Arrêtons-nous un peu pour réfléchir au dollar. Cela fait des années que nous disons qu’il va baisser. Il baisse. Il est déjà très bas comparé aux capitaux concrets et à certaines devises (l’euro, la livre sterling, les monnaies matières). Mais nous devons nous demander, en toute candeur : que va-t-il se passer maintenant ? Pour nous, il existe trois possibilités (peut-être quatre)
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Il est tentant de regarder les marchés actuels et d’en arriver à une conclusion simple : l’économie décline… les autorités essaient d’enrayer ce déclin avec plus de cash et de crédit. Par conséquent, le dollar doit baisser, tandis que l’or et les matières premières doivent grimper. C’est notre point de vue de base ; voilà pourquoi nous nous en tenons à notre formule — vendre les actions sur les rebonds, acheter de l’or sur les replis
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Nous assistons à une Guerre des Mondes — entre l’inflation et la déflation. Nous ne savons pas quel côté gagnera, mais nous parions que si l’inflation privilégie l’or, la déflation, elle, ne veut pas de bien aux actions. Mais que voyons-nous ? Cette semaine, la Fed a promis de l’inflation — à pleines poignées. Elle a dit qu’elle injecterait 200 milliards de dollars supplémentaires pour lutter contre la déflation. L’Europe et le Canada suivent sa trace — avec 45 milliards de dollars supplémentaires. D’où provient toute cette oseille… de l’épargne ?
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Le pétrole augmente plus rapidement que l’or. Les deux laissent le dollar loin derrière. Le pétrole a atteint son neuvième record sur les dix dernières séances boursières. Pourquoi le pétrole dépasse-t-il l’or à une telle vitesse ? Les deux peuvent servir de couverture contre l’inflation et la faiblesse du dollar US. En termes plus simples, il est plus facile pour les grands joueurs d’être à l’achat sur le pétrole que sur l’or. Les futures sur le brut sont en ce moment les contrats les plus actifs sur les marchés des matières premières. Si vous voulez faire une opération rapide, c’est de ce côté-là qu’il faut vous tourner
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En 1971, Nixon annonça que les Etats-Unis n’honoreraient plus leurs obligations étrangères sur leur or — suite à l’insistance de Charles de Gaulle pour échanger ses dollars contre le métal jaune dans les années 60. Depuis, le monde fonctionne avec l’étalon-dollar. Les gouvernements étrangers ont empilé des dollars, plutôt que de l’or, en faisant confiance au Trésor US pour s’assurer que leurs dollars ne perdraient pas trop de valeur. Hélas, c’est exactement ce que le dollar a fait. Il est passé de 1 $ environ à cinq cents au cours du 20ème siècle. Mais la chute a été relativement graduelle… et d’autres devises ont chuté avec lui – plus ou moins.
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Nous avons donc été assez surpris de lire les commentaires d’un banquier central dans le journal du matin. Allant à l’encontre de la tendance dominante en ce moment, le directeur de la Banque centrale indienne, Homi Ranina, a récemment donné des conseils qui semblaient étrangement incongrus étant donné sa profession… "Achetez de l’or"
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Retenez bien ce jour : à Shanghai, la cotation des futures aurifères a commencé le 9 janvier dernier. Il s’agit de contrats libellés en yuans portant sur un kilo de métal jaune. Selon une rumeur de marché, au début, le contrat ne devait porter que sur 300 grammes, mais ce poids aurait finalement été relevé… afin de décourager les particuliers amateurs d’émotions spéculatives. Le Chinois est joueur… Bref. Au terme du contrat, il est possible de se faire payer sa valeur en yuans, ou de prendre livraison du poids de métal correspondant
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Les Etats-Unis sont-ils déjà en récession ? Oui, déclare Warren Buffett [et l’indice ISM manufacturier]. S’agit-il techniquement d’une récession, nous n’en savons rien. Mais ça n’a pas vraiment d’importance. Partout, les indicateurs signalent une économie qui ralentit. Nous attendons simplement les détails — elle ralentit comment ? Et pour combien de temps
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Avec une production de l’ordre de 270 tonnes l’année dernière, la Chine est maintenant en tête des pays producteurs d’or, devant l’Afrique du Sud. Sa croissance économique de l’ordre de 10% l’an stimule la demande de métal, qu’elle provienne des particuliers ou des entreprises
