Quelle semaine, mais quelle semaine ! Figurera-t-elle dans les livres d’histoire d’ici quelques années ? La Chronique Agora du 3 octobre 2019 titrera-t-elle "10 ans après : un point sur l’effondrement du dollar" ? Vivons-nous un "octobre rouge pour le billet vert" ? Je n’en sais rien ; s’il y a bien une chose que les derniers mois nous ont appris, c’est que rien ne se passe jamais tout à fait comme on l’avait prévu
Françoise Garteiser
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Eh bien, moi qui me plaignait samedi dernier qu’il ne se passe pas grand’chose… j’ai été servie cette semaine. Entre les mauvaises statistiques de l’emploi américain, la chute des ventes automobiles américaines et un retournement des marchés… se pourrait-il que la semaine marque — enfin — la fin du rebond qui dure depuis mars ? Pas sûr
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Rien n’épuise un chroniqueur boursier comme les périodes où il ne se passe pas grand’chose — surtout quand le "pas grand’chose" en question va contre ses anticipations. Les marchés grimpent. Puis reculent un peu. Puis se stabilisent. Puis regrimpent. Qu’en penser ?
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Tout repart comme en… 2007 sur les marchés, on dirait. On sait ce que 2007 a donné l’année suivante, mais passons. Parce qu’il y a tout de même un peu de "neuf" sur la scène cette fois-ci — je parle bien entendu de l’or. Il a dépassé les 1 000 $ cette semaine, comme nous ne nous lassons pas de le répéter… et cette fois-ci, on est bien partis pour que ça dure
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Les marchés ont baissé… et au lieu de se reprendre comme à leur habitude depuis cet été, ils sont restés prudents et hésitants. On dirait qu’avec l’arrivée de l’automne, l’humeur des investisseurs est passée en mode "soyons sérieux". Les chiffres économiques sont accueillis avec moins d’insouciance, et des doutes commencent à se faire entendre
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Le secteur automobile, dopé par les plans de relance y compris dans les pays émergents, agit comme un accélérateur de croissance. Trop conscients de l’importance du soutien à ce secteur, les gouvernements ne vont probablement pas retirer du jour au lendemain leurs aides". Mais comme nous le répétons et répétons à longueur de Chronique, que se passera-t-il lorsque les aides cesseront
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Concentrons-nous un peu sur celui qui risque de devenir la grande star de l’année… j’ai nommé : le dollar. Eh oui, il a beau s’être fait un peu oublier depuis sa flamboyante incursion au-dessus des 1,50/euro… le billet vert n’en demeure pas moins la menace numéro 1 pour l’économie mondiale — et même Warren Buffett est de notre avis
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Alors voyons : 5,7% de taux de chômage au pays du Soleil-Levant, soit un record historique pour le pays […] Hmmm… chômage record, déflation, consommation en berne… si c’est ça, la croissance, on en préférerait presque la crise. "Nous sommes tous japonais", a coutume de dire Bill Bonner. Et cela semble se confirmer, aux Etats-Unis comme en Europe — alors préparez-vous
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La journée d’hier a été d’une platitude absolue, en dépit de statistiques qui avaient de quoi rassurer n’importe quel investisseur quant à la solidité de la reprise. Imaginez : une hausse de 9,6% pour les logements neufs aux Etats-Unis, la plus forte depuis février 2005… tandis que le stock de maisons invendues baissait de 9 000 unités, passant à 271 000 — un niveau qu’on n’avait plus vu depuis mars 1993
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Les consommateurs américains ont repris du poil de la bête, comme le montre l’indice de confiance du Conference Board : il est ressorti à 54,1 en août. Et l’immobilier ! L’indice Standard & Poor’s Case-Shiller montrait que les prix des maisons américaines ont augmenté de 1,4% en juin — alors qu’on attendait plutôt une hausse de 0,2%
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Côté européen, tout baignait hier : le CAC 40 a terminé à un plus haut de 10 mois, s’adjugeant 1,01% pour terminer à 3 652,17 points. Le Footsie londonien a grimpé de 0,93%, tandis qu’à Francfort, le DAX prenait 1,03%. Le Vieux Continent surfait visiblement sur les bonnes statistiques publiées ces derniers jours. Mais de l’autre côté de l’Atlantique… c’était autre chose
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Puisqu’il faut parler du CAC 40, parlons-en. Il va mieux. 3,15% de hausse vendredi et une clôture à 3 615,81 points, on n’avait pas vu ça depuis près de 10 mois […] Evidemment, les statistiques étaient du côté des investisseurs ; les ventes de logements anciens aux Etats-Unis ont grimpé à un sommet de deux ans
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Les commentateurs renouent avec le refrain de la croissance, du "pas si pire" et du "on a eu une belle frayeur mais tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes". Une fois encore, les autorités nous ont sauvé la mise et la Fed a sauvé la planète. Même Warren Buffett ne tarit pas d’éloges
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L’Allemagne et la France "renouent avec la croissance", pouvait-on lire ce matin dans La Tribune. Dans les deux pays, l’indice PMI des directeurs d’achats est repassé au-dessus de la barre des 50, qui sépare la récession de la croissance. Si les gouvernements n’avaient pas mis la main à la poche, en serions-nous là
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Epargne
Rions un peu : intéressons-nous au déficit budgétaire américain
par Françoise Garteiser 20 août 2009Rien ne vaut de commencer la journée par un bon éclat de rire — et je peux remercier le gouvernement américain pour m’avoir offert celui de ce matin. Le déficit fédéral ! Il y a de quoi se tordre : l’administration américaine prévoit apparemment un déficit plus limité qu’attendu, en 2009. Mais quand même ! On attendait un "trou" de 1 840 milliards de dollars — il ne sera finalement que de… 1 580 milliards. N’est-ce pas magnifique
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Hier, le CAC 40 s’est finalement adjugé une hausse respectable de 0,91% — après avoir toutefois touché un plus bas de 3 419,71 points en séance, dans des volumes ultra-bas. A Londres, le FTSE a grimpé de 0,88%, tandis qu’à Francfort, le DAX augmentait de 0,62%. La raison de cette journée "positive mais négative", c’est l’immobilier américain
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L’indice NAHB est en hausse : rendez-vous compte, 18 points ce mois-ci contre 17 en juillet, ce qui représente un sommet d’un an… D’ailleurs, la Fed a également annoncé le prolongement du "TALF" — mesures de soutien à la consommation et à l’immobilier — jusqu’en 2010. Mais c’est sûrement le signe que l’économie reprend de la vigueur, si, si. En tout cas, les places principales ont terminé sur une baisse unanime : le CAC 40 a perdu 2,16% sur la journée d’hier
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Comme le montrent les derniers chiffres du chômage américain, le retour de la croissance est encore loin devant nous. Et la confiance des consommateurs américains, qui est passé à 63,2 points — alors que le consensus attendait un rebond à 68,5. Enlevez le cash distribué par les gouvernements durant les divers plans de relance, et vous verrez que l’économie ne repart pas du tout.
