USA : Pourquoi les prix des logements sont-ils devenus prohibitifs ? (2/2)
Aux États-Unis, la remontée brutale des taux après quarante ans de baisse a fait exploser le coût total d’un achat immobilier.
Aux États-Unis, la remontée brutale des taux après quarante ans de baisse a fait exploser le coût total d’un achat immobilier.
L’immobilier américain n’est pas devenu inaccessible par hasard. L’expansion monétaire, l’érosion de l’épargne…
Ben Bernanke presse le Congrès US de relever le plafond de la dette d’ici la mi-février (personne ne doute qu’il en sera bien ainsi) en attendant de s’attaquer de front au problème des déficits d’ici début mars.
▪ Plus les commentateurs en font des tonnes sur une information positive même pas vérifiable et contraire aux réglementations européennes, plus vous pouvez être certain que les raisons de la hausse du jour sont complètement bidon. Mais en même temps, comment ne pas s’attendre à des manoeuvres — dont la logique échappe au grand public — la veille de l’expiration du contrat sur le VIX qui survenait ce mercredi en début d’après-midi ?
▪ Peut-être assistons-nous à l’émergence d’un nouveau consensus psychologiquement confortable mais décorrélé de la réalité. Le secteur immobilier a touché le fond… la pierre retrouve des couleurs… l’embellie se dessine au coin de Wisteria Lane et les desperate homeowners (comprenez les propriétaires désespérés) peuvent retrouver foi dans l’avenir.
Nous avons appris il y a trois jours que la construction a plongé en octobre. Il se construit 11% de maisons en moins par rapport au mois dernier. Sur les habitations collectives, les chiffres sont pires — moins 35%. Pourquoi la construction serait-elle en baisse au moment même où l’économie reprend soi-disant des forces ? Eh bien, les constructeurs se sont demandés ce qui arriverait aux maisons une fois qu’ils auraient fini de les construire. Le nouveau crédit d’impôt sur les maisons devait expirer ; ils n’étaient pas sûrs que les politiciens seraient assez idiots pour le renouveler
Les principaux détenteurs de dollars sur cette planète vont-ils observer sans réagir une camarilla de spéculateurs influents laminer la valeur du billet vert pour faire exploser le compteur de leurs bonus avant que les bulles qu’ils gonflent depuis la mi-juillet n’éclatent un beau matin ? Et pendant ce temps là, le Trésor américain fait le trottoir à Pékin pour tenter de maintenir l’économie américaine à flot
