Qu’avons-nous à voir aujourd’hui ? Eh bien, nous commençons avec deux histoires. "Le crédit US s’assèche, faisant naître des craintes de récession", titrait le journal International Herald Tribune. "Les artères financières se contractent au rythme le plus rapide jamais enregistré". C’est l’histoire d’une contraction du crédit — une pièce du grand puzzle que nous examinons depuis quelques semaines. Vous vous rappelez la règle, cher lecteur ? La force d’une correction est égale et opposée à l’illusion qui l’a précédée. Que peut-on attendre après la plus grande expansion de crédit de tous les temps ? Quelque chose de plutôt dramatique.
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"Les investisseurs internationaux, en réalisant l’affaiblissement relatif de l’économie américaine, vont sûrement se demander pourquoi ils détiennent le plus gros de leur capital en dollars"… a récemment noté The Economist, "le déclin du dollar s’élève déjà au rang de la plus grosse faillite de l’histoire, celle qui aura liquidé plus de capitaux étrangers que n’importe quel marché émergent". Pour nous Américains, l’analyse peu flatteuse de The Economist peut paraître dure et injuste. Mais le reste du monde se soucie de moins en moins de ce que nous, Américains, ressentons.
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La plupart des petits enfants habitant les pays occidentaux situés dans l’hémisphère nord savent que le Père Noël habite quelque part en Scandinavie, à la frontière du cercle polaire arctique, dans des contrées peuplées de troupeaux de rennes qui broutent paisiblement au pied de majestueux conifères enneigés. Heureuse région si éloignée de tout, mais préservée de l’agitation et de la pollution qui règnent autour du 45ème parallèle. A part quelques tempêtes de neige un peu longuettes l’hiver et des étés parfois gâchés par une surabondance ponctuelle de moustiques
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L’éthanol est-il un bon investissement ? Pour un cultivateur de maïs, oui. Pour un producteur d’éthanol, peut-être. Pour une politique énergétique nationale, probablement pas. Pour un investisseur de long terme, sans doute pas. Creusons un peu plus profond…
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L’or aux alentours des 800 $… le dollar à 1,47/euro… le pétrole à plus de 90 $… Votre correspondante est prise d’une sévère crise de nostalgie, aujourd’hui. Comme le disait Bill Bonner mardi dernier, on pourrait passer trois seuils importants dans les jours qui viennent… Et il s’agit précisément les niveaux dont parlaient nos rédacteurs lorsque j’ai commencé à travailler aux Publications Agora, en 2000 : l’or à 800 $ (on y est)… le dollar à 1,50/euro (on y sera)… et le pétrole à 100 $ (là aussi, il ne faudra pas grand’chose).
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Sécuriser les approvisionnements matières et minerais est un enjeu stratégique évident pour les Etats. Les entreprises sont dans la même logique. A commencer par celles qui sont en prise directe avec la matière, minières et pétrolières en tête — les fameuses "extractrices". Regardez les Total, BP et consoeurs qui sont sans cesse à la recherche de nouvelles réserves de pétrole pour assurer leur survie à terme.
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"Voilà mes hommes. Je dois les suivre. Car je suis leur meneur". (Attribué à un général italien) Cette semaine, Don Kohn, numéro deux à la Fed, a déclaré au monde entier que la banque centrale américaine serait "flexible et pragmatique". Les gens savaient ce que cela signifiait. La Fed est prête à baisser les taux le mois prochain. Les investisseurs ont été si ragaillardis qu’ils ont acheté toutes les actions à portée de main. Le Dow a grimpé. Qu’est-ce que cela signifie ? Moins de choses que le pensent les investisseurs.
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Les banques et autres entreprises financières font beaucoup jouer l’effet de levier. C’est une bonne chose pour les actionnaires des banques quand tout va pour le mieux, mais une très mauvaise lorsque les pertes sur prêts commencent à nuire aux capitaux.
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Epargne
Chiffres US, FED, dollar… c’est rien que d’la triche ?
par Philippe Béchade 30 novembre 2007Jeudi matin, mon fils de huit ans me demandait pourquoi j’étais resté vissé devant CNBC jusqu’à une heure tardive au lieu de regarder le résumé des matchs de Coupe d’Europe ou une belle émission du service public comme Des racines et des ailes. Je lui ai répondu que je venais d’assister à une envolée historique du Dow Jones — 600 points en 48 heures, du jamais vu depuis les 13 et 14 octobre 2002 — et que les 3% de hausse (en moyenne) du Nasdaq Composite et du S&P 500 avec plus de 95% de titres en hausse constituaient des performances dont je brûlais de connaître l’explication.
