La plupart des économistes pensent que les problèmes financiers des Etats-Unis — et du reste du monde — sont une récession typique, causée par un manque de demande. Selon eux, il suffirait de déterminer comment stimuler le consommateur… et tout irait bien
dette
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Lorsqu’on a plus de dettes qu’on ne peut en payer, mieux vaut le reconnaître… faire défaut… baisser la tête… présenter des excuses… promettre qu’on ne vous y reprendra plus… … et retourner à vos affaires. Le plus tôt sera le mieux. D’où vient cet auguste conseil ? De l’histoire récente — et pas si récente
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Alors que j’étais interrogé par une journaliste financière cette semaine, elle me demandait mes thèmes principaux pour 2011. Je pense que cet optimisme ne perdurera pas. En effet, à l’heure où nous ferons les comptes, nous constaterons sans doute que l’effort déployé par les institutions en assouplissement monétaire et autres mesures non conventionnelles auront finalement coûté bien plus cher que ce que cela n’aura rapporté
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Il y avait quelque chose d’amusant dans les nouvelles d’hier : le Japon est venu en aide à l’Europe. Suivant l’exemple de la Chine, le Japon a déclaré qu’il allait prêter de l’argent aux pauvres Européens. Qu’est-ce que ces étranges bienfaiteurs ont derrière la tête ? Pourquoi est-ce que le Japon — qui a la plus lourde dette au monde… et est tout juste capable de financer ses propres déficits — prête aux Européens
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Epargne
Inflation, dette, euro : Les trois épées de Damoclès qui "feront" l'année 2011
par Isabelle Mouilleseaux 10 janvier 2011Experts et analystes entonnent en coeur le refrain bien connu des prévisions de croissance boursière. Et comme d’habitude, tout va bien dans le meilleur des mondes : l’économie repart, tous les signaux sont au vert, et on peut allègrement compter sur 10% à 15% de progression des marchés actions pour la nouvelle année qui s’ouvre
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Les journaux racontent que l’extension des baisses d’impôts de Bush pourrait être tout ce dont l’économie a besoin. Il n’y aura peut-être pas besoin d’autres mesures de relance. Parce que si les riches peuvent s’attendre au même taux d’imposition l’an prochain… … que vont-ils faire exactement ? Investir plus d’argent ? Oui… en Inde ! Et en Chine ! Et dans les matières premières ! Et même dans l’or
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"Dette delenda est", avons-nous dit à notre public londonien la semaine dernière. "Il s’agit d’un problème de dette. Ce n’est pas un problème de liquidités. Ce n’est pas un problème d’échec du capitalisme. Ce n’est pas un problème de régulation. C’est un problème de dette. Trop de dette. Trop à rembourser". "Comment vont se dérouler les événements ? C’est ce que nous surveillons"
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Dans un e-mail, j’ai reçu en pièce jointe un texte intitulé "Faites des gains grâce à la chute de la croissance financée par la dette", écrit par un certain Jim Quinn. Cela a tout de suite attiré mon attention, puisque je fais partie de ces gens de nature fainéante et cupide qui sont intéressés par tout ce qui commence par "faites des bénéfices" — et plus encore si on trouve le mot "facile" dans la suite de la phrase. J’ai été suffisamment intrigué par le titre pour lire le texte, et voir si le mot "facile" s’y trouvait !
