La France a appris hier que son taux de chômage était revenu au-dessus des 10% — il n’y avait pas franchement de quoi hisser le drapeau de la victoire. Les investisseurs européens ont également choisi de se concentrer sur l’immobilier américain : la baisse de 7,6% des promesses de vente (contre une hausse de 1% attendue) a pesé sur leur moral
Françoise Garteiser
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Les déclarations d’Athènes ont satisfait les investisseurs… pour l’instant. "Ces mesures sont suffisantes et je pense qu’elles atteindront l’objectif de réduction du déficit pour cette année. Je pense que cela est très bien et que la confiance va s’améliorer sur les marchés",déclaraitChristoph Weill, économiste chez Commerzbank interrogé par Reuters et cité dans Investir. "Pour sa part, Nick Matthews, économiste chez RBS, a jugé que ces nouvelles mesures étaient’un autre pas dans la bonne direction’même s’il est encore trop tôt pour dire que la Grèce est sortie d’affaire". Si on ajoute à ça une nouvelle hausse de l’activité des services dans la Zone euro — l’indice PMI Markit était en hausse le mois dernier, au-dessus de la barre fatidique des 50 qui marque la frontière entre expansion et contraction — il y avait de quoi satisfaire les investisseurs… et les cambistes, puisque l’euro a continué de se renforcer, à 1,3725 $
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La Grèce a annoncé toute une série de mesures qui devraient l’aider à faire passer son déficit à 8,7% cette année : "l’augmentation des taux de TVA, des taxes sur les alcools, tabac, carburants et sur les signes extérieurs de richesse. [Le gouvernement] pourrait aussi annoncer de nouvelles coupes salariales dans la fonction publique et le gel des retraites, ainsi que la suppression ou la réduction du quatorzième mois pour les fonctionnaires", expliquait La Tribune ce matin. Ces déclarations d’intention ont bien rassuré les marchés quant au sort de l’euro ; il a repris de la vigueur, passant au-dessus des 1,35 $. Rien n’est joué, toutefois. Les bonnes résolutions, c’est bien… encore faut-il qu’elles soient suivies d’effets
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Le concurrent actuel du Japon au poste de deuxième économie de la planète — la Chine, donc — semble marquer un peu le coup. On apprenait hier que la Chine s’enfonçait dans le rouge (excusez ce jeu de mot lamentable…), avec un déficit "plus important que prévu cette année, de plus de 1 000 milliards de yuans (108 milliards d’euros) a annoncé lundi Yin Zhongqing, directeur adjoint de la commission de l’Economie et des Finances du Congrès national du peuple", disait Investir.fr ce matin. Ajoutez à ça une politique monétaire de plus en plus contestée (après les Etats-Unis, c’est le FMI qui critique désormais la sous-évaluation du yuan… et même François Fillon adjure la Chine de lâcher un peu la bride à sa monnaie nationale), et on obtient une année 2010 qui sera sans doute assez chahutée pour l’empire du Milieu
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"Soupir de soulagement en Europe le 18 février dernier : l’Espagne a réussi à trouver preneur pour sa dette obligataire à 15 ans au taux de 4,668%. […] Et tout le monde de se féliciter sur la transparence de l’Espagne, sur la capacité de l’Europe à assumer sa dette, sur le faible coût de financement de la dette espagnole, assorti de la bonne rémunération offerte pour les débiteurs. Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles, puisqu’on vous le dit"
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Les marchés grimpent, tout va parfaitement bien dans le meilleur des mondes ! Non vraiment, il n’y avait pas de quoi se plaindre. Les résultats d’entreprise ont été meilleurs que prévus côté américain, avec en plus des statistiques encourageantes pour l’activité économique. Alors quoi ? Fini, la Grèce ? On renfloue et on oublie toute l’histoire ? Balayés sous le tapis, les problèmes de l’Espagne, de l’Italie, du Portugal… et de tous les autres ?
