croissance pour les actions indiennes.
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Où trouve-t-on, dans le capitalisme, l’idée qu’on peut dépenser plus qu’on ne gagne ? Où, dans la vision d’Adam Smith, se cache l’idée que les étrangers subventionneront votre niveau de vie — indéfiniment ? Où, dans le concept de "laisser faire", trouve-t-on la notion que les banques centrales empêcheront les corrections en contrôlant le prix de la monnaie ? Qu’est-il arrivé à tout le sturm und drang ? Où est la "destruction créative" de Schumpeter ?
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Le crédit à la consommation a grandi et est devenu méchant. Jusqu’en 1980, la dette totale des marchés du crédit, aux Etats-Unis, n’avait jamais dépassé les 130% du PIB. A présent, elle est supérieure à 330%. Et les contrats dérivés basés sur le crédit ont crû encore plus rapidement. Il y a actuellement l’équivalent de 45 000 milliards de dollars de credit default swaps, par exemple ; ils ont été multipliés par neuf au cours des trois dernières années.
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Une pensée rôde : l’époque actuelle marque la fin d’une ère. Nous soupçonnons que nous arrivons au minimum à la fin de la bulle du crédit… et la fin de la bulle de spéculation sur les actifs qu’elle a engendrée. Nous arrivons probablement à la fin de l’Ere Dollar dans le système monétaire mondial. L’empire américain semble lui aussi entamer sa descente ; il gaspille ses ressources à un rythme si rapide qu’il est difficile de voir où il trouvera l’argent pour se développer.
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Baosteel aurait-il vraiment intérêt à faire une offre pour Rio Tinto ? Le président de Baosteel, Xu Lejiang, a sérieusement fait marche arrière dans les médias. Il a dit au Shanghai Securities News que non, il n’avait jamais dit que Baosteel pourrait vouloir faire une offre. "Je n’ai jamais dit ça. C’est une invention des médias".
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Depuis fin octobre, nous n’avons cessé de nous extasier sur le caractère presque miraculeux du niveau de valorisation des indices américains, revenus à 3% de leurs records annuels (Nasdaq) ou historiques (Dow Jones). Après le trou d’air des deux premiers tiers du mois de novembre, la situation semblait se normaliser. Par normaliser, nous entendons redevenir plus conforme aux perspectives induites par la crise du subprime, laquelle se chiffre déjà en centaines de milliards de pertes pour les intermédiaires financiers et les nombreuses entreprises ayant opté pour des placements monétaires dynamiques.
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C’est une conspiration, cher lecteur. Les marchés, la Fed, les investisseurs… tous se sont ligués pour nous donner tort. A peine Bill Bonner annonçait-il la marée descendante… et trois seuils importants pour l’or, le pétrole et le dollar… que les tendances corrigeaient et nous donnaient tort. La Fed nous a donné le coup de grâce cette semaine, en levant les derniers doutes concernant une prochaine baisse des taux — ce qui a provoqué une remontée immédiate des marchés.
