Que se passe-t-il avec les prix de la nourriture ? C’est bien connu, les matières premières agricoles sont très cycliques. Les prix grimpent ; les agriculteurs plantent plus. L’excès de récolte qui en résulte provoque une baisse des prix.
or
-
-
Epargne
Baril à 114 $ et discours bidon sur le contrôle de l’inflation
par Philippe Béchade 16 avril 2008Dans un contexte d’économie globalisée, l’action résolue de la BCE, ou de quelques autres banques centrales occidentales, pour restreindre la demande intérieure ne peut avoir aucun effet sur la flambée des matières premières et des produits agricoles. Nous pouvons toujours nous mettre à circuler en vélo sur nos autoroutes et nous contenter d’un bout de lard le dimanche, cela ne fera aucune différence sur le cours mondial du pétrole ou de la viande
-
Crise financière, crise économique… Vous pensez trouver un réconfort dans l’or, échapper ainsi à la GAF (Grande Apocalypse Financière), agripper une bouée de sauvetage et voici que vous lisez que l’or peut baisser. Attendez, ne vous découragez pas. Oui, l’or peut baisser. Aucune tendance ne suit une trajectoire rectiligne. Le métal jaune est en hausse quasi-continue depuis maintenant six mois. Il doit nécessairement chuter pour reprendre son élan ; ce serait normal, sain et profitable : préparez-vous à accumuler et à charger la mule
-
Parti en août dernier de 640 $ l’once, l’or a progressé continuellement jusqu’à atteindre un point haut il y a un peu plus de quinze jours à 1 032 $. Une hausse de plus de 60% en un peu plus de six mois. Le repli de l’or consécutif à la consolidation des matières, il y a trois semaines, a emporté le cours sous les 900 $. Or le franchissement marqué et prolongé de ce seuil est susceptible d’interrompre momentanément le scénario haussier de l’or. Nous pourrions entrer dans une phase de consolidation qui pourrait durer quelques temps.
-
La seule explication que je trouve à cette euphorie est la suivante : les investisseurs semblent avoir décidé que la crise financière (du crédit) est derrière nous. Et pour l’instant, ils font fi de la crise économique qui arrive sur nous. La crise financière est-elle vraiment derrière nous ? Difficile à dire
-
"Comment est-ce qu’on appelle le fait de voir les actions de la cinquième plus grande banque d’investissement [des Etats-Unis] s’échanger 50 $ le jeudi et 3 $ le lundi suivant ?" demande Jim Cramer. "Moi, j’appelle ça un plancher". Bien entendu, tout le monde affirme avoir vu le plancher des cours, sur les places américaines, en janvier… et le plancher du secteur financier lorsque les propriétaires de Bear Stearns ont paniqué et accepté de vendre la société pour 2 $ l’action… un prix ensuite revu à la hausse
-
En Europe, nous ne fondons guère d’espoirs sur une embellie dans le secteur des services. Les signes de ralentissement économique se multiplient et nous en voulons pour preuve le net recul de 0,5% des ventes de détail en Zone euro (-0,8% hors alimentation). Voilà qui contredit la thèse du découplage défendue par la BCE, mais également par Christine Lagarde. Notre ministre de l’économie s’est ainsi lancée hier dans un vibrant hommage rendu à la rigueur dont fait preuve J.C. Trichet en matière d’inflation et à sa maestria dans la mise en oeuvre de mesures de soutien au système financier
-
Notre collègue de Melbourne, Dan Denning, pense que nous avons un problème, à La Chronique Agora. "La majeure partie des choses prédites par notre ligne éditoriale (vieille de près de 10 ans, maintenant) s’est produite", écrit-il. "Et maintenant ?". Les lecteurs se lassent de nos thèmes… ils veulent un vrai dénouement. Sauf que ce dénouement va prendre du temps
-
Les plus fervents partisans du métal précieux, s’ils se montrent suffisamment patients, pourraient bénéficier d’une belle fenêtre pour réinvestir dans des conditions aussi favorables qu’il y a trois mois, lorsque l’once d’or a rebondi dans la zone des 800 $… mais aussi et surtout battu un record historique face à l’euro, ce qui lui ouvrait un boulevard vers des sommets que nous estimions vertigineux
-