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Epargne
Les réductions de dépenses gouvernementales provoquent des déficits
par Bill Bonner 23 juillet 2010Rob Parenteau et John Mauldin ont tous deux mentionné le danger des restrictions budgétaires. Resserrer les dépenses semble être le bon choix. C’est le bon choix. Mais ça engendre de plus gros déficits. "Cela met en marche un cercle vicieux", a expliqué Rob. Le secteur privé corrige déjà. Si le secteur public tente de corriger sa dette en même temps, la pression s’accentue sur les ménages et les entreprises. Leurs revenus baissent (moins de dépenses gouvernementales) et leurs impôts augmentent. Ils réduisent donc leurs dépenses. Des emplois se perdent. Les recettes fiscales baissent. Le déficit du gouvernement augmente donc, et il doit réduire ses dépenses encore plus
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Puisqu’elles n’avaient rien appris au début des années 2000, les autorités se sont remises au travail en 2008-2009, répétant et multipliant leurs erreurs. Au lieu d’accumuler des déficits de 500 milliards de dollars, elles sont passées à des déficits de 1 500 milliards de dollars. Au lieu de faire passer les taux sous l’inflation, elles les sont mis aussi bas que possible — à zéro, dans les faits. En plus, elles ont nationalisé des secteurs entiers, renfloué des grandes entreprises et se sont mises à ajouter d’immenses engagements financiers que personne ne comprenait vraiment
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Le reste du monde épargne. Qu’arrive-t-il à l’épargne en question ? Les épargnants peuvent remercier les Etats-Unis, qui leur enlèvent leurs économies. Alors que le reste du monde met son argent de côté, les Etats-Unis continuent d’emprunter… aidant le monde à se débarrasser de son excès d’épargne. Dans les faits, le gouvernement américain joue désormais le rôle du Japon dans sa longue épopée de désendettement. Nous pensions que les Etats-Unis finiraient par suivre le Japon dans un long ralentissement, lent et modéré. D’accord, nous avions dix ans d’avance. Mais c’est bien ce qui semble se produire actuellement
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Epargne
Dette, inflation, déflation… et leurs conséquences inattendues
par Bill Bonner 5 juillet 2010Pourquoi l’or baisse-t-il ? Parce que les gens réalisent enfin que la déflation est le véritable risque, non l’inflation. Le métal jaune pourrait continuer à dégringoler pendant encore longtemps… mais c’est difficile à dire. Il peut grimper durant une déflation, mais tout dépend des marchés — de leur volatilité et de leur incertitude. Durant un ralentissement stable à la japonaise, l’or pourrait baisser et rester bas pendant des années.
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Les acheteurs d’or se constituent une assurance contre les problèmes. Ils utilisent le GLD — un ETF sur l’or — comme une sorte de "banque centrale du peuple". C’est une manière de maintenir des réserves monétaires "faites maison"
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Tim Geithner a déclaré aux Allemands que les Etats-Unis étaient "entièrement en faveur d’une approche de coopération mondiale". En d’autres termes, au lieu de laisser les mauvaises dettes pourrir au cas par cas… comme ce devrait être le cas… l’idée est de tout mettre ensemble… de mouiller le monde entier… pour que le crédit du monde entier tourne mal
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"Nous aurons de l’inflation et de la déflation. Probablement dans l’ordre inverse. Les prix chuteront à mesure que le secteur privé se désendette. Mais ils finiront par grimper à mesure que le secteur public s’endette de plus en plus, et monétise cette dette en créant plus de dollars"
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Contrairement à il y a dix ans à peine, les pays émergents apportent la sécurité financière que les anciens pays riches, occidentaux pour la plupart, n’ont plus. Tout simplement parce que les émetteurs de dettes dans ces nouveaux pays, où la croissance bat son plein, ont les moyens de les rembourser Les circonstances actuelles ont modifié l’exposition aux risques des investisseurs. Ainsi la Grèce est considérée, sans doute à juste titre, comme deux à trois fois plus risquée que les anciens pays dits émergents
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Epargne
Les déficits des Etats-Unis n'ont rien à voir avec ceux de la Grèce, voyons !
par Bill Bonner 18 mai 2010Les Etats-Unis ont un déficit équivalent, en taille, à celui de la Grèce ; mais ne vous arrêtez pas à ce détail, déclare Krugman. Les deux pays ne sont pas les mêmes, insiste-t-il, parce que les Etats-Unis ont "un niveau de dette bien inférieur". Il se trompe sur ce point. Si on ajoute à la dette nationale américaine les dettes de Fannie Mae, GM et tous les autres trous financiers que le gouvernement devra combler, le cratère se monte à environ 120% du PIB — le même qu’en Grèce
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Epargne
Connaissez-vous le coup de la descente de police dans un "clandé" ?
par Philippe Béchade 14 mai 2010Pour éviter un krach obligataire — un scénario qui n’est pas qu’une vue de l’esprit ni un scénario théorique car cela s’est déjà produit fin janvier 1994 –, la BCE n’aura d’autre choix que de racheter les bons du Trésor en circulation dans les pays de la Zone euro. Ou plus clairement, de monétiser la dette de la même façon que la Fed ou la Bank of England depuis l’automne 2008 ; c’est ce que les économistes baptisent pudiquement l’"assouplissement quantitatif"
