En France et en Europe nous avons, semble-t-il, plutôt bien résisté aux secousses et bouleversements du premier trimestre. Les publications de résultat de part et d’autre de l’Atlantique sont plutôt conformes aux attentes — voire moins mauvaises que prévues, bancaires mises à part. Alors ça y est ? La crise est finie ? Nous repassons à l’achat ?
Chine
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L’animal qui représente le plus parfaitement l’Australie — du moins d’un point de vue économique — est l’ornithorynque. Animal ovipare, avec un bec de canard, une queue de castor et des ergots venimeux, l’ornithorynque est un monstre de l’évolution. Il est mi-mammifère, mi-reptile et entièrement bizarre. Vous ne pourriez pas trouver meilleur animal pour illustrer la position étrange, mais privilégiée, qu’occupe l’Australie dans l’économie mondiale
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L’évolution des cours sur le marché boursier australien commence à ressembler à une partie de flipper. BHP Billiton, Rio Tinto, Woodside… certaines des plus grosses actions sur les matières premières australiennes ont atteint ces derniers jours des plus hauts de 52 semaines. BHP et Rio ont tous deux fait des présentations d’investissement hier à Londres, soulignant leurs divers degrés d’exposition à l’urbanisation de la Chine
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Les Américains devraient sortir plus souvent. Nous vivons et voyageons en dehors des Etats-Unis depuis 14 ans. Le monde est vaste… il y a beaucoup à voir. Et ce que nous voyons, c’est un monde qui change rapidement… se développe… évolue… fait des expériences… et laisse les Etats-Unis à la traîne
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Ce qui nous étonne le plus, c’est le peu d’émotion causé par la reconnaissance officielle par Pékin d’une inflation d’une magnitude de 8,5% en rythme annuel — ajoutez 2% pour être plus proche de la réalité vécue par les habitants des grandes métropoles de l’est et du sud de la Chine — et du séisme de magnitude de 8,7 qui aurait déjà causé pas moins de 10 000 victimes — 80% des bâtiments seraient détruits dans le comté de Beichuan
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Par certains aspects, la Chine est la plus grosse bulle que le monde ait jamais vue — plus grosse que les dot.com… plus grosse que l’immobilier US… plus grosse que le crédit, la finance et les produits dérivés. Non seulement elle s’étend rapidement — mais elle DOIT s’étendre… ou elle explose. Comme une bulle de crédit, elle ne peut pas faire de pause. Si elle cesse de gonfler… des choses désagréables se produisent
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Epargne
Divergence entre le cours de l'acier et le cours des aciéristes : une opportunité ? (2)
par Isabelle Mouilleseaux 5 mai 2008Pourquoi une telle hausse ? Il y a d’abord l’envolée des cours du brut (plus de 100% depuis janvier 2007) qui tire toutes les énergies à la hausse… Comme pour l’instant, les énergies propres ou renouvelables (vent, eau, solaire, géothermie…) ne sont pas encore disponibles et que les infrastructures nucléaires sont loin d’être suffisamment développées, il ne reste donc, immédiatement disponibles, que le brut et le charbon
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Epargne
Divergence entre le cours de l'acier et le cours des aciéristes : une opportunité ? (1)
par Isabelle Mouilleseaux 2 mai 2008La production d’acier devrait rester très élevée en 2008, avec un rythme inchangé. Ceci dit, d’un point de vue purement technique, l’industrie de l’acier a été modernisée et dispose de suffisamment de capacité de production pour faire croître la production significativement, et ainsi satisfaire la demande. D’où vient alors le goulot d’étranglement qui rend le marché déficitaire ?