Là où Ben Bernanke voit soupes populaires et déflation, les banquiers centraux oeuvrant pour défendre la devise allemande à Bonn durant cinq décennies ne pouvaient voir qu’inflation galopante de la masse monétaire. A deux reprises
-
Dans le brouhaha qui régnait lorsque l’or a passé la barre des 1 000 $/once, un autre seuil a été franchi, dans ce marché haussier de neuf ans — et il est passé parfaitement inaperçu. Comme la clinquante barre des 1 000 $, ce niveau offre un joli chiffre rond que les medias pourront mettre en avant. Il arrive même avec un zéro en plus. Mais ce niveau pourrait se révéler bien plus important que les 1 000 $/once — et pour bien plus de gens — parce qu’il montre à quel point la tendance haussière des cours de l’or a été solide et forte jusqu’à ce jour. Historiquement, il souligne les tendances sous-jacentes à la fois de la faiblesse du dollar et de la vigueur du métal jaune
-
Il ne se passait rien de passionnant hier sur les places boursières européennes ; cela s’est confirmé au fil des heures puisque la séance s’est conclue par un score d’une désarmante banalité, c’est-à-dire par une baisse de 0,33% sur le CAC 40. Nous avons donc décidé de nous abreuver aux meilleures sources d’inspiration, au premier rang desquelles nous plaçons, tel un vieux trognon de pomme oxydé sur un piédestal en argent massif, les discours du type "langue de bois ciselée dans de la racine de thuya" du patron de la BCE
-
Qu’avons-nous là ? L’or enregistre un rebond. Avons-nous vu le creux de la vague ? Le moment d’acheter est-il venu ? Est-ce la dernière fois que nous verrons l’or sous les 1 000 $ de notre vivant ? Nous n’avons pas les réponses. Mais lorsque nous réfléchissons à ce marché haussier, nous nous rappelons toutes les fois où nous avons essayé "d’acheter les replis" sans véritable bonne raison. Lorsque l’or était à 500 $… nous avons attendu qu’il revienne à 450 $ pour nous renforcer. Et lorsqu’il était à 700 $… nous voulions qu’il passe à 600 $ avant d’en racheter. Souvent, il ne se repliait pas assez… voire pas du tout
-
Les marchés financiers ne sont pas toujours rationnels, raisonnables, compatissants… ou "justes". Mais ils sont toujours très primitifs. Et ils utilisent toujours l’effet de surprise pour attirer les investisseurs naïfs loin de la meute. Depuis quelques jours, le marché des matières premières malmène beaucoup, beaucoup d’investisseurs — les naïfs comme les vigilants. Parfois, il est impossible d’éviter les coups… particulièrement si vous êtes à portée
-
Le moins que l’on puisse dire, c’est que le week-end de Pâques aura fait du bien aux marchés. Quatre jours (trois, dans le cas des places américaines) de repos, et hop ! Tout le monde en selle pour une hausse spectaculaire. Le CAC 40 enregistrait ce matin une hausse de 3,09%, à 4 673,76 points à l’ouverture, tandis qu’à Londres, on était à 3,19% pour le FTSE. Francfort n’était pas en reste, avec une hausse de 3,03% dans le même temps sur le DAX
-
En dépit de toutes les mauvaises nouvelles, la Semaine Infernale n’a pas été si terrible. C’est plutôt comme le Purgatoire… les limbes… ou un foyer de réinsertion au sortir de prison. Les journaux parlent d’une crise financière mondiale — mais jusqu’à présent, les effets de cette crise sont extrêmement limités. L’OCDE rapporte qu’au niveau mondial, le chômage n’est que 0,3% plus élevé qu’il y a un an — le même chiffre que pour le chômage américain durant la même période
-
Si vous vous accrochez suffisamment longtemps à une idée ou à une tendance dominante, vous pouvez être sûr que vous finirez par devenir radical, d’avant-garde ou contrarien… voire les trois à la fois. A l’inverse, si vous vous accrochez à une idée ou à une mode radicale suffisamment longtemps, vous pouvez être sûr que vous finirez au beau milieu d’eaux stagnantes terriblement conventionnelles
-
Cette semaine, la Fed a agi — baissant une nouvelle fois son taux directeur de 75 points de base, à 2,25%. Facile, le métier de banquier central, non ? Lisez les titres des journaux. S’ils sont négatifs ou inquiétants, baissez les taux. S’ils sont positifs… ou inflationnistes… augmentez-les
