Nous avons appris il y a trois jours que la construction a plongé en octobre. Il se construit 11% de maisons en moins par rapport au mois dernier. Sur les habitations collectives, les chiffres sont pires — moins 35%. Pourquoi la construction serait-elle en baisse au moment même où l’économie reprend soi-disant des forces ? Eh bien, les constructeurs se sont demandés ce qui arriverait aux maisons une fois qu’ils auraient fini de les construire. Le nouveau crédit d’impôt sur les maisons devait expirer ; ils n’étaient pas sûrs que les politiciens seraient assez idiots pour le renouveler
Bill Bonner
Bill Bonner
Bill Bonner est le co-auteur de plusieurs best-sellers comme L’inéluctable faillite de l’économie américaine, L’empire des dettes et Hormegeddon. Dans son dernier livre, Gagner ou Perdre, il explore l’avancée de nos sociétés modernes, leurs hauts et leurs bas – et révèle en chemin la règle unique qu’une société doit suivre si elle espère progresser... tout en montrant ce qui arrive à ceux qui ignorent cette règle. En 1978, Bill a fondé Agora – désormais le plus grand réseau de recherche indépendante au monde. Il a lancé des entreprises partout dans le monde – dont les Publications Agora en France... emploie des milliers de personnes... a investi sur cinq continents... a acquis plus de deux douzaines d’entreprises... possède des centaines de milliers d’acres de terrain... parcourt plus de 150 000 km chaque année... et a lancé plus de 1 000 produits. Ses notes quotidiennes, publiées notamment dans La Chronique Agora, sont lues par plus de 500 000 personnes dans le monde – dont près de 40 000 en France. Bill s’est donné pour mission d’identifier les meilleures opportunités d’investissement – et de montrer où les investisseurs particuliers commettent les erreurs les plus coûteuses. En deux mots, Bill offre un regard lucide sur le monde de l’économie et de l’investissement -- un point de vue contrarien et sans concession, que vous ne retrouverez nulle part ailleurs.
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Le voyage d’Obama en Chine fait les gros titres de tous les journaux. Le Financial Times nous raconte même "ce qu’il aurait dû dire". Selon le quotidien, le président américain aurait dû dire aux Chinois qu’il n’allait pas entraîner les Etats-Unis dans une crise dans le seul but de protéger les dollars possédés par la Chine
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Les Etats-Unis et le Royaume-Uni sont deux économies de consommation. Pas de consommation = pas de croissance. Mais comment faîtes-vous pour que des gens qui ont trop consommé consomment encore plus ? Ils savent qu’ils ne peuvent pas se permettre de continuer à dépenser. Et ils savent qu’en continuant à s’endetter, ils ne font qu’aggraver la situation. Comment faire
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Nous sommes rentrés d’Amérique du Sud vendredi, bien décidés à nous reposer. Alors nous avons passé le week-end à lire… et nous avons aussi réfléchi un peu. Ce à quoi nous avons réfléchi, c’est au dollar, et au fait qu’à long terme, il n’a plus aucune chance. Mais à court terme, il pourrait avoir encore suffisamment d’énergie pour mordre le derrière des investisseurs.
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Le temps que les enfants du baby-boom naissent, les Etats-Unis devançaient tellement le reste du monde qu’il semblait que rien ne pourrait les arrêter. La liberté d’entreprise garantissait de nouvelles innovations et de nouvelles richesses. La démocratie garantissait un système politique qui s’adapterait aux besoins de l’économie en pleine évolution. Mais rien ne dure indéfiniment. En vieillissant, l’économie américaine et son système politique sont devenus de plus en plus rigides et de plus en plus coûteux
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"C’est incroyable, les Etats-Unis font exactement les mêmes erreurs que le Japon," m’a dit hier un ami. Voyons… dans les années 80, les dirigeants d’entreprise japonais pensaient qu’ils allaient diriger le monde. Les investisseurs le pensaient aussi. Ils se sont développés. Ils ont fait des opérations. Les prix sont montés en flèche et ils se sont tous pris pour des génies
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Epargne
M. le Marché n'aime pas quand des crétins gagnent de l'argent
par Bill Bonner 12 novembre 2009Se pourrait-il que New York ait déjà vécu son apogée ? Peut-être pas tout à fait. La presse rapporte des bonus record à Wall Street. Mais cette histoire semble teintée de désespoir, comme ces grandes fêtes à Berlin en 1945, juste avant que n’arrive l’armée soviétique. C’est peut-être pour ça que les bonus sont aussi élevés. Profitez-en tant que c’est encore possible ! Ce pourrait être le dernier cri de joie du secteur financier américain
