Les opérateurs ont à peine levé un sourcil en découvrant le métal précieux au-dessus des 1 280 $ l’once, établissant un nouveau record historique (en dollar) à 1 282 $ l’once. Ils persistent à considérer que l’or ne constitue pas un placement digne de ce nom… que cette hausse est motivée par une peur de l’avenir irrationnelle… et qu’il s’agit, comme l’affirmait George Soros fin janvier depuis Davos, d’une nouvelle "bulle" — à laquelle il a pourtant activement participé : regrettait-il à l’époque d’avoir vendu trop tôt une once qui cotait alors 1 220 $
Philippe Béchade
Philippe Béchade
Rédacteur en chef de « La Chronique Agora » et de « La Lettre des Affranchis », Philippe Béchade rédige depuis 2002 des chroniques macroéconomiques et boursières. Il est également l’auteur d’un essai, Fake News, qui fait office de manuel de réinformation sur les marchés financiers. Arbitragiste de formation, analyste technique, il fut en France dès 1986 l’un des tout premiers traders et formateur sur les marchés à terme. Intervenant régulier sur BFM Business depuis 1995, rédacteur et analyste contrarien, il s'efforce de promouvoir une analyse humaniste, impertinente et prospective de l’actualité économique et géopolitique.
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Epargne
Vers une grande bataille "pâtés impériaux et sushis" contre hamburger ?
par Philippe Béchade 17 septembre 2010Pékin fait d’une pierre deux coups. Ses réserves en devises japonaises étaient notoirement sous-pondérées : à peine 3% contre 66% en dollar, alors que les échanges commerciaux sont d’ampleur assez comparable. La Banque centrale chinoise a bien compris qu’en l’absence de croissance durable aux Etats-Unis, la Fed serait tentée de faire tourner la planche à billets
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La faillite de Lehman, c’était il y a deux ans jour pour jour. Avec le recul, la plupart des témoins et des acteurs de cet événement — qui marquera un tournant dans l’histoire du capitalisme — auraient aussi bien pu ne pas avoir lieu. En effet, l’argument du coût du sauvetage ne tient pas la route lorsque l’on fait les comptes de l’argent public englouti dans le sauvetage d’AIG (sans parler de Freddie Mac et Fannie Mae), dont les pertes furent générées par des activités spéculatives n’ayant pas grand-chose à voir avec son coeur de métier
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Epargne
Il ne s'est rien passé… et c'est cela qui apparaît si étrange !
par Philippe Béchade 15 septembre 2010La confiance que semble refléter la reprise en main des indices américains par les acheteurs (+0,35% pour le Dow Jones, +0,65% pour le Nasdaq) contraste avec des achats d’or — à caractère défensif — qui propulsent l’once vers un nouveau record historique de 1 275 $ (soit un gain de 2,5%). Par ailleurs, le yen — et ce n’est pas antinomique — continue de pulvériser des records historiques face à un dollar boudé par les cambistes. Le billet vert dévisse sous les 83 yens ; n’oublions pas que la devise nippone est aussi considérée comme un placement défensif
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La Chine reste tout de même confrontée à un problème de taille : il s’agit du dollar, qui constitue encore près de deux tiers de ses réserves de changes. Pékin apparaît plus que jamais l’otage de Washington. C’est une situation qui demeure gérable mais que la hausse du yen (qui repasse le cap des 84 face au billet vert) rend de plus en plus délicate. Dans le même temps, les banques chinoises apparaissent notoirement sous-capitalisées en regard des encours de prêts immobiliers qu’elles détiennent ; les capitaux à réinjecter se chiffrent en centaines de milliards de dollars
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Epargne
Japon : ce pays devenu trop vieux et dans lequel tout paraît trop neuf
par Philippe Béchade 13 septembre 2010Bill Bonner s’interrogeait vendredi matin sur le destin du Japon, l’échec des mesures de relance par le biais de l’endettement public, l’échec de l’assouplissement quantitatif orchestré il y a une dizaine d’années… Il aurait pu ajouter l’échec à faire chuter indéfiniment le yen : la Chine elle-même se met à en acheter, après avoir maintenu ses réserves à un niveau absurdement bas. Pourquoi Pékin détenait-il 5% de livres sterling et seulement 3% de yens au début de l’été, avant de remettre ces deux devises à parité
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Epargne
Wall Street se rit de Roubini… mais les cambistes s'enfuient !