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Les fuites concernant le fait que la Grèce a mandaté Goldman Sachs pour vendre ses emprunts à la Chine vient du Financial Times. Le quotidien britannique n’est pas mécontent de plomber l’euro alors que la livre est réduite à l’état de monnaie de singe. Il faut dire que la Bank of England pratique la monétisation de la dette à tout-va et que les actifs du pays Grande-Bretagne ne valent pas tripette. Jeter la suspicion sur la Zone euro, c’est rendre plus alléchante la dette grecque"
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Le bilan de la nouvelle année se monte déjà à 15. En rappelant qu’en 2009 ce sont 140 établissements qui ont déjà fait faillite, 25 en 2008. Il devient évident que 2010 devrait connaître un nouveau record, déjà annoncé par la FDIC — fonds de garantie des dépôts bancaires. Avec un chômage réel de près de 20% d’un côté comme de l’autre de l’Atlantique, difficile d’avoir l’optimisme béat de nos dirigeants"
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Si l’on se fie à la réaction des marchés aux deux vagues mesures de "durcissement" qui ont eu lieu ces derniers jours (la Chine a mis un coup d’arrêt à ses prêts, tandis qu’Obama annonçait un "gel" des dépenses gouvernementales), il se pourrait que nous ayons atteint un tournant — et nous pourrions voir les actions bien moins surévaluées dans un avenir relativement proche
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La semaine dernière, je revenais sur la nouvelle Transaction de la Décennie choisie par Bill Bonner ("vendez le Trésor US, achetez les actions japonaises"). J’en ai profité pour vous demander, cher lecteur, ce que vous pensiez de ce sujet — tout de même destiné à nous accompagner jusqu’en 2020
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Les actions japonaises connaîtront-elles dans les 10 prochaines années la même brillante carrière que l’or dans les 10 dernières ? Qui vivra verra
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Au Japon, les actions sont à un plus haut de 15 mois — donneraient-elles raison d’entrée de jeu à Bill Bonner, qui nous parle aujourd’hui de sa nouvelle Transaction de la Décennie ? Le CAC 40 a entamé quant à lui la première séance de l’année sur une coquette hausse, à +0,92% à l’heure où nous écrivons ces lignes
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Epargne
Copenhague, la Bourse et les énergies renouvelables
par Françoise Garteiser 18 décembre 2009Alors que beaucoup croient aux vertus des énergies renouvelables, il y a des éléments que les gouvernements passent sous silence, comme par exemple le fait que certaines énergies, sont très gourmandes en eaux
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La plante de l’immobilier a fait pousser dans le sol des racines profondes : dettes hypothécaires, produits dérivés, prêts subprime, CDS, CDO… lorsque la gangrène s’est mise dans ce réseau complexe de racines enchevêtrées, tout le système a commencé à pourrir… se désagréger… s’effondrer
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Pendant son séjour au Japon, votre correspondante a eu l’occasion de visiter une mine d’or — désaffectée, quoi qu’encore exploitée jusque dans les années 80. Et tandis que j’écoutais d’une oreille les commentaires chantonnés en japonais, descendant le long d’étroits tunnels froids et humides… à la surface, le métal jaune était en train de grimper vers ses sommets actuels de… attendez que je vérifie… près de 1 148 $ à l’heure où j’écris ces lignes — et plus de 1 180 $ courant de la semaine
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Une conférence gratuite se déroulera le 13 novembre à Paris. Je vous en ai déjà parlé à plusieurs reprises, il s’agit d’une initiation aux CFD offerte par notre partenaire l’Institut de la Bourse. Petit rappel, les CFD sont des instruments de trading à effet de levier qui — bien maîtrisés — peuvent vous rapporter des gains considérables
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Votre correspondante revient de Londres, où elle a assisté à la rencontre au sommet entre les rédacteurs de MoneyWeek France et MoneyWeek Grande-Bretagne. Verdict : de grandes choses se préparent. L’or a occupé une bonne partie de la conversation… avec une possible enquête sur les ETF et l’or des banques centrales — mais aussi sur ce qui se passe vraiment dans les coulisses de ces organisations
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Un lecteur nous écrivait récemment : "Sur cette ‘crise’ qui ne peut que finir par être reconnue comme dépression ainsi que vous le dites, je m’étonne que personne n’ait donné, en ce qui concerne les flots de liquidités déversés, l’image suivante : ‘on soigne une cuite par une cure sans fin de boissons alcoolisées’." Eh bien, c’est à mon avis une image tout à fait parlante de la situation actuelle… au moins aussi parlante que celle mon collègue Dan Denning à propos d’un malade avec un coeur en sale état
