Il ne vous a pas échappé que les interventions monétaires dites compétitives se multipliaient. En pratique, il ne s’agit que de destruction monétaire en règle. Un banquier central soutient une monnaie étrangère en en achetant suffisamment sur le marché pour faire monter son cours et donc faire baisser sa propre monnaie. Seul problème : ce qu’il achète se crée — s’imprime — à volonté. Ce ne sera donc jamais assez
or
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A 1 353 $ et 967 euros l’once, l’or est certainement rentré dans la troisième phase de son grand marché haussier, celle qui verra son sommet et son déclin, jusqu’à la prochaine crise. Mais cette troisième phase devrait durer quelques années. En 1980, les progressions de l’or et de l’argent furent respectivement de 2 276% et 3 099% avant la traversée du désert. Nous n’en sommes qu’à 412% et 419%
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Epargne
Pourquoi l'inflation est toujours Une Très Mauvaise Nouvelle (UTMN)
par lemogamboguru 25 octobre 2010Bloomberg a annoncé que le département du Travail US avait publié son nouveau rapport. Ce dernier démontre que "si on inclus les coûts volatils de l’alimentation et de l’énergie, les prix de gros ont augmenté de 0,4%" par rapport au mois précédent, ce qui est assez mauvais. Le document contenait aussi un encart disant que "le prix de l’alimentation avait augmenté de 1,2% en septembre par rapport au mois précédent, sa plus grosse augmentation depuis le mois de mars"
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Ben Bernanke sait faire plaisir à ses amis de la finance. Fin août, le président de la Réserve fédérale a décrété une nouvelle vague d’assouplissement quantitatif. Tout le monde sait maintenant à qui profite le crime… Depuis cette annonce, la valeur de l’ensemble des actions cotées sur les marchés américains a progressé de 10%, soit près de 1,3 milliard de dollars
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L’indice CRB, une référence assez large dans le secteur des matières premières, a dépassé les 300 à l’ouverture de jeudi. La Chine a publié des données de douane pour septembre qui révèlent une augmentation des importations de matières premières en général, mais surtout des importations de pétrole brut. La dernière fois que le CRB avait atteint les 300, c’était en octobre 2008 — quand toutes les catégories de capitaux étaient en vente, pour lever des liquidités
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"Les Etats-Unis doivent créer entre 125 000 et 150 000 emplois chaque mois simplement pour absorber les nouveaux travailleurs et empêcher le chômage de grimper. Si bien que retrouver l’ancien sommet de l’emploi une décennie plus tard ne suggère pas franchement un marché du travail sain". Faisons une petite pause pour réfléchir au paragraphe précédent. Il ne suffit pas de simplement récupérer les 8,36 millions d’emplois perdus durant la crise. Les Etats-Unis doivent également créer environ 15 millions d’emplois en plus au cours des 10 prochaines années pour tenir le rythme de la croissance démographique et revenir au plein emploi. Soit 23 millions d’emplois en tout. Eh bien, devinez combien d’emplois ont été créés au cours des quatre derniers mois ?
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C’est une chose que d’introduire de petites quantités d’"argent" supplémentaires dans une économie prospère et en croissance. C’est une fraude. C’est une erreur. Mais ça ne fait pas exploser le système. C’est un vol mineur ; personne ne s’en soucie. C’est une autre chose, en revanche, que d’introduire de grandes quantités de nouvelle devise dans une économie qui s’enlise. Mais c’est ce à quoi les marchés semblent réagir — ou du moins à l’anticipation d’assouplissement quantitatif
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Mi-septembre, j’écrivais dans L’Edito Matières Premières au sujet de l’argent (qui cotait alors aux alentours de 19,50 $) : "nous pouvons viser un retour vers les plus hauts de début 2008, à 21,50 $, pour ensuite prendre la direction des 23 $". Trois semaines plus tard, le seuil psychologique des 20 $ a été pulvérisé ; mon objectif numéro un de 21,50 $ a été atteint ; mon objectif numéro deux de 23 $ a été atteint ; il y a quelques heures à peine… Et maintenant ?
