▪ « Répétez ce mantra sans cesse », suggère Chris Mayer : « l’économie n’est pas le marché. L’économie n’est pas le marché. L’économie n’est pas le marché ».
Ca y est, vous vous sentez calme et concentré ? Alors allons-y…
▪ « Répétez ce mantra sans cesse », suggère Chris Mayer : « l’économie n’est pas le marché. L’économie n’est pas le marché. L’économie n’est pas le marché ».
Ca y est, vous vous sentez calme et concentré ? Alors allons-y…
▪ Et de quatre ! Les places européennes font un carton plein à la hausse depuis le début de la semaine. Cela devient une routine quotidienne depuis le 16 novembre dernier. Vous pouvez inscrire n’importe quel gros titre à la une des journaux : évoquer le ciel bleu comme la tempête… les comptes truqués de la Deutsche Bank comme le pseudo-sauvetage des banques espagnoles à 40 milliards d’euros, les indices poursuivent leur ascension.
▪ Pas grand-chose à dire en ce moment. Les actions grimpent puis baissent. Les politiciens aussi. Les éditorialistes s’inquiètent parce que la falaise fiscale pourrait causer une récession. Les experts nous disent comment l’éviter. Mais ils sont tous à côté de la plaque.
▪ Nous assistons depuis le 16 novembre à un véritable festival de prestidigitation. On nous a refait le tour une bonne douzaine de fois depuis le 19 novembre mais le public en redemande ! La main invisible nous montre chaque matin une paire de valets plus trois autres cartes dépareillées sans intérêt. En changeant une seule carte (choisie au hasard par le public), elle retourne chaque soir un carré de roi ou un full des as par les dames qui suscite un tonnerre d’applaudissements.
Beaucoup de gens pensent que l’énergie bon marché sauvera les Etats-Unis. Le pays en a. D’autres pas. L’énergie bon marché, disent les gens, donnera de la croissance, ce qui augmentera les revenus des autorités et réduira leurs déficits. « La croissance », disent-ils, a réduit les dettes américaines après la Deuxième Guerre mondiale… et à nouveau dans les années 90.
▪ Le monde entier — ou du moins ceux qui s’intéressent à l’investissement — est à cran. On veut savoir ce qu’il va advenir de la « falaise fiscale ». Vous vous souvenez de ce précipice fatidique, n’est-ce pas ? Naturellement, comment pourriez-vous l’oublier !
▪ La Suède comme nouveau modèle pour la France en crise ? Tel était le sens d’un discours [il y a quelques jours] de Pierre Moscovici censé expliquer une « révolution copernicienne » de la politique économique. Pour désendetter le pays, a-t-il déclaré, il faudra s’inspirer de la Suède afin de mener « une réforme de l’action de l’ensemble des administrations, un examen minutieux des dépenses publiques » et une « modernisation de l’action publique… pour garantir la qualité de nos services rendus ».
▪ Nous avons été absent quelques jours. Ici au Nicaragua, le temps glisse comme un serpent. Il frôle tout juste les feuilles et ne fait pas trembler les hautes herbes. Il ne semble pas y avoir besoin de s’intéresser à l’actualité. D’ailleurs, nous constatons qu’il n’y a pas grand-chose de changé. Après la victoire d’Obama, les actions américaines ont perdu du terrain. Puis elles se sont reprises. L’or est toujours au-dessus des 1 700 $.
▪ C’est la saison qui veut cela, les gérants commencent à faire le ménage dans leurs portefeuilles avant d’habiller leurs bilans. Les stratèges des grandes maisons de courtage convient clients et journalistes financiers afin de leur proposer quelques scénarios pour 2013.
▪ Bonne nouvelle. On est tous sauvés ! Le ratio dette publique-PIB de la Grèce sera abaissé à 124% d’ici 2020, selon les termes d’un nouvel accord signé entre la Grèce, ses créanciers et le Fonds monétaire international. La première étape de cet accord sera de réduire le ratio à 175% d’ici 2016. Si ces objectifs sont atteints, la Grèce verra sa dette allégée de 40 milliards d’euros.
La séance de vendredi devait constituer le couronnement du mouvement amorcé le 19 novembre dernier vers 3 340 points, avec un test des 3 600 points pour finir en beauté (histoire de retracer le zénith des 16 mars et 14 septembre dernier). Mais la fête a été gâchée par le titre Alcatel-Lucent en fin de journée à Paris.
Le sentiment — vague certes mais bien réel — que « ça ne peut plus durer » se fait de plus en plus présent. L’impression qu’on arrive au bout de quelque chose, qu’il faut réinventer le capitalisme/l’Etat-Providence/la société/l’économie, que la situation est intenable : tout cela circule de plus en plus souvent dans les journaux, les débats télévisés… et, plus significatif, dans les conversations que j’entends au supermarché, à la boulangerie et au café.
▪ A son retour d’un voyage au Myanmar (Birmanie), Archibald Colquhoun a décrit avec enthousiasme les opportunités que présente le pays. Il a d’ailleurs à ce sujet écrit un livre, Burma and the Burmans : Or, « The Best Unopened Market in the World » [« La Birmanie et les Birmans ou ‘le meilleur marché fermé au monde' », NDLR].
Ben Bernanke va probablement annoncer le doublement de la taille du QE3 lors de la prochaine réunion des 11/12 décembre.
Là où il y a un problème… naît une solution. Tout le monde parle de sécession. Les Ecossais et les Catalans se sont déjà exprimés sur la question. Nombre d’entre eux veulent sortir. Et voilà que ça démange aussi l’état du Texas, autrefois République du Texas, comme on peut le lire dans le New York Times
▪ Les planches à billets des banques centrales correspondent à un gigantesque plan de relance de l’économie mondiale, avec de l’inflation et de la dévaluation monétaire certes, mais avec une reprise de la croissance aussi… et il serait dommage que vous ratiez la reprise de nombreux marchés qui commence à se dessiner !
▪ Difficile de nier que la psychologie du marché apparaît haussière depuis une dizaine de jours — c’en est même devenu quasi obsessionnel. N’importe quel prétexte justifiant un rally des indices boursiers fait aussitôt la une des pages d’accueil des sites d’information économique. Parallèlement, les mauvaises nouvelles sont reléguées en bas de colonne, vite enfouies sous une succession de dépêches qui ressassent en boucle les éléments positifs des dernières heures.
▪ Nous ne savons pas grand-chose des véritables origines du gouvernement. Tout ce que nous savons — et cela grâce aux recherches archéologiques — est qu’un groupe en conquérait souvent un autre. Il existe des squelettes vieux de plus de 100 000 ans portant des blessures à la tête, du genre de celles qu’on subit en se battant. Nous supposons que cela signifie que le « gouvernement » a changé. Quiconque était aux commandes a été exilé ou tué. Suite à quoi quelqu’un d’autre prenait la relève.
