La semaine dernière, nous avons gardé l’oeil sur l’or… et sur le dollar. A mesure que le dollar grimpe, l’or baisse. Nous ne pensions pas que les choses se passeraient ainsi. Nous nous attendions à un krach boursier d’abord
Bill Bonner
Bill Bonner
Bill Bonner est le co-auteur de plusieurs best-sellers comme L’inéluctable faillite de l’économie américaine, L’empire des dettes et Hormegeddon. Dans son dernier livre, Gagner ou Perdre, il explore l’avancée de nos sociétés modernes, leurs hauts et leurs bas – et révèle en chemin la règle unique qu’une société doit suivre si elle espère progresser... tout en montrant ce qui arrive à ceux qui ignorent cette règle. En 1978, Bill a fondé Agora – désormais le plus grand réseau de recherche indépendante au monde. Il a lancé des entreprises partout dans le monde – dont les Publications Agora en France... emploie des milliers de personnes... a investi sur cinq continents... a acquis plus de deux douzaines d’entreprises... possède des centaines de milliers d’acres de terrain... parcourt plus de 150 000 km chaque année... et a lancé plus de 1 000 produits. Ses notes quotidiennes, publiées notamment dans La Chronique Agora, sont lues par plus de 500 000 personnes dans le monde – dont près de 40 000 en France. Bill s’est donné pour mission d’identifier les meilleures opportunités d’investissement – et de montrer où les investisseurs particuliers commettent les erreurs les plus coûteuses. En deux mots, Bill offre un regard lucide sur le monde de l’économie et de l’investissement -- un point de vue contrarien et sans concession, que vous ne retrouverez nulle part ailleurs.
-
-
Epargne
Or, dollar, rebond boursier : les choses ne sont pas ce qu'elles semblent être
par Bill Bonner 10 décembre 2009Nous sommes dans une dépression. Les dépressions prennent du temps. Elles sapent les prix… les entreprises… les plans… et la confiance. Peu importe ce que vous avez ou ce que vous produisez, une dépression mettra généralement tout à bas. Parce que durant cette période d’ajustement, les gens doivent réduire leurs dépenses. Par conséquent, il y a moins d’enchérisseurs sur le marché… et des prix plus bas
-
En décembre, il y a 20 ans exactement, les actions japonaises clôturaient à un sommet historique — 38 957 points pour l’indice Nikkei 25. La semaine dernière, ce même indice a clôturé à 9 977. Le lecteur avisé ne tardera pas à noter que les Japonais sont des idiots. Sinon, pourquoi laisseraient-ils durer un marché baissier durant 20 ans ? Pourquoi permettraient-ils à leur économie de stagner pendant presque une génération entière
-
Epargne
Emploi US : les nouvelles sont-elles aussi bonnes qu'elles le semblent ?
par Bill Bonner 9 décembre 2009Peut-être que les investisseurs ont été induits en erreur — une fois encore — par Wall Street et les autorités. Répandez assez d’argent brûlant et il semblera qu’une véritable reprise est en cours. Les employeurs — tout comme les consommateurs — sont dupés. Les chefs d’entreprise, par exemple, pensent probablement que la récession est terminée et mettent fin aux licenciements.Il est plus probable que l’annonce selon laquelle le chômage a touché un plus bas est bidon. Une hirondelle ne fait pas le printemps. Pas plus qu’un mois de statistiques de l’emploi nous en dit beaucoup sur la tendance sous-jacente
-
Il est plus probable que le marché de l’or cherchait une excuse pour faire une pause. Il a grimpé durant 20 des 22 dernières séances boursières. Est-ce la correction que nous attendions ? Peut-être. Peut-être pas. Nous ne le saurons pas avant quelques jours. Si la réponse est oui, nous pourrions voir le prix de l’or passer une nouvelle fois sous les 1 000 $. Nous doutons toutefois que ça se produise… pas avec des marchés actions en hausse
-
Pour la première fois depuis un quart de siècle, les Banques centrales sont acheteuses nettes. L’Inde vient tout juste de faire un gigantesque achat d’or auprès du FMI. Et la Chine est un acheteur si important qu’à elle seule, elle pourrait mobiliser la production mondiale durant des années
-
Nous rappelons aux lecteurs qu’en dépit des gros titres, les Etats-Unis et une bonne partie du monde vivent une dépression économique. En d’autres termes, ils sont confrontés à une longue période d’ajustement… durant laquelle les erreurs et les illusions de la précédente période de bulle doivent être purgées. Au niveau des ménages, cela implique de réduire les niveaux de dette
-
L’or a dépassé les 1 200 $ en clôture. Les lecteurs qui nous subissent de longue date peuvent enfin marcher la tête haute. Nous avons acheté le métal jaune au début du marché haussier. Les lecteurs plus récents qui n’ont pas d’or enterré dans leur jardin se demandent peut-être s’il est trop tard. Voici une réponse rapide : non. Nous sommes toujours loin de la destination finale de l’or
-
Suite aux crises économiques, le Japon et les Etats-Unis ont tenté de relancer la consommation, mais sans réel succès. Pas de croissance de l’emploi. Pas de croissance des revenus. Pas de gains boursiers. Ce qui était perdu pour les deux plus grandes économies de la planète a été trouvé dans d’autres zones. L’Inde, la Chine, la Russie et le Brésil se sont développés à vitesse grand V — avec des revenus, des actions, des PIB, des prix, de l’emploi… en hausse considérable
-
Franck avait choisi Saint-Julien-le-Pauvre parce qu’il s’agit d’une église catholique — et un peu plus encore. Elle appartient à une secte dont nous n’avions jamais entendu parler — les melkites, des catholiques grecs. Ils viennent du Proche-Orient ; leur centre se trouve encore à Damas, et possède désormais des paroisses un peu partout dans le monde.
