Un cerveau plus blanc que blanc ?

Rédigé le 27 octobre 2017 par | Krach boursier imminent, Simone Wapler Imprimer

Politiques fiscales et monétaires sont les deux modes de lavage de cerveau les plus utilisés par la Parasitocratie. L’absence de krach prouve qu’ils sont toujours efficaces.

Hier, la BCE a communiqué sur ses futures nuisances monétaires. M. Mario Draghi continuera à racheter 30 Mds€ par mois d’obligations, de janvier à septembre 2018 inclus. Et plus ou plus longtemps si nécessaire.

Les définitions les plus gentilles du lavage de cerveau parlent de « communication persuasive ».

Vu la réaction toujours enthousiaste des marchés aux opérations de faux-monnayages des banques centrales, je ne suis pas certaine que cette description soit à la hauteur.

Vous pouvez glaner sur internet d’autres définitions moins anodines.

« Le lavage de cerveau est une sorte de programmation mentale. A travers différentes méthodes, on altère la pensée et l’action d’une personne à son insu. »

« Le lavage de cerveau, aussi appelé manipulation mentale ou contrôle de l’esprit, est une forme active de la manipulation des pensées d’une personne, en détruisant d’abord la personne psychologiquement. Il est conçu pour infliger entièrement un programme à quelqu’un contre sa volonté. »

De nos jours, tout gouvernement souhaite modifier – altérer les actions des citoyens. Chaque loi, chaque décret a cet objectif : inciter ou dissuader. Les politiques fiscales et monétaires sont les leviers préférés de nos politiciens (dont beaucoup se débrouillent pour échapper à l’impôt et donc à leurs propres mesures).

Peut-on parler de « lavage de cerveau » ? Notre comportement est-il vraiment modifié « à notre insu » ?

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Notre informateur, ancien consultant à la CIA, nous a fait des révélations fracassantes.

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Nous nous employons assidument à La Chronique à conserver un cerveau encombré de cellules grises actives et indépendantes. C’est souvent très fatigant.

Les doses de lessive sont devenues tellement massives, accompagnées de torrents de liquidités de fausse monnaie, avec des additifs puissants tels que l’invocation de l’intérêt général ou de sa variante, l’intérêt public. Les cerveaux des investisseurs semblent lavés plus blanc que blanc, le krach impossible.

Pour se défendre, le mieux consiste à se raccrocher à des choses simples, concrètes, validées par votre expérience et par l’Histoire.

Quelques exemples :

Mais revenons à l’actualité brûlante et au lavage de cerveau pratiqué par notre Mario Draghi…

« La pression sur les prix domestique est toujours faible dans l’ensemble et les perspectives économiques ainsi que le chemin de l’inflation reste conditionnés au soutien apporté par la politique monétaire. »

Le président de la BCE veut à tout prix nous faire prendre le chemin de l’inflation.

Si votre cerveau est encore gris et pas plus blanc que blanc, vous savez que l’inflation n’est pas une bonne chose, surtout dans des pays où la population vieillit.

En effet, nous sommes tous consommateurs de choses variées. A ce titre, c’est la baisse des prix et pas leur hausse dont nous profitons.

En revanche, nous ne sommes producteurs qu’à un certain moment de notre vie et notre production à chacun est spécialisée. Nous sommes éventuellement chacun intéressé à ce que le prix de notre propre production augmente, mais pas le reste.

L’intérêt général – si tant est que cette notion ait un sens – est donc uniquement celui du consommateur. Il commande qu’il n’y ait pas d’inflation mais au contraire une baisse des prix sous l’effet de gains de productivité.

La politique de M. Mario Draghi ne défend pas l’intérêt général. Elle défend les intérêts particuliers de la Parasitocratie qui se nourrit de dettes. Elle est stupide et elle nous mène à la catastrophe.

Les injections de fausse monnaie vont passer de 60 Mds€ à 30 Mds€, la belle affaire ! Tout est déjà trop cher. Le ratio cours sur bénéfice des principaux indices sont devenus exorbitants.

Ratio cours sur bénéfice (PER) de l’indice américain S&P 500

Le PER de l’indice large américain est de 31,26, plus élevé qu’en 2008 et 1929. Ce qui veut dire que vous remboursez votre investissement en plus de 31 ans. Bonne chance… [NDLR : pour pouvoir acquérir des actions à moins de 5 fois leurs bénéfices annuels et espérer ainsi faire des plus-values, il vaut mieux délaisser les marchés manipulés par les banquiers centraux et fréquentés par les investisseurs au cerveau plus blanc que blanc. Pour savoir où trouver des opportunités inaccessibles aux investisseurs ‘ordinaires’, cliquez ici.]

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Simone Wapler
Simone Wapler
Rédactrice en Chef de Crise, Or & Opportunités et de La Stratégie de Simone Wapler

Simone Wapler est ingénieur de formation. Elle a travaillé dans le secteur de l’ingénierie aéronautique. Cette double casquette ingénieur/analyste financier est un véritable atout qu’elle met au service des abonnés.

Elle aborde les marchés avec l’œil du professionnel, de l’ingénieur, de l’industriel, et non celui du financier.

Son expertise, notamment dans le secteur des métaux de base et des métaux précieux, lui donne une longueur d’avance, une meilleure compréhension des vrais tenants et aboutissants du marché des ressources naturelles — un marché par ailleurs en pleine expansion, dont Simone Wapler connaît parfaitement tous les rouages, notamment au niveau de l’offre et de la demande.

Pour en savoir plus sur Crise, Or & Opportunités et La Stratégie de Simone Wapler.

Visitez le site officiel de Simone Wapler : www.Simone Wapler.fr

2 commentaires pour “Un cerveau plus blanc que blanc ?”

  1.  » Le PER de l’indice large américain est de 31,26, plus élevé qu’en 2008 et 1929. Ce qui veut dire que vous remboursez votre investissement en plus de 31 ans. »

    Sauf si on anticipe justement une augmentation des bénéfices. Et même avec des bénéfices stables, ca correspond à un rendement annuel de 3,2%.

  2. Les taux d’intéret doivent se mesurer face a l’inflation rééle.Par exemple quand l’inflation était de 10% et les taux proches de 5,on était dans la meme situation que des taux a -3 et +2 d’inflation,il me semble

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