Au Japon, les déficits dépassent un peu les recettes fiscales. Aux Etats-Unis, c’est l’inverse. Dans les deux cas, les déficits sont gigantesques… et continuent de s’approfondir. En dépit de ses déficits gargantuesques, le Japon n’a pas réussi à dépenser jusqu’à sortir de la dépression… ou de la déflation. Au contraire, plus il dépense pour lutter contre la déflation, plus les prix chutent
immobilier
-
-
Dans un article récent, le National Bureau of Economic Research rapporte qu’un bon indicateur pour anticiper la venue d’une crise est de regarder la croissance des crédits. Or si la croissance économique à double chiffre de l’empire du Milieu dure depuis plus d’une décennie, le bond des crédits n’a véritablement explosé qu’en 2008. Et, maintenant que l’on sait que la croissance chinoise n’a été que peu affectée par la dernière crise financière, les milliards de dollars injectés par le pouvoir central vont très certainement générer une crise made in China sans précédent
-
A Shanghai, de janvier à septembre, le prix moyen pour les logements de haut standing a progressé de 54% à près de 5 400 dollars le mètre carré. L’explosion ne se fait pas sentir qu’à Shanghai. Durant le seul mois de novembre, le prix moyen des 70 plus grandes villes chinoises a bondi de 5,7%, alors que les constructions d’immeubles sur l’ensemble du territoire ont presque triplé (+194% en un mois)
-
Epargne
Dubaï et Shanghai déraillent, la planète bulles bientôt sur la paille ?
par Philippe Béchade 27 novembre 2009La crise de l’immobilier de Dubaï n’est plus un secret pour personne. Mais il est très prématuré d’envisager un défaut de paiement à la mode lettone ou islandaise. Abu Dhabi ne laissera certainement pas tomber son prestigieux voisin. L’agence Moody’s ne s’embarrasse pas de ce genre de considération : elle abaisse sa notation sur six entités émettrices d’obligations publiques de Dubaï. Elle est notamment passée de A3 à Baa2 sur DP World et sur Dubai Electricity & Water Authority (DEWA), et de A3 à Ba1 sur DIFC Investments (DIFCI)
-
La Fed nous refait le même coup tous les week-ends depuis le début du mois de novembre : ses différents gouverneurs régionaux y vont chacun leur tour de leurs déclarations qui torpillent le dollar durant quelques heures ou quelques jours. Cette fois-ci, c’est James Bullard qui s’y colle
-
Epargne
Fraude au PIB : ne vous laissez pas tenter par les marchés actions
par La rédaction 5 novembre 2009Il s’est passé une chose intéressante la semaine dernière. Jeudi, le gouvernement américain a annoncé les chiffres du PIB pour le troisième trimestre. Les résultats ont fait remonter toutes les attentes et ont entraîné les investisseurs dans une frénésie d’achat. Le S&P 500 a terminé la journée avec une augmentation de 2,3%. Mais vendredi, les investisseurs se grattaient la tête d’une main… et cliquaient sur le bouton "vendre" de l’autre
-
Quelle reprise géniale ! Pas d’emplois… Pas de crédit… Pas de ventes… Mais regardez un peu les actions ! Et le pétrole ! Et l’or ! Et même l’immobilier londonien ! Les agents immobiliers, à Londres, annoncent qu’ils sont en rupture de stocks… tandis que les prix atteignent des records. Enfin… les prix demandés, en tous cas. Les prix de vente, c’est une autre histoire
-
Plus le rebond dure, plus il devient dangereux. Le S&P a grimpé de près de 60% depuis mars. Le Dow vient de connaître son meilleur trimestre depuis 1998. Mais si nous sommes dans un vrai marché haussier, il est plutôt bizarre — il lui manque des bouts
-
Epargne
Les Américains ne sont pas si idiots que ça, en fin de compte
par Bill Bonner 23 septembre 2009"L’ère de l’économie est arrivée", dit le PDG de Pepsico. Même au Japon, après 20 années de toux et d’éternuements, les gens ont attrapé "le virus de l’épargne", déclare le New York Times. Alors de quoi a besoin une économie de consommation pour continuer à se développer
