La bulle immobilière qui vient d’éclater (c’était inexorable, tant les excès de liquidités ont suscité une spirale haussière insoutenable à plus long terme) devrait se traduire par un ralentissement économique, voire une récession aux Etats-Unis — hypothèse probable à plus de 33%. Vous vous apprêtez déjà à zapper la suite — peu habitués à lire des affirmations aussi péremptoires et catastrophistes dans nos Chroniques… mais retenez votre clic, repoussez doucement votre souris derrière votre clavier et accordez-nous encore quelques secondes d’attention, à défaut d’une confiance aveugle dans les pronostics que vous venez de découvrir.
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Il y a une semaine, j’ai lu dans La Chronique Agora un intéressant article de Dan Denning. Intéressant par son côté archétypal : on voit là combien les émotions, même chez un professionnel, peuvent aisément prendre le pas sur la réflexion. Quitte à chercher après coup les justifications rationnelles de son sentiment (irrationnel). Certes, l’intuition est une excellente chose. C’est ce qui aide les meilleurs traders à triompher. Néanmoins, la maîtrise de soi est encore plus nécessaire. L’émotion n’est pas une bonne conseillère en Bourse…
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Nous apprenons que les autorités politiques viennent au secours des grandes banques aussi rapidement que le permettent leurs seaux. Il s’agit du plus gros renflouage de ces cinq dernières années, disent les articles… les grandes banques atteignant en moyenne environ 2,7 milliards de dollars par jour en prêts de la part de la Fed. On dit que ces injections de cash sont "imposées" par la Fed elle-même… plutôt que d’être causées par le désespoir des banques. Tout de même, les récentes estimations mettent les augmentations de la devise américaine à près de 50% annuellement.
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L’autre jour, un promoteur d’immobilier résidentiel de Vancouver, au Canada — l’un des derniers marchés les plus brûlants d’Amérique du Nord — m’a dit qu’on ne verrait plus jamais un tel boom de notre vivant. Cette remarque m’a rappelé un souvenir. On était en 1989 — deux ans après le krach de 1987. C’était mon premier jour en tant que véritable courtier. Durant une pause, l’un des vétérans commença à se rappeler le bon vieux temps, avant le krach. "C’était facile de gagner de l’argent, à l’époque", soupira-t-il. "Mais nous ne verrons plus jamais un tel boom de notre vivant".
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L’image avait de quoi frapper les esprits au journal de 20 h, en fin de semaine dernière : une file de Britanniques angoissés patientant devant un établissement Northern Rock, afin d’en retirer leur argent. La banque, spécialiste du prêt hypothécaire, a vu ainsi deux milliards de livres sterling disparaître de ses caisses en un peu plus de 24 heures. Cela faisait suite à une annonce selon laquelle elle aurait de sérieux problèmes de liquidité — au point que la Banque d’Angleterre a dû intervenir, accordant un prêt d’urgence à Northern Rock.
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Lundi, Dan Denning demandait à ses collègues américains ce qu’ils pensaient de sa dernière idée — consistant à solder toutes ses positions boursières pour se placer uniquement en liquidités. Les réactions ne se sont pas faites attendre, et se poursuivent encore aujourd’hui. Florilège
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Dan Denning : Je sais que c’est fou… mais je viens d’écrire le brouillon de ma prochaine lettre d’information… en conseillant aux lecteurs de liquider toutes leurs positions boursières et d’opter pour les liquidités. Si vous pensez que c’est fou ou juste stupide, inutile de poursuivre votre lecture
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Ce ne sont pas les fluctuations quotidiennes des cours boursiers qui nous diront ce qu’il faut savoir. Selon toutes probabilités, la raclée d’août a provoqué quelques ventes excessives, et un rebond s’impose sans doute. Ce que nous voulons vraiment savoir, c’est si le dégonflement de la bulle du crédit entraînera une chute des places boursières, une récession mondiale et un long marché baissier du crédit en tant qu’actif
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Si la relation entre la chute des marchés boursiers et la hausse du yen vous laisse perplexe, ne vous en faites pas : vous êtes en bonne compagnie. Mais le lien n’est pas aussi incompréhensible ou sophistiqué qu’on pourrait le penser. Le carry trade du yen, comme on l’appelle a seulement l’air compliqué. En réalité, c’est si simple que c’en est presque idiot
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Vous pensez peut-être qu’on a fait beaucoup de bruit pour pas grand’chose et que les économies en général ne pouvaient pas être mises en péril par cet "incident de parcours" américain. Si, dans un sens, c’est mon avis, j’émets quelques réserves : si ce problème n’est pas éclairci et résolu rapidement, d’autres secteurs pourraient être impactés par contagion.
