Grèce 2012, Italie 2016 ?

Rédigé le 7 juillet 2016 par | Inflation, dettes et récession, Simone Wapler Imprimer

Après Deutsche Bank, c’est maintenant l’Italie vers laquelle il faut tourner notre regard. Voici quelques chiffres.

Les banques italiennes pèsent environ 2 000 milliards d’euros.

Dans ces 2 000 milliards, elles ont 360 milliards de prêts douteux. Le supposé plan de sauvetage des banques pèse 40 milliards d’euros, neuf fois moins, donc.

Elles détiennent aussi 200 milliards d’euros de dette obligataire du gouvernement italien. Ce sont des « actifs financiers » supposés très sûrs.

L’Italie est endettée à hauteur de 133% de son PIB. Lorsqu’il a fallu « sauver » la Grèce, ce ratio était de 143%.

Le populisme monte.

Dette souveraine : Ce noir tableau n’échappe plus aux investisseurs étrangers

Ce noir tableau n’échappe plus aux investisseurs étrangers qui sont très sensibles à ce dernier point.

En effet, le populisme, de droite ou de gauche, est une force d’opposition au Deep State dont vous parle souvent Bill Bonner. En Europe, ce Deep State est entre autres incarné par Mario Draghi à la BCE.

Voici l’allure du bilan de la Banque centrale européenne. Le « bilan » est un terme pudique pour désigner la fausse monnaie créée sous forme de crédit par une banque centrale.

Bilan de la Banque centrale européenne - Dette souveraine

Dans ces conditions, les investisseurs étrangers fuient l’euro et vous ne devez pas vous étonner que les bourses européennes baissent plus que les bourses américaines.


Qui détient massivement la dette obligataire et bancaire européenne ? Les assureurs qui les logent dans vos contrats d’assurance-vie. Il est urgent de vérifier votre contrat d’assurance-vie


Derrière l’Italie, on trouve évidemment la France qui ne tient pas ses promesses budgétaires et dont les dépenses publiques augmentent en continu. Au lieu des économies prévues, les dépenses de l’Etat sont revues à la hausse de 6,8 milliards d’euros. Ces dernières annonces ont été noyées dans les remous du Brexit.

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Simone Wapler
Simone Wapler
Rédactrice en Chef de Crise, Or & Opportunités et de La Stratégie de Simone Wapler

Simone Wapler est ingénieur de formation. Elle a travaillé dans le secteur de l’ingénierie aéronautique. Cette double casquette ingénieur/analyste financier est un véritable atout qu’elle met au service des abonnés.

Elle aborde les marchés avec l’oeil du professionnel, de l’ingénieur, de l’industriel, et non celui du financier.

Son expertise, notamment dans le secteur des métaux de base et des métaux précieux, lui donne une longueur d’avance, une meilleure compréhension des vrais tenants et aboutissants du marché des ressources naturelles — un marché par ailleurs en pleine expansion, dont Simone Wapler connaît parfaitement tous les rouages, notamment au niveau de l’offre et de la demande.

Pour en savoir plus sur Crise, Or & Opportunités et La Stratégie de Simone Wapler.

2 commentaires pour “Grèce 2012, Italie 2016 ?”

  1. Bonjour,

    Vous dites dans votre revue « or et opportunités » que vous recommandez de vendre GDX et GDXJ ce que j’ai fait. Pourtant, ces actions minières ont bien monté les jours qui ont suivi.
    Votre conseil n’est pas pertinent.

  2. s’il est evident qu’il faut pas y toucher
    c’est trop gros pour qu’ils lachent l’italie
    ils s’en foutent ils vont faire double down, et même certains s’en feliciteront

    evidemment si renzi degage cela change la donne ;-))))

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