Pour que l’économie reparte, c’est les salaires qu’il faut soutenir
Les mesures de relance employées par les banques centrales en ce moment vont à rebours du bon sens – mais personne ne s’en offusque…
Bruno Bertez a été patron d'un groupe de presse spécialisé dans l'économie et la finance, et a fondé le quotidien La Tribune en 1985. Il écrit régulièrement dans le quotidien des affaires suisse L'Agefi, ainsi que sur son blog personnel, consultable ici : https://brunobertez.com
Les mesures de relance employées par les banques centrales en ce moment vont à rebours du bon sens – mais personne ne s’en offusque…
L’argent (et les marchés) tiennent nos démocraties en otage – et les banques centrales, complices, ne font qu’aggraver la situation.
Aujourd’hui, on ne corrige plus rien, on laisse les hausses s’auto-alimenter, on pousse le système jusqu’à ses extrêmes – mais la bulle n’est pas celle qu’on croit…
A force de tourner sur eux-mêmes, le monde de la finance et les règles mathématiques qui le régissent n’ont plus le moindre sens.
Après le verrouillage de l’économie vient le déconfinement… puis la crise. Comment en protéger votre capital ? Voici quelques éléments de réflexion.
Les marchés sont pavloviens et les bulles n’éclatent pas ; la situation peut sembler ultra-favorable… mais nous préférons conseiller la prudence : à ce stade, ce n’est plus de l’investissement mais du jeu.
Les actions de la Fed, sans aucune influence sur les marchés ? Jerome Powell ne manque pas d’air : il suffit de regarder le graphique…
Un marché de la carotte où l’on ne vous donne que des navets : tel est le marché de l’or actuellement – et c’est pour une raison toute simple…
La Fed – et toutes les grandes banques centrales – est coincée dans une politique irréversible, et qui mène tout droit à la catastrophe, malgré les mensonges et les illusions.
A crise extraordinaire, efforts budgétaires extraordinaires – et tout cela, à petits pas, nous conduit vers la catastrophe.
Les erreurs et les excès du capitalisme, ce sont les salariés qui les paient – et la politique monétaire des banques centrales ne fait qu’aggraver la situation.
Le capitalisme permet normalement la liberté économique, plus concrète que d’autres utopies. Mais il règne aujourd’hui sous une forme dévoyée, malsaine, et qui n’a plus rien à voir avec l’original…
Les intervenants se réjouissent de la hausse boursière et des interventions des banques centrales – mais pour l’économie réelle, la réalité est toute autre.
Ce n’est pas simplement la création de monnaie en elle-même qui crée l’inflation ; c’est la création de monnaie dans le but de financer les déficits publics.
Les banques centrales appliquent une doctrine parfaitement erronée qui conduit à déresponsabiliser les marchés – et à faire porter les risques, au final, par… vous.
Les marchés tiennent les banques centrales par les c***… et font monter les enchères – mais à mesure que les crises se succèdent, les déséquilibres s’aggravent. Qu’arrivera-t-il au prochain tour de manège ?
Les autorités et les économistes appliquent des théories qui se révèlent fausses : comment leurs remèdes pourraient-ils alors être efficaces ?
La dette atteint des niveaux colossaux… et ce n’est pas près de s’arrêter : la loterie s’est transformée en machine infernale.