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Le fer est le deuxième élément métallique le plus abondant dans l’écorce terrestre après l’aluminium, mais il représente 90% des métaux raffinés. Avantage des minerais ferreux : ils se trouvent un peu partout et sont relativement faciles à transformer, ce qui a permis un premier essor 1 000 ans avant notre ère : l’Age du fer, intercalé entre l’Age du bronze (cuivre + étain) et l’Antiquité.
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Ainsi donc, nous y voilà ! La petite fête annuelle des marchés financiers — intercalée entre la Saint Nicolas et le réveillon de Noël — s’annonce particulièrement réussie cette année : les opérateurs n’ont pas lésiné sur les préparatifs afin que la "journée des trois sorcières" du millésime 2006 laisse un souvenir impérissable.
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Rappelez-vous le mois de septembre. Alors que l’or sortait — enfin ! — par le haut du grand canal baissier dans lequel il était enfermé depuis mai 2006, l’argent hésitait, tergiversait… L’or s’est ensuite puissamment et rapidement envolé jusqu’à des niveaux très élevés. Pendant ce temps-là, l’argent s’éveillait lentement… réagissant avec retard. C’est un phénomène assez typique pour qui connaît bien la corrélation or argent. L’argent démarre moins vite que l’or à la hausse. Et redescend plus vite que l’or à la baisse. Il faut le savoir… c’est comme ça !
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Si les Etats-Unis se dirigeaient vraiment vers une récession, où serait-elle visible en premier ? Dans les ventes de 4×4. Personne n’a besoin d’un char d’assaut. C’est un achat haut-de-gamme, que l’on peut facilement retarder — surtout lorsque le carburant dépasse les 3 $ le gallon. Et qu’est-il arrivé aux ventes de 4×4 ces derniers temps ? "Winnebago Industries, Thor Industries et d’autres fabricants US de véhicules tous-terrains annonceront probablement que les expéditions ont chuté en 2007 pour la première fois en six ans"… déclare un article de l’International Herald Tribune.
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Le mois de décembre est rarement un bon cru, du fait de la traditionnelle chute d’activité durant la période des fêtes. Néanmoins, pendant que les ménages américains vont faire leurs courses de Noël, le rythme des saisies/ventes aux enchères ne risque guère de fléchir cette année : les banques — dont la trésorerie vacille sous les coups de boutoir du subprime — vont tenter de faire rentrer le maximum d’argent dans leurs caisses d’ici le 31 décembre afin de présenter aux autorités monétaires des ratios de couverture "acceptables" avant le changement d’exercice fiscal.
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Epargne
FCPI et FIP utiles et profitables : à saisir avant fin 2007 !
par alainbaillon 28 novembre 2007Les PME représentent près de 65% de l’économie hexagonale, mais moins de 1% des actifs des Français. Une fois par an, elles vous ouvrent leurs portes… alors participez à leur croissance ! Investissez utilement et profitablement : Les FCPI et FIP sont des fonds qui vous permettent d’accompagner des PME dans leur croissance, et d’investir dans des segments porteurs
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"Rien de ce que la technologie promet ne fonctionne comme prévu", nous disait un participant au dîner d’hier soir. "Où en est-on avec les ‘bureaux sans papier’ ? Toute l’idée de progrès est une fraude. La vie ne fonctionne pas vraiment comme ça. Si l’on en croit le laïcisme, chaque pas est un pas en avant. Mais ce n’est pas vrai ; la moitié du temps, on recule. Chaque génération et chaque personne doit trouver son chemin — à nouveau". Son chemin vers le paradis, peut-être. Mais on ne peut pas nier le progrès technologique. Toutes les nouvelles générations se tiennent sur les épaules de celles qui les ont précédées.
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Le S&P et le Dow ont chuté de 10% par rapport à leur hausse du début du mois d’octobre. Chute qui passe pour une "correction". Cela signifie également que l’optimisme concernant la fin de la crise du crédit début octobre était… sérieusement déplacé. Nous pourrions dire que le marché était complètement à côté de la plaque… mais qui sommes-nous pour discuter ce que dit le marché ? En outre, nous sommes actuellement en équilibre sur la fine ligne qui sépare l’incertitude du risque. Le risque est quantifiable. Si vous pouvez lui coller un nombre, une probabilité, alors vous pouvez vous couvrir en cas d’issue inattendue.
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Lorsque l’on ne peut plus compter que sur les mauvaises nouvelles pour espérer un rebond de Wall Street, c’est que le climat boursier est manifestement déréglé. Le rebond des indices américains (1,5% en moyenne à la mi-séance) a coïncidé avec la résurrection des espoirs de détente des taux de la Fed le 11 décembre prochain, consécutif à la publication de deux très mauvaises statistiques conjoncturelles mardi après-midi.
