En Inde, que nous avons quittée hier matin, les prix de la nourriture grimpent en flèche. Partout dans le monde, au niveau des ventes en gros, il y a de l’inflation. Le pétrole a grimpé de 115% depuis janvier 2009. Le WTI est à 85 $ le baril à l’heure où nous écrivons ces lignes. Le minerai de fer a grimpé de 95% au cours de la même période. Il existe aussi ce qu’on appelle le Rind Index, qui suit les matières premières auxquelles les gens ne prêtent pas attention habituellement — des choses comme la toile de jute et les peaux tannées. Ces choses sont utilisées dans l’industrie pour fabriquer d’autres choses. Il n’y a pas beaucoup d’achats spéculatifs. Mais il y a beaucoup d’inflation. Le Rind Index a grimpé de 50% depuis janvier 2009
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Epargne
Les banques centrales achètent de l'or : c'est le monde à l'envers !
par Addison Wiggin 22 mars 2010L’année dernière, les banques centrales étaient acheteuses nettes d’or pour la première fois depuis 1988. De fait, c’est l’année où elles ont acheté le plus d’or depuis 1964. Les détentions totales des banques centrales du monde entier, selon le World Gold Council, ont augmenté de 425 tonnes métriques l’année dernière
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En Chine, l’inflation des prix à la consommation a atteint en février un niveau record sur ces seize derniers mois — une augmentation de 2,7% d’année à année. Le Bureau national des statistiques chinois n’a pas tardé à publier une annonce pour rassurer tout le monde sur le fait que "les augmentations de prix seront cette année modérées et contrôlables", mais ça n’a pas suffit à calmer les investisseurs, qui cherchent toute les excuses possibles pour se sentir nerveux. Et toute nouvelle qui pourrait, à l’avenir, signaler un resserrement monétaire en Chine… suffirait à leur donner la frousse de leur vie. La nouvelle est également une bonne excuse pour les investisseurs qui souhaitent boucler leurs positions aurifères — le métal jaune cotait 1 105 $ au moment où nous écrivions ces lignes
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Les Etats-Unis vont devoir emprunter 1 600 milliards de dollars supplémentaires cette année. Ils devront ensuite continuer à emprunter plus de 1 000 milliards annuels pendant des années. Il n’y a pas de surplus — jamais — dans quelque prévision budgétaire plausible que ce soit. Que feront les investisseurs obligataires de tout ça ? Que se passera-t-il s’ils voient l’inflation augmenter ? Et s’ils ne veulent plus prêter ? Et si les rendements du bon du Trésor US à 10 ans (qui grimpent lorsque les prix obligataires baissent) passent à 5%, voire plus de 15%, comme ils l’ont fait au début des années 80
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Les minières aurifères ont déçu. "Sous pression et faute de catalyseur, les minières perdent de leur éclat", constatait tristement La Tribune. Bloomberg souligne la contre-performance du Standard & Poors TSX Gold Index par rapport à l’once. Faut-il déserter la mine et méditer l’opinion de Mark Twain pour qui tout mineur était un menteur muni d’une bêche au bord d’un trou ? Non, bien sûr
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En général, les prêteurs recherchent ce qu’ils appellent "la couverture" de la dette — la dette comparée aux revenus. Si l’on prend les revenus US dans leur ensemble, on s’aperçoit que la dette fédérale américaine représente actuellement un peu plus de 80% du PIB. Mais ce chiffre augmente rapidement. Il dépassera les 100% dans deux ou trois ans seulement. Et alors ? Tant qu’on a un revenu suffisant pour couvrir tout ça, pas de quoi s’inquiéter, non ? D’accord, considérons les choses sous cet angle. Sauf que ce n’est guère brillant là non plus. L’impôt sur le revenu ne génère que 43% du budget. Les autorités obtiennent un peu plus grâce aux impôts sur les sociétés et autres… mais le déficit est énorme… représentant entre un tiers et la moitié de toutes les dépenses
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La France a appris hier que son taux de chômage était revenu au-dessus des 10% — il n’y avait pas franchement de quoi hisser le drapeau de la victoire. Les investisseurs européens ont également choisi de se concentrer sur l’immobilier américain : la baisse de 7,6% des promesses de vente (contre une hausse de 1% attendue) a pesé sur leur moral
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Les recettes fiscales du gouvernement fédéral US ont plongé au mois de février… et les prêts bancaires continuent de se contracter. La semaine dernière, ils ont diminué de 33 milliards de dollars — c’est leur septième semaine consécutive de contraction. Comment une économie peut-elle se développer alors que les banques prêtent moins d’argent ? Nous n’en avons pas la moindre idée
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Aux Etats-Unis, Le quidam qui ne possède qu’une babiole en or offerte par sa grand-mère est rapidement repéré par l’initié, qui profitera de sa détresse et de son ignorance, puisque le trading sur l’or est quasiment institutionnalisé. En temps de crise, ça devient presque un réflexe : se séparer des bijoux de famille devient un passe-temps pour le chômeur endetté. De l’autre côté du spectre, il y a des sociétés, parfois cotées en Bourse, comme Dollars 4 Gold, Get Gold Cash ou encore Cash 4 Gold