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La Banque du Japon ne voulait à aucun prix d’un dollar sous les 83 yens… le voici qui teste 82,2. Les cambistes pensaient voir la BCE s’inquiéter de l’enfoncement des 1,38/euro mais le voici 24 heures plus tard sous les 1,40/euro. Il faut bien que quelqu’un "paye pour voir". Ce sont les derniers vendeurs qui vont régler l’ardoise : leurs graphiques leur disent de vendre, les fondamentaux vont dans le même sens, la spirale baissière s’emballe, les esprits s’échauffent… et voici que retentit la fin de la récré
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L’or fait sensation, à tel point que les banques ouvrent d’anciens coffres-forts et en construisent de nouveaux pour stocker l’argent des clients. Les investisseurs achètent de l’or. Ensuite, ils ont besoin d’un endroit où le conserver. Les banques ont donc un nouveau moyen d’engranger des frais — en protégeant l’or. Comme le dit Warren Buffett, au début d’un marché haussier, les gens achètent pour les bonnes raisons. A la fin, ils achètent pour les mauvaises. Nous ne pouvons nous empêcher de nous demander pourquoi les gens achètent-ils de l’or en ce moment ?
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L’or continue de grimper… Selon les experts, il atteindra 1 500 $ l’année prochaine. Ou peut-être 2 000 $. Ou 3 000 $. Peut-être devriez-vous en acheter. La Chine, elle, en achète. Les fonds de pension et les assurances en achètent. Même les banques centrales en achètent. Attendez une minute… peut-être devriez-vous vendre !
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L’once a pulvérisé les 1 300 $, à 1 314 $ actuellement. Soit 960 euros. La foule déprime : de mauvaises statistiques américaines et une anémique croissance du deuxième trimestre revue à 1,6%. Pourtant, les bons du Trésor atteignent des sommets. Pourquoi diable les gens s’arrachent-ils des créances d’un pays qui s’enfonce dans la léthargie économique et imprime de la monnaie à tout va
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Ce que les investisseurs veulent, en ce moment, ce sont de bonnes affaires. Ils pensent pouvoir gagner de l’argent en achetant à prix bas. Ensuite, lorsque la "reprise" arrivera, leurs actions grimperont. Là encore, ils pensent que le marché boursier a un "biais haussier"
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Holà ! Le prix de l’or ne fait que grimper et grimper. Il est à plus de 1 310 $ à l’heure où nous écrivons ces lignes. Nous attendons une panique à la vente… une crise boursière… pour un retour aux marchés craintifs, "averses au risque" de 2008-2009. Cela ne devrait plus tarder. Les gens sont encore au chômage. Les actions ne sont toujours pas bon marché. Et les prix de l’immobilier US continuent de baisser
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Regardons l’ensemble du tableau. Que diront les gens sur cette période dans 30 ou 50 ans ? Comment la décriront-ils ? Quelle sera la version communément admise ? Diront-ils qu’il s’agissait d’une reprise suivie d’une reprise ? Non. Cette histoire a été emportée par le vent. Alors quoi ? Peut-être diront-ils qu’il s’agissait d’une correction du cycle du crédit… une récession de bilan… comme dans les années 30. Peut-être… mais cette fois-ci, l’histoire va plus loin que dans les années 30. A cette époque, les marchés boursiers avaient mal tourné… mais le marché immobilier était encore sain et sauf. Le dollar valait encore de l’or. Des centaines de gouvernements locaux firent faillite, mais il ne fut jamais question de voir le gouvernement américain faire défaut… gonfler sa devise… ou la détruire
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Les places européennes se sont empressées de se réjouir d’une nouvelle rumeur faisant état de la reprise imminente du cycle de quantitative easing (QE, assouplissement quantitatif) par la Fed. Un de ses membres s’est même montré plus précis en évoquant des "montants limités" sur une période plus "resserrée". La presse américaine pense toutefois avoir identifié d’autres pistes après avoir branché son décodeur au fil des dernières déclarations de divers membres de la Fed. Les journaux évoquent un assouplissement quantitatif sans limitation de taille ni de durée, en fonction du possible surgissement de nouvelles difficultés conjoncturelles
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Ces derniers jours, il semblait que les efforts des autorités américaines pour relancer leur économie fonctionnaient. L’or a atteint un sommet après l’autre. Les actions ont grimpé elles aussi. Que se passe-t-il ? Difficile à dire. Si l’or grimpe, ont raisonné les analystes, ça doit signifier quelque chose. Mais quoi ? L’explication la plus évidente est que l’inflation est en route
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"L’or dit quelque chose", écrit Mark Gilbert, éditorialiste de Bloomberg. Que dit-il ? Personne ne le sait. Enfin, personne dans les bureaux de la Chronique Agora. Nous écoutons. Nous entendons. Mais nous ne savons pas encore ce que diable l’or pourrait bien dire. Le métal jaune s’exprime par énigmes. La semaine dernière, l’or a encore parlé. Il a atteint de nouveaux records