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Rappelez-vous que le système économique actuel n’est pas du capitalisme… c’est une sorte de marxisme pour les riches… dans lequel les élites font des profits alors que les pertes sont redistribuées, réparties dans la population toute entière comme des vestes à col Mao ou le virus de la grippe. Le génie du système actuel, c’est qu’il dupe les masses, et les pousse à croire qu’elles sont capitalistes — ce qui permet aux spéculateurs et aux brasseurs d’argent de se débarrasser des risques sur leurs dos.
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Du point de vue de l’investisseur européen, Dublin ne passe pas pour une destination très exotique… mais beaucoup d’institutions financières moins frileuses n’hésitent pas à installer des filiales dans des zones plus sulfureuses. On peut citer par exemple les îles Caïman, les Bahamas, l’île de Man, les Antilles Néerlandaises et autres zones franches échappant à tout contrôle de la part des autorités monétaires et boursières.
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Le dernier empereur de Chine, Pu Yi, adorait le soja. Cette céréale était un élément de base de l’alimentation mandchoue en Chine du Nord. Dans les années 30, un ami brésilien demanda à Pu Yi s’il pouvait rapporter du soja au Brésil. Pu Yi accepta, et les pousses firent leur entrée à Rio de Janeiro
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La Californie est à l’avant-garde des tendances. C’est comme ça depuis toujours. Sans le Summer of Love à San Francisco en 1967, par exemple, il n’y aurait pas eu de Woodstock en 1969. L’époque de l’amour libre et du rock psychédélique a semblé se répandre depuis les rues de Haight Ashbury comme la fumée d’un narguilé… pour se disperser dans tout l’Occident comme… eh bien… de la poudre d’étoiles.La Californie a également nourri les influences musicales aussi décisives que celles d’artistes comme les Doors, les Jefferson Airplanes, les Eagles et — bien entendu — les Beach Boys
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Laissez-moi vous dresser le tableau. Je pense que nous approchons de la fin du monde tel que nous le connaissons… tout comme je suis convaincu de l’existence des cycles économiques. Nous venons de connaître l’expansion la plus longue — et la plus vigoureuse — de toute l’histoire. Mais nous sommes à la fin d’un boom de 25 ans, qui dure depuis plus d’une génération. Et je vais vous dire comment ça va finir : par une dépression, et pas n’importe laquelle. Ce ne sera pas la Grande Dépression ; ce sera la Plus Grande Dépression !
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Quand faudra-t-il racheter des actions du secteur financier ou bancaire ? Les grandes banques d’investissements supplient la Fed de baisser les taux. Goldman Sachs a chuté de 27% par rapport à son sommet de 233 $ en juin dernier. Macquarie Bank, en comparaison, a baissé de 28% par rapport à ses plus hauts. Encore quelques jours comme ça, et on peut aisément imaginer les insultes qu’Henry Paulson jettera à la face de Ben Bernanke
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Où devriez-vous placer votre argent en ce moment ? C’est très simple : dans l’or. Je ne connais tout simplement pas d’investissement qui soit meilleur, ou moins cher, pour y placer votre patrimoine. Honnêtement, de toutes les choses au monde — et je suis très éclectique, je regarde tout et n’importe quoi, je suis prêt à acheter à peu près tout tant que le prix en vaut la peine — l’or est la meilleure affaire de la planète en ce moment
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Les banques centrales de la planète viennent à la rescousse des soi-disant capitalistes. Vous pouvez ajouter les valeurs financières à la longue liste des institutions qui sont apparemment "trop grosses pour couler" dans le monde actuel. La Fed a prouvé cette nouvelle réalité vendredi dernier, lorsqu’elle est intervenue pour sauver des gens qui n’avaient pas évalué correctement les risques liés aux prêts à des emprunteurs risqués