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Les avoirs de certains militaires de haut rang qui chapeautent les "gardiens de la Révolution" ont été gelés sur le sol américain. Beaucoup d’investisseurs ont encore en mémoire les propos d’Hillary Clinton tenus lors d’une visite au Qatar la semaine dernière et qui qualifiait l’Iran de pays dérivant vers une dictature militaire. Mais peut-être nous alarmons-nous pour rien : la hausse du pétrole pourrait aussi bien résulter d’un simple arbitrage au détriment de l’euro, après avoir été justifiée durant plus de neuf mois par une défiance viscérale (et toujours justifiée) envers le dollar
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Epargne
Impressionnant : l'or pulvérise son record en euro (2)
par Isabelle Mouilleseaux 23 février 2010La Grèce est clairement derrière la faiblesse actuelle de l’euro. Mais ce n’est pas la seule. Juste derrière la Grèce, il y a l’Espagne et la France. Oui, je dis bien la France. Et là, on change clairement de dimension. On sort de la catégorie poids plume et on plonge dans la catégorie poids lourd. Car la dette de ces deux pays représente un tiers du PIB de la Zone euro
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L’or, c’est de la véritable monnaie. Ou du moins, c’est de la monnaie aussi véritable que possible. L’or représente la richesse. Il peut être échangé contre de la richesse. Et dans la mesure où l’offre d’or extrait se développe à peu près au même rythme que l’économie elle-même, l’or tend à garder sa valeur au cours des siècles. Aujourd’hui, l’or vaut à peu près autant que ce qu’il valait il y a 2 000 ans. Mais vous nous avez déjà entendu parler de ça, n’est-ce pas ? Eh bien, ce que nous voulons expliquer aujourd’hui est différent. Si l’or garde sa valeur, plus ou moins, année après année… comment pouvez-vous vous attendre à faire de véritables profits en détenant de l’or ? Ne gardera-t-il pas sa valeur à l’avenir aussi
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Epargne
Impressionnant : l'or pulvérise son record en euro (1)
par Isabelle Mouilleseaux 22 février 2010Le cours de l’once en euro a gagné 27% depuis l’été, et 8% depuis le 1er janvier (contre 0,9% seulement pour l’or libellé en dollar). Et surtout, l’once a atteint jeudi dernier un sommet historique à 825 euros. L’ancien record datait de début décembre à 810 euros (au même moment l’once d’or libellée en dollar atteignait elle aussi un pic historique à 1 226 $). Record pulvérisé
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Epargne
Or : vous êtes victime d'un affreux effet d'optique. Ouvrez les yeux
par Isabelle Mouilleseaux 15 février 2010Tout le monde le martèle. Vous détenez de l’or ? Pauvre de vous… La presse financière et économique ne cesse de vous le répéter. Elle vous l’assène tous les jours depuis quelques semaines : depuis son record historique à 1 226 $ en décembre, l’or baisse. Ce discours baissier permanent sur l’or est bien mauvais pour votre moral… Je perds de l’argent, êtes-vous en train de vous dire… Alors Simone et moi-même jetons un pavé dans la mare : NON ! Cessez de croire que vous êtes en train de perdre de l’argent si vous détenez de l’or. Vous en gagnez !
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Quand les marchés s’effondrent, la demande pour le métal jaune augmente, engageant ainsi une pression haussière sur le prix de l’once. Les pertes potentiellement engendrées sur les investissements en action peuvent alors être compensées, du moins partiellement, par les éventuels bénéfices réalisés sur l’or. Cette relation entre les actions et l’or n’a pourtant pas souvent été mesurée de manière précise ; dans la majeure partie des cas, elle n’a été qu’observée au jour le jour. Evidemment, la presse financière ne peut pas s’en plaindre. Quoi de plus facile que de titrer : "L’or monte, alors que les actions chutent". Pourquoi y chercher de la difficulté
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Nous avons eu notre marché haussier. Il a emmené le Dow sous les 1 000 points à plus de 14 000 en l’espace de 26 ans. Nous avons également eu une bulle. Tout le monde s’est bien amusé pendant la fête. A présent, il est temps de faire le ménage. Il est temps de voir un krach arriver… ainsi qu’un marché baissier pour les actions. C’est comme ça que ça marche. Désolé
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L’information est tombée en fin de semaine dernière… le Sénat américain a voté une augmentation du plafond de la dette des Etats-Unis, jusqu’à 14 300 milliards de dollars. Cela va permettre au Trésor US d’emprunter plus d’argent pour rembourser la dette existante, mais aussi payer le déficit annuel de 1 300 milliards de dollars de cette année. Ben Bernanke a également été réélu pour un mandat de quatre ans au poste de destructeur en chef du dollar, à 70 voix contre 30
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Le gouvernement vietnamien a ordonné, purement et simplement, que toutes les plates-formes de trading sur l’or ferment leurs portes d’ici fin mars. Pourquoi ? Une spéculation à outrance et l’usage de leviers hors normes, selon les officiels de Hanoï. Dans son communiqué, le gouvernement stipule que "tant les opérateurs que les propriétaires de plate-forme de trading sur l’or effectuent leurs transactions sur des fondements fragiles qui manquent d’un cadre et de connaissances légales, économiques et techniques"