-
Notre drapeau d’Alerte au Krach est toujours hissé — mais en l’occurrence, il ne s’agissait pas d’un krach. Juste d’une mauvaise journée. Et nous avons récemment appris que d’autres Etats du Golfe se ralliaient à Dubaï, prêts à tendre une main secourable et prêter un dollar ou deux. Le pétrole a rebondi suite à cette nouvelle
-
C’est probablement une bonne chose que les marchés américains aient été fermés pour cause de Thanksgiving en fin de semaine dernière. Sur les places européennes, l’affaire Dubaï a provoqué la plus grande chute des sept mois. Les banques européennes ont prêté 40 milliards de dollars à Dubaï. Même l’or a perdu un peu de terrain
-
Vous avez entendu ce bruit, cher lecteur ? C’était une explosion. Environ 80 milliards de dollars de dette gouvernementale US ont explosé cette semaine. Eh bien, il en reste encore 4 992 milliards dans le stock de munitions. Lorsqu’ils exploseront… ce sera très excitant ! En attendant, tout le monde semble grimper dans le train de l’or. Franchement, il en devient un peu bondé… un peu lourd. Tout ça nous met… eh bien… un peu mal à l’aise
-
Suite à la crise des subprime, on aurait pu croire que les décideurs avaient appris leur leçon. Leurs taux trop bas et les prêts hypothécaires subventionnés ont mené à la plus grande bulle de l’immobilier de l’histoire des Etats-Unis. Mais non, ils continuent à causer des problèmes
-
Le Financial Times a jeté un coup d’oeil par-dessus son épaule et a annoncé que la récession était terminée. Il est donc temps d’évaluer les dégâts. Les constructions de maisons neuves sont au niveau le plus bas depuis dix mois. Les demandes d’hypothèque sont au niveau le plus bas depuis douze ans. D’après ce que nous voyons, les chiffres de l’immobilier et du chômage ne font qu’empirer
-
Cette année et l’année prochaine, les principaux gouvernements vont devoir lever 12 000 milliards de dollars pour financer leurs dettes et déficits. C’est une augmentation énorme de la quantité d’obligations souveraine dans le monde. Notre collègue Porter Stansberry estime que le gouvernement américain à lui seul va devoir trouver 4 500 milliards de dollars en obligations l’année prochaine. Ce montant représente deux fois le capital total de la plus grosse Banque centrale du monde — la Fed. Même si les Chinois prenaient tout ce qu’ils ont dans leurs réserves financières et s’en servaient pour acheter la dette américaine, il resterait encore près de 2 300 milliards d’obligations invendues
-
Dans le secteur public américain, le déficit de cette année est estimé à environ 1 500 milliards de dollars. L’année prochaine, ce sera à peu près pareil. Les dirigeants disent qu’il est trop tôt pour mettre un terme aux efforts de relance. Les crédits immobiliers et les assurances chômage viennent juste d’être rallongés. Un remaniement de plusieurs milliers de milliards de dollars du système de santé est en route
-
Lorsque Harding — le 29e président des Etats-Unis a pris ses fonctions en 1921, la Panique de 1920 faisait grimper le chômage américain de 4% à près de 12%. Le PIB s’était effondré de 17%. A l’époque comme maintenant, les subordonnés du président le poussèrent à intervenir. Herbert Hoover, secrétaire au Commerce US, voulait se mêler de la situation — comme il le ferait dix ans plus tard. Mais Harding résista