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Cette semaine, nous fêtons les 20 ans de la chute du Mur de Berlin. Cet événement a marqué la fin de la plus grande expérience économique dirigée de tous les temps. Qu’ont appris les économistes ? Rien… En 1949, les Soviétiques et les Alliés ont divisé l’Allemagne en deux. Une partie a suivi le chemin traditionnel capitaliste de la reconstruction. L’autre partie a pris le chemin du communisme. De façon tout à fait remarquable, ils ont continué cette expérience pendant 40 ans
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La semaine dernière, on apprenait que le constructeur de yachts Hinckley, basé dans le Maine et en activité depuis 1928, est en train de couler. Le problème n’est ni technique ni opérationnel. Il est philosophique. Personne ne se plaint de la qualité des bateaux. Ni même des prix (au cas où vous vous poseriez la question : ils sont exorbitants)
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Les charlatans de la Fed et du Trésor ont fait la plus grosse injection d’adrénaline de l’Histoire. Le secteur privé ne dépense pas ? Peu importe, le secteur public va dépenser pour eux ! Il a fallu près de 100 ans à la Fed pour voir son déficit atteindre les 800 milliards de dollars. Puis, après la faillite de Lehman Brothers, elle a doublé son bilan
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Deux informations très importantes sont tombées. Tout d’abord, nous avons entendu dire que la crise était officiellement terminée […] L’autre information importante, c’est que la Fed a décidé de pêcher par excès de prudence. Elle va maintenir une politique monétaire souple, jusqu’à la fin des temps si nécessaire
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La Banque centrale australienne a été la première à crier victoire. Elle a augmenté son taux directeur de 0,25%, signalant la fin de la crise. La Banque centrale européenne s’est agitée sur son siège et a vaguement menacé d’augmenter son taux elle aussi. Alan Greenspan lui-même pense qu’une reprise est en cours. "C’est à cela que ressemble une reprise", a déclaré le Maestro. Inutile d’en dire plus, selon nous. Il a fallu que la plus grande bulle financière de l’histoire lui explose à la figure pour qu’Alan Greenspan s’aperçoive de son existence. Aujourd’hui, nous tentons de démontrer que Greenspan est toujours aussi myope
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La hausse de l’or arrive au moment où la Banque centrale indienne fait ce qu’il faut, nous le dit Dan Denning. Les banques centrales ont besoin de réserves. Et d’un point de vue historique, la seule réserve sur laquelle une banque centrale peut compter, c’est l’or
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Combien de temps va-t-il encore falloir relancer et renflouer l’économie américaine ? Jusqu’à ce que les consommateurs se soient désendettés, disent-ils. Combien de temps cela va-t-il prendre ? Peut-être encore cinq ans, d’après nos calculs… peut-être plus. Mais attendez… le problème c’est l’excès de dettes, c’est bien ça
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Et si on parlait de dette gouvernementale ? Parce qu’apparemment, ce n’est pas un problème — du moins pas aux Etats-Unis, en tout cas. L’intérêt net versé par le gouvernement américain est en fait le même, en tant que pourcentage du PIB, qu’il y a 40 ans. Il ne représente qu’1,3% de la production : pas de quoi s’inquiéter. Mais attendez… que voyons-nous là ? La maturité moyenne de cette dette a baissé
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Nous pensons faire des progrès dans notre compréhension des choses. Le secteur privé est en train de se désendetter. C’est désormais au tour du secteur public — il s’endette autant qu’il le peut, en faisant jouer l’effet de levier qui plus est. Dans le secteur privé, cette stratégie a mené à la crise bancaire et au marché baissier de 2007/2009. La dette génère toujours des problèmes. Prochain épisode : une crise du secteur public
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Il y a eu le terrorisme… la crise bancaire… et voilà que la grippe A débarque aux Etats-Unis. Pourquoi est-ce une urgence ? Nous n’en savons rien. Notre soeur, qui vit en Virginie, nous a annoncé que plusieurs de ses petits-enfants ont attrapé ladite grippe. Ils ne semblent pas plus affectés que par une grippe "normale". Mais toute urgence est une opportunité. Et les autorités ne veulent pas la gâcher
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Le rebond de marché baissier a-t-il encore beaucoup de forces en réserve ? Partout dans le monde, c’est la même histoire ou à peu près. Les marchés ont repris la moitié ou plus de ce qu’ils avaient perdu. Les Etats-Unis sont à la traîne. Même si le S&P a gagné 60%, le Dow n’est pas encore à mi-chemin