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Les incertitudes qui affectent en ce moment les opérateurs mondiaux, dans un contexte où les grands fonds sont encore gorgés de liquidités, tiennent à deux inconnues. D’un côté, la crise du subprime, avec ses incidences réelles sur les performances des bancaires et sur la santé de l’économie américaine, de l’autre, la dynamique des marchés émergents — Chine en tête –, dont on se demande si elle peut pâtir durablement des difficultés qui surgissent en Occident
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De plus en plus d’indicateurs suggèrent qu’une sorte de découplage est en train de se produire. En d’autres termes, la nouvelle économie d’Extrême-Orient (et, dans une moindre mesure d’Amérique Latine et d’Afrique) se sépare de la vieille économie de l’Europe et d’Amérique du Nord
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Epargne
Baril à 114 $ et discours bidon sur le contrôle de l’inflation
par Philippe Béchade 16 avril 2008Dans un contexte d’économie globalisée, l’action résolue de la BCE, ou de quelques autres banques centrales occidentales, pour restreindre la demande intérieure ne peut avoir aucun effet sur la flambée des matières premières et des produits agricoles. Nous pouvons toujours nous mettre à circuler en vélo sur nos autoroutes et nous contenter d’un bout de lard le dimanche, cela ne fera aucune différence sur le cours mondial du pétrole ou de la viande
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Les liens avec les prix de l’alimentation sont probablement évidents. Le secteur agricole est généralement le principal consommateur d’eau dans quelque pays que ce soit. La raréfaction croissante d’eau douce contribue à la hausse des prix. Selon le Programme alimentaire mondial, la pression sur les marchés mondiaux de l’alimentation est si intense que, pour la première fois de son histoire, le programme a du mal à se ravitailler
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Non vraiment, cette journée ne se prêtait guère au déclenchement d’une nouvelle fièvre spéculative sur le pétrole, alors que le FMI vient de dévoiler une série de prévisions confirmant l’intensité de la récession amorcée dès l’automne 2007 aux Etats-Unis et qui risque de plomber toutes les économies occidentales "matures" jusqu’en 2009
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Un article de Gene Epstein paru dans Barron’s le week-end dernier annonce que les prix des matières premières pourraient chuter d’au moins 30%, voire de 50%. Epstein souligne ce qu’il pense être l’influence des fonds indiciels sur les prix des matières premières. Il établit la liste d’un certain nombre de facteurs qui, selon une poignée d’analystes, devraient faire baisser les prix des matières premières cette année
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George Soros vient de publier un livre : The New Paradigm for Financial Markets ["Le nouveau paradigme pour les marchés financiers, ndlr.]. Il y explique les causes de l’effondrement actuel, qu’il fait remonter au virage à 180° pris en 1980… lorsque le président américain Reagan et le Premier ministre britannique Margaret Thatcher sont arrivés au pouvoir et que l’emprunt a grimpé en flèche. Hm… voilà qui nous semble une idée familière
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Euro qui s’envole, dollar en baisse, Etats-Unis en plein marasme et faiblesse de la croissance européenne… quelles seraient les solutions à ces problèmes de fond ? La hausse des matières premières impacte évidemment les prix des produits finis. Mais la BCE maintient le cap et veut être un rempart contre l’inflation. On ne sait pas encore comment, mais ne perdons pas tout espoir
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Le molybdène n’est pas seulement un métal au nom presque imprononçable, c’est aussi un métal quasiment indispensable… surtout si le monde souhaite continuer à utiliser des ampoules, des ordinateurs, des climatiseurs et des voitures. Le molybdène (moly) fait partie des composants essentiels de presque toutes les formes de production d’énergie, et à tous les stades…ce qui signifie que la demande pour ce métal unique augmente à une vitesse incroyable
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En 1971, Nixon annonça que les Etats-Unis n’honoreraient plus leurs obligations étrangères sur leur or — suite à l’insistance de Charles de Gaulle pour échanger ses dollars contre le métal jaune dans les années 60. Depuis, le monde fonctionne avec l’étalon-dollar. Les gouvernements étrangers ont empilé des dollars, plutôt que de l’or, en faisant confiance au Trésor US pour s’assurer que leurs dollars ne perdraient pas trop de valeur. Hélas, c’est exactement ce que le dollar a fait. Il est passé de 1 $ environ à cinq cents au cours du 20ème siècle. Mais la chute a été relativement graduelle… et d’autres devises ont chuté avec lui – plus ou moins.