par Philippe Béchade 10 septembre 2010M. Roubini, dans une interview accordée à CNBC hier soir, s’attend à ce que la croissance américaine soit plus proche de zéro que de 1% au troisième trimestre. Il explique cependant le haut niveau actuel des indices boursiers par l’impression favorable résultant du rythme d’expansion des profits des entreprises multinationales… mais en partant d’aussi bas qu’en juin 2009, il n’est pas difficile de faire ressortir des taux de progression qui donnent le tournis
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La seule bonne surprise — et il est légitime de se demander si cela en est une — concerne la survie de la moribonde Anglo Irish Bank. Le gouvernement irlandais a fini par décider de recourir au procédé classique consistant à isoler les actifs de bonne qualité de la masse des créances pourries. Ces dernières seront logées dans une "banque poubelle" — une bad bank à l’image de celle créée pour solder le passif de Northern Rock ou de RBOS en Angleterre. C’est maintenant à Bruxelles de donner ou non son aval… mais quoi qu’il arrive, l’Anglo Irish, qui fut le fer de lance de la bulle immobilière en Irlande, ne sera plus qu’une banque fantôme
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Epargne
A Fanny Gerbet, qui n’est plus et sans qui cette Chronique ne serait pas
par Philippe Béchade 8 septembre 2010Vous qui lisez quotidiennement nos textes ne connaissez que ceux qui les signent — mais pour qu’ils soient publiés et rencontrent leur public, il faut des sortes de fées bienveillantes qui excellent dans l’art d’attirer l’attention des bonnes personnes au bon moment.
Fanny, directrice de la rédaction aux Publications Agora, était de celles-là. -
Epargne
La hausse conjointe de Wall Street et du yen demeurent incompatibles
par Philippe Béchade 7 septembre 2010Quand nous entendons des spécialistes du marché des changes nous présenter le yen comme la devise de réserve de l’année 2010 (c’est difficilement contestable vu son parcours haussier face au dollar et à l’euro depuis le 1er janvier), nous ne pouvons nous empêcher d’écarquiller les yeux. Notre préférence allait nettement au real brésilien, au dollar canadien ou au dollar australien, mais nous n’avons pas d’autre choix que de nous incliner devant les évidences. En revanche, nous restons convaincu que l’envolée de 15% du yen ces huit derniers mois ne résulte pas à proprement parler d’un choix mais d’un arbitrage au détriment du dollar
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L’euphorie des dernières heures de la semaine provient de la publication de chiffres de l’emploi américain "moins mauvais" que prévus au mois d’août. Les destructions de postes s’avèrent inférieures de moitié par rapport aux prévisions (-54 000) ; le chiffre de juillet est également révisé en baisse, à -54 000 également. Le taux global du chômage remonte à 9,6% et le total hebdomadaire d’heures travaillées reste stable à 34,2… Mais c’est le genre de détail auquel les marchés ne prêtent aucune attention ; les 10 000 pertes d’emplois mesurées par ADP dans le secteur privé sont bien vite oubliées
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Epargne
Les marchés nous refont-ils le coup du 2 au 5 août dernier ?
