Tandis que la Chronique Agora monte le volume des choeurs… le reste du marché semble plus d’humeur à écouter "La Petite Musique de Nuit" mozartienne, ou bien un menuet à faire danser les marquises — un Lully pour clavecin, allègre et délicat. Eh oui, la récession est terminée, si l’on en croit les gros titres de la majorité des médias ; la reprise sera longue et difficile, mais le pire est derrière nous. Il suffit de regarder les banques
Françoise Garteiser
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Epargne
Economie réelle/euphorie boursière : comment investir ?
par Françoise Garteiser 24 juillet 2009Ma foi vacille. Mais contrairement à Bill Bonner, ce n’est pas le combat entre l’inflation et la déflation qui m’emplit de doute… mais les fondamentaux eux-mêmes. Ou plutôt l’analyse fondamentale. Car comment investir, comment réagir face au gigantesque n’importe quoi qui règne actuellement sur les marchés ? C’est l’euphorie boursière — face à une économie réelle qui s’enfonce de plus en plus profondément
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La Chronique Agora est plongée dans la confusion, cette semaine. Que se passe-t-il ? Le rebond est-il terminé ? A-t-il repris ? Que font les marchés ? Ou, comme me le disait Eric Fry hier, suffit-il de "gémir au sujet de Goldman Sachs" — faute d’une autre explication plus satisfaisante sur les récentes montagnes russes des marchés
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Alors que la plupart des intervenants préparent leurs vacances ou se prélassent déjà au bord de la plage… nous anticipons un été tout bonnement meurtrier sur les marchés. Le CAC 40 semble avoir repris son calme à l’heure où j’écris ces lignes, mais à votre place, je ne m’y fierais pas trop : je garde en tête l’été 2007… puis le début de l’automne 2008… et je me dis qu’octobre n’est pas le seul mois "noir" pour les bourses
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On commence à rire un peu jaune, sur les marchés… les "jeunes pousses" semblent mourir les unes après les autres avant même d’avoir eu le temps d’éclore… et les vacances s’annoncent chaudes pour l’économie mondiale. Pas de quoi s’étonner, nous disait Bill jeudi : "le rebond boursier commence à se faire vieux… et a peut-être déjà dépassé son sommet. Le consommateur se retrouve à court de temps, d’argent et de crédit. Il n’a pas d’autre choix que de réduire ses dépenses. Les taux d’épargne grimpent rapidement ". Dans de telles conditions, comment voulez-vous relancer une machine économique si obstinément immobile qu’elle commence à s’enfoncer dans le sol
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Décidément, il n’y en a que pour les traders, en ce moment ! Après la claque qu’ont subie les marchés cette semaine, les investisseurs fondamentaux se sont réfugiés dans… hé bien, dans pas grand-chose, sinon les idées de très long terme et l’or. Et pendant ce temps, les adeptes des allers-retours, warrants, turbos et autres VIVG, s’en donnent à coeur joie tandis que les marchés "font du yo-yo
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Les marchés européens ont terminé en baisse… mais que ça aurait pu être pire. L’ouverture des marchés US a sauvé le CAC 40 du désastre. Dans le même temps, le Footsie perdait 0,64% à Londres, tandis que le DAX abandonnait 0,73% à Francfort. Tout cela est un peu incompréhensible au vu des dernières statistiques, qui n’ont vraiment pas de quoi réjouir les foules : le département du Travail US a en effet annoncé une hausse des inscriptions hebdomadaires au chômage
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Epargne
La question n'est pas tant "pourquoi ?"… mais plutôt "quand ?"
par Françoise Garteiser 19 juin 2009"Pourquoi le marché est-il aussi sacrément plat ?" Tel était le cri du coeur, jeudi, de l’un de mes collègues américains, Adam Lass, dans un récent numéro de la lettre Taipan Daily. Et c’est vrai que pour le CAC 40 aussi, les marchés actuels ne sont pas des plus passionnants ; peu de volumes, un rebond qui ralentit et des frémissements à la baisse
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Epargne
L'analyse technique, la solution la mieux adaptée aux marchés actuels ?