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Fut un temps où, lorsqu’il n’y avait pas de statistiques ou de grande nouvelle pour justifier une tendance, les marchés choisissaient systématiquement la hausse. La moindre petite information était triturée, malaxée et interprétée jusqu’à ce que les investisseurs puissent grappiller quelques points en plus sur les principaux indices. A présent, c’est l’inverse — et dans des journées de latence comme hier, où l’on digérait la mauvaise performance de l’ISM manufacturier US tout en attendant les statistiques prévues aujourd’hui… les marchés optent pour la en baisse
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Rien ne va plus dans le monde de la finance, décidément ! Imaginez un peu : Berkshire Hathaway, en baisse de 2,50% sur une seule séance ! Avec des bénéfices en baisse ! Où va le monde, franchement… Le Sage d’Omaha lui-même estime que la belle époque est terminée, pour Berkshire Hathaway. Une page se tourne-t-elle dans le monde de l’investissement ? Mais même si les résultats du prestigieux fonds avaient été positifs, cela n’aurait pas suffi à sauver les marchés
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La crise du dollar est assez simple en elle-même. Ben Bernanke a clairement fait comprendre que la Fed avait tous ses canons pointés sur la déflation. Et tandis qu’elle fait feu, l’inflation attaque depuis l’arrière. Les marchés des changes attendent une nouvelle baisse des taux à Washington… tandis qu’à Bruxelles, la Banque centrale européenne fait preuve de sévérité à l’égard de l’inflation. Que peut faire un spéculateur en devises ? Il échange ses dollars contre des euros
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Pourquoi le dollar chute-t-il ? Pourquoi l’or grimpe-t-il ? Vous connaissez déjà la réponse, cher lecteur : parce que les gens chargés de surveiller le dollar veulent qu’il baisse. Ils font tout ce qu’ils peuvent pour s’assurer qu’il perde de sa valeur. Et jusqu’à présent, au moins sur ce point, ils réussissent
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Les nouvelles sont à la fois bonnes et mauvaises — tout dépend du point de vue où l’on se place. Parmi les bonnes nouvelles, il y a eu la hausse du Dow et la baisse des obligations de long terme. Peut-être que ces actifs envisagent tous la croissance et la prospérité… ou simplement l’inflation. Nous n’en savons rien. Les rendements des bons du Trésor longs, par exemple, ont grimpé (ce qui arrive lorsque les prix baissent). Curieusement — et peut-être que ça en dit long — ils montent alors même que la Fed baisse les taux courts
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Jusqu’à présent, les banques centrales pouvaient s’en sortir avec des politiques d’argent facile parce que les Chinois compensaient les augmentations de la masse monétaire par d’immenses augmentations de la main d’œuvre. Des millions de Chinois sont passés de la ferme à l’usine — diminuant les coûts de main d’œuvre partout dans le monde… et, avec eux, les prix des produits de consommation. Mais il y a de nombreuses choses que la main d’oeuvre bon marché ne peut pas produire
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Epargne
M. Trichet au service de l'or : la BCE battue par l'inflation
par Simone Wapler 22 février 2008M. Trichet reste la main crispée sur son robinet. Avec l’autre main posée sur le coeur, il jure qu’il combat l’inflation. Il n’écoute pas les suppliques des traders déshydratés, des banquiers haletants, des assureurs pris à la gorge. Même les exportateurs angoissés tirent la langue : ils aimeraient bien voir l’euro à égalité avec le dollar. Mais point de ce nivellement par le bas, M. Trichet combat l’inflation, dormez en paix braves gens !
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Hier, nous proposions une modeste hypothèse. Prises entre les feux croisés de l’inflation et de la déflation, les actions ont été immobilisées. Elles "devraient" baisser, mais elles reçoivent des signaux contradictoires. La déflation les force à baisser la tête — mais l’inflation les empêche de battre en retraite. Elles sont coincées
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Epargne
L'un des plus grands experts "matières premières" de la planète vous livre son sentiment
par Isabelle Mouilleseaux 7 février 2008Si vous aimez les minières, vous le connaissez sûrement. C’est l’un des plus grands experts mondiaux en la matière. Sa passion ? Les métaux précieux. Tout a commencé à Londres. C’est là qu’est née sa passion. Graham Birch sort de l’Imperial College avec un diplôme de géologie minière en poche et se lance dans les marchés en 1984. Il deviendra gestionnaire d’un fonds matières premières en 1993 — et là, il va se faire un nom. Son équipe fait fureur