par Philippe Béchade 3 septembre 2010Le chômage fléchit en Europe, et les dépenses des ménages sont ressorties à +0,5% au deuxième trimestre (c’est supérieur aux anticipations) contre +0,2% au premier. Jean-Claude Trichet a confirmé jeudi ce que les marchés anticipaient — à savoir une révision en hausse des prévisions de croissance de la BCE pour la Zone euro (+1,8% contre +1,4% d’ici fin 2010). Il exclut de ce fait le scénario du "double creux" qui avait déprimé les marchés ces trois dernières semaines
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Une véritable clameur d’euphorie s’est élevée mercredi soir pour saluer le coup de cloche final à Wall Street alors que le S&P et le Nasdaq s’envolaient de 3%, la plus forte hausse observée depuis le 10 mai dernier. Ne soyons pas naïfs, cette deuxième plus forte hausse de l’année 2010 a été parfaitement orchestrée. Les indices américains affichaient déjà +2% en préouverture, au motif que l’Australie (premier fournisseur de matières premières à la Chine) avait enregistré une hausse de 1,2% de son PIB au deuxième trimestre 2010 (au lieu de +0,9% anticipé)… Un score qui reste encore très éloigné de celui de l’Inde qui caracole désormais à +8,8% en rythme annuel
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Epargne
Un mardi nippon ni mauvais sur les places occidentales
par Philippe Béchade 1 septembre 2010Mettez de côté l’arnaque des prêts subprime et la carambouille des CDS, et vous obtenez un scénario très comparable à celui que connaît la Chine depuis le début du XXIe siècle… sauf que l’empire du Milieu n’a pas encore subi l’effondrement d’une bulle immobilière, à l’image de ce qui se produisit au Japon à l’entame de la dernière décennie du XXe siècle. Nous n’avons cessé d’écrire que le Pays du Soleil Levant ne s’en est toujours pas remis… Toutefois, vous seriez assez surpris de découvrir à quoi ressemble aujourd’hui ce pays après 20 ans de "crise"
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Epargne
Sueurs froides : et si l’été 2010 se mettait à ressembler à 2009 ?
par Philippe Béchade 30 juillet 2010Nous avons bien compris que l’imposture médiatique des stress tests, suivie presque immédiatement par l’enterrement des mesures de sécurisation du système financier les plus impopulaires auprès des banques (le projet Bâle III), marquent la volonté des banques centrales — cette fois-ci, c’est la BCE qui s’y colle — de prendre toutes les mesures et de consentir à tous les renoncements propres à soutenir les marchés. Cela avait fantastiquement fonctionné durant l’été 2009. Avouez qu’il était tentant de rejouer la même partition dans un marché déserté par une majorité d’opérateurs… D’autant qu’il est aisé de le manipuler à sa guise lorsque certaines firmes produisent entre 20% et 50% des ordres exécutés au quotidien sur les marchés (y compris les dérivés de type ETF et CFD)
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Epargne
Chômage US : il existe une menace pire que la World Company
par Philippe Béchade 29 juillet 2010L’emploi demeure la variable d’ajustement favorite — et la plus efficace — des multinationales. Il serait facile de les stigmatiser si ce genre de comportement restait circonscrit, disons, aux entreprises phares du S&P 500. Mais ce n’est pas le cas : les méchantes World Companies que beaucoup de médias dénoncent ne détiennent pas — et de très loin — le monopole des licenciements pour motif économique : si neuf millions d’Américains ont perdu leur emploi depuis le début de l’hiver 2007, c’est que les PME-PMI ont elles aussi fortement dégraissé
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En langage politiquement correct, la reculade de Jean-Claude Trichet et du comité de Bâle — agissant de concert afin de mettre en oeuvre une traduction concrète des recommandations du G20 après la débâcle de l’automne 2008 — se traduit officiellement par l’adoption de quelques "aménagements de transition". Croyez-vous que le secteur bancaire aurait littéralement explosé à la hausse (+5% en moyenne en Europe, +8% à Paris) s’il s’était agi d’une décision de routine portant sur quelques détails mineurs
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Epargne
Apprenez à exploiter les plus belles marges… d’erreur !
par Philippe Béchade 27 juillet 2010Le CAC 40 aligne une quatrième séance de hausse consécutive. La tendance a été longtemps indécise mais les acheteurs ont repris la main vers 16h grâce au spectaculaire rebond des ventes de logements neufs aux Etats-Unis au mois de juin