par Françoise Garteiser 12 juin 2009Que voulez-vous que je vous dise ? Le rebond continue… continue… continue. On peut avancer des dizaines de raisons pour qu’il se poursuive — manipulation, besoin de recapitalisation de la part des banques, statistiques économiques moins mauvaises, espoirs de reprise, plans de relance qui font enfin effet et j’en passe… Hé bien… dans les circonstances actuelles, l’analyse technique semble être un moyen idéal de prendre les bonnes décisions au bon moment
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Dans les bureaux de la Chronique Agora, on se sent face au rebond boursier comme des invités dans la cuisine de leurs hôtes, et qui regarderaient le soufflé monter dans le four, monter, monter et monter encore… sans que les maîtres de maison fassent quoi que ce soit
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Après les Etats-Unis, le Royaume-Uni a mené ses propres stress tests, afin de vérifier dans quelle mesure les vénérables institutions bancaires britanniques résisteraient à une récession sévère. Et voilà que nos voisins d’outre-Manche se retrouvent dans une situation bien délicate. Eh oui : les autorités britanniques refusent de publier le résultat de ces stress tests
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Pour une fois, c’est la Fed qui a fait souffler un vent de réalisme sur les marchés cette semaine. Au lieu d’encourager les investisseurs dans le n’importe quoi et d’attiser l’exubérance irrationnelle qui semblait gagner peu à peu les marchés depuis quelques semaines… la Fed a versé un bon seau d’eau froide sur les velléités haussières
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Neuf semaines et demie de rebond… et même un peu plus. C’est bien plus long que la moyenne des rebonds après un krach. Ca en devient même surprenant, si vous voulez mon avis. Prenez les plus récentes… Le Japon a enregistré une contraction historique de son PIB au premier trimestre — 4% de recul, pour une baisse de 15,2% au total sur les 12 derniers mois et quatre trimestres de baisse consécutifs. Quant aux Etats-Unis, les mises en chantier de logements neufs ont subi un véritable "coup de massue"
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"Quoi ?! Vous voulez dire que les marchés dépendent de l’économie réelle et non l’inverse ?" C’est l’incrédulité sur les places boursières mondiales. On dirait bien que les investisseurs renouent avec la réalité. Le rebond commence à donner des signes de faiblesse ; on semble s’apercevoir petit à petit que faire grimper les cours ne suffit pas à effacer la récession
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"Sell in May and go away", dit le diction — en mai, vendez et partez. Et cette année plus que toutes les précédentes… je dirais qu’il vaut la peine d’écouter la sagesse populaire. Pourquoi ? Parce que les médias claironnent partout que les choses ne vont pas si mal… que la reprise est pour 2010… que les chiffres sont "moins pires" que prévu… et même, selon le président de la Fed, qu’on commence à voir la lumière au bout du tunnel
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6,1% de contraction du PIB américain… et tout ce que les marchés trouvent à faire, c’est remonter ! On se croirait presque revenus aux beaux jours de la bulle, quand n’importe quelle nouvelle, aussi absurde soit-elle, était tordue, interprétée, faussée… pour pouvoir alimenter le moulin haussier. Si nous vivons vraiment le début d’une dépression, comment se fait-il que nous n’en souffrions pas plus
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Plans de renflouage, injections de crédit, émissions obligataires, mesures fiscales, mise en fonction de la planche à billets… les remèdes ne manquent pas. Mais dans leur hâte à lutter contre la maladie, on dirait bien que les autorités ne se sont pas posé la question des interactions médicamenteuses, du surdosage et des autres effets secondaires indésirables
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Encore une journée qui ressemble fortement à un coup d’épée dans l’eau pour les marchés hier. Les chiffres du jour n’étaient pourtant pas si mauvais du côté de la Zone euro : on apprenait en effet que le moral des industriels français allait mieux ce mois-ci… tandis que l’indice PMI préliminaire d’activité dans le secteur privé de l’Eurozone était lui aussi en voie d’amélioration