-
Jack Lessinger est un "socio-économiste". C’est-à-dire qu’il examine l’ensemble des tendances économiques et la manière dont elles s’intègrent dans le paysage plus large de la vie sociale. Dans son nouveau livre The Great Prosperity of 2020 ["La Grande Prospérité de 2020", ndlr.] –, il prédit la fin de dépression que nous connaissons actuellement pour 2020, preuves à l’appui
-
La brutale chute du nombre de transactions en France en 2008 se traduira dans les prix en 2009. La baisse des taux d’intérêt des prêts à l’habitat ne renversera pas la tendance. En 2008, les ventes de logements neufs ont chuté de 50% dans le neuf et de 30% dans l’ancien. Les professionnels du marché juraient alors la main sur le coeur que le marché ne baissait pas
-
Les taux d’épargne, qui étaient proches du zéro, sont repassés aux environs des 5%. Et lorsque les consommateurs ne sont pas en train de faire des réserves, ils deviennent plus indépendants. Nous apprenons qu’ils plantent des potagers…et qu’ils installent leurs propres centrales électriques […] Dans l’ensemble… les consommateurs semblent se libérer de l’illusion qu’on peut s’enrichir en dépensant de l’argent
-
L’épargne grimpe. Les dépenses baissent. C’est la tendance économique fondamentale de l’ère post-Bulle Epoque. Oubliez le rebond ; il est bidon. Et oubliez les "jeunes pousses". Elles se faneront bien vite sous le chaud soleil estival. Il n’y aura pas de vraie reprise dans un futur immédiat — tant que les erreurs du passé récent ne sont pas corrigées
-
Contrairement à ce que nous redoutions, le billet vert n’a que très peu réagi au communiqué final des dirigeants des quatre pays composant l’acronyme BRIC réunis à Ekaterinbourg depuis ce week-end. Les présidents russe Dimitri Medvedev et brésilien Lula da Silva, le Premier secrétaire chinois Hu Jintao et le Premier ministre indien Manmohan Singh ont réclamé sans surprise une plus grande diversification du système monétaire international avec l’intégration du rouble et du yuan comme monnaies de réserve
-
Les gens sont en train de découvrir que le boom n’était qu’une illusion. La majorité des gains sur l’immobilier américain pendant les 10 dernières années n’était en fait que des sommes astronomiques résultant de l’inflation et dont la fonction était de financer le boom hypothécaire qui a lui même entraîné une bulle des prix. Aujourd’hui, la valeur des actifs dégringole. Et la valeur nette des ménages chute elle aussi
-
Epargne
Grêle de mauvaises statistiques sur les bourgeons de reprise
par Philippe Béchade 11 juin 2009Sur les huit premiers mois de l’exercice budgétaire 2009, le déséquilibre budgétaire global des Etats-Unis a plus que triplé par rapport à la période correspondante de l’exercice 2008/2009. Il s’élève à 992 milliards de dollars, soit 11% du PIB en rythme annuel. Pour mémoire, en Europe, la norme maastrichtienne en matière de déficits budgétaires est de 3%
-
L’argent idiot est relativement facile à détecter. C’est l’argent qui arrive toujours en retard à la fête, habillé à la mode d’hier. Il regarde la télévision et pense que les émissions de télé-réalité montrent la vraie vie… il pense que Ben Bernanke est un grand économiste… et que Tim Geithner s’assure que l’économie continue de tourner correctement. C’est l’argent idiot qui pense qu’on peut corriger toute une génération de croissance du crédit en 24 mois… avec moins de 10% de chômage
-
En 1930, six mois après que le front orageux initial se soit éloigné, la production mondiale avait baissé de 15% environ. On en est environ au même chiffre aujourd’hui. Les marchés n’avaient perdu que 20% au milieu des années 30. Aujourd’hui, ils en sont à -35% par rapport à leurs sommets. Et le commerce mondial a diminué de 15% durant les six mois qui ont suivi l’arrivée du Krach de 1929. Aujourd’hui, il est en baisse de 25%
