Quand les liquidités disparaissent, le krach menace
La séance du 14 octobre a révélé une fragilité inquiétante des marchés et les premières ventes forcées pourraient bien en appeler d’autres.
La séance du 14 octobre a révélé une fragilité inquiétante des marchés et les premières ventes forcées pourraient bien en appeler d’autres.
Alors que la panique gagne les marchés financiers, les fonds de crédit privé font face à une vague inédite de demandes de retrait.
Ce volet aborde deux signes de l’exubérance monétaire : la hausse des actifs financiers et les sursouscriptions massives aux émissions obligataires.
Depuis 2016, les banques de la zone euro baignent dans une surliquidité structurelle.
Tout le monde veut investir sur les marchés boursiers pour profiter des rendements plus ou moins importants qu’ils offrent, mais personne ne veut être exposé au risque. Pourtant, l’un ne va pas sans l’autre…
Il existe des courants profonds et irrésistibles qui entraînent les prix vers le haut ou les font sombrer. C’est ce que nous appelons la tendance primaire.
Alors que les cryptomonnaies ont connu une forte baisse récemment, il semblerait que c’est la corrélation à la liquidité orchestrée par les banques centrales qui détermine leur trajectoire…
En parallèle de marchés financiers qui chutent depuis des mois, l’idée que le monde entre en récession gagne du terrain. Doit-on s’attendre à un éclatement similaire à celui de la bulle des dot-com ?
Oubliez 2008 et toutes les autres récessions et crises financières de ces dernières décennies : 2020 n’a rien à voir… notamment pour tout ce qui concerne l’emploi.
La société sans cash est une solution que les autorités lorgnent avec convoitise – mais prudence : cette « solution » pourrait se retourner contre elles.
Les banques centrales ou l’art de transformer l’eau d’égout en eau claire… et de dépouiller les contribuables par la même occasion.
Les banques centrales – européenne ou américaine – sont au service de l’industrie financière et non de l’économie réelle… et cette politique commence à montrer ses limites.
L’offensive des banquiers bat son plein… et c’est votre épargne que l’on envoie au front, pour se prendre une balle en pleine tête.
Qu’est-ce que c’est malcommode, les espèces ! Ces pièces qui alourdissent le portefeuille, vont se perdre derrière les coussins du canapé, cette ferraille qu’on fouille à la recherche des trois centimes qui manquent à la caisse…
Aux prix actuels, il y a bien plus de risques à la baisse qu’il y a de récompenses à la hausse. Après avoir atteint les plus hauts bénéfices enregistrés depuis des décennies, que sont censées faire les entreprises ? Et alors que les revenus des ménages sont encore en stagnation ou en baisse, comment vont-elles le faire ?
Les actions ont perdu du terrain. Même l’or… cet ami si fidèle… nous a tourné le dos la semaine dernière, passant sous les 1 600 $ l’once. Oh, très cher lecteur… tout fiche le camp. A quoi nous raccrocher ?
Faut-il en acheter des actions — alors que toutes les preuves démontrent qu’elles sont susceptibles d’entamer une longue baisse… et produiront probablement des rendements inférieurs à la moyenne pendant de nombreuses années ?
Quelle est l’alternative ? Des liquidités !
Les Banques centrales augmentent la masse monétaire. Mais elles ne peuvent faire fondre l’énorme quantité de cash et de crédit littéralement congelée dans le système. La dépression a réfrigéré l’économie. Les autorités ont ouvert les vannes, mais les liquidités gèlent. Cette vague de froid pourrait durer longtemps. En fait, étant donné que les autorités bloquent les ajustements nécessaires, ça pourrait dégénérer en ère glaciaire. Et les dirigeants ne peuvent pas y faire grand-chose — sinon empirer la situation
