Cette question nous préoccupe depuis des années : comment se fait-il qu’un homme raisonnablement intelligent puisse parfaitement conduire une voiture sans se tuer, alors que si on lui demande son avis sur le réchauffement climatique, la guerre contre la terreur ou l’éducation publique… on obtient des sottises si ridicules qu’on a du mal à en croire ses oreilles ?
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Courrier des lecteurs : rien ne se perd, rien ne se crée !
par Françoise Garteiser 21 décembre 2007Décidément, les affirmations de Bill sur l’énergie et le principe du "rien ne se perd, rien ne se crée" n’ont pas fini de faire parler d’elles. Nous avons reçu une avalanche de courriers contenant diverses explications, expostulations et démonstrations — à commencer par une mise au point très scientifique
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Le plomb est un bon matériau de plomberie, parce qu’il est solide et ne se perce pas. Malheureusement l’infime quantité de plomb qui passe dans l’eau est suffisante pour causer de graves problèmes de santé. Plus récemment, nous avons découvert que des parties des tuyaux ou de brasure se détachent et se répandent dans l’eau en petits morceaux. C’est très inquiétant car, dans certains cas, si vous êtes malchanceux, vous risquez de boire un verre d’eau qui pourrait contenir une quantité importante de plomb, une dose parfois aussi forte que si vous aviez ingéré un copeau de peinture au plomb
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Il ne faudra pas trop compter sur Wall Street pour jouer les "pères Noël" d’ici le soir du réveillon, car les statistiques du jour avaient valeur de piqûre de rappel concernant l’inflation et les prémices d’un brusque ralentissement économique. Les dépenses de construction de logements neufs ont notamment plongé de 20,5% au troisième trimestre. Voilà qui nous rappelle de bien mauvais souvenirs : le même scénario s’était matérialisé en 1991. Les investissements dans l’immobilier résidentiel s’étaient effondrés de 21,7%, annonçant la pénible récession des années 1992/1993
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Le rhodium, ce petit métal qui monte, qui monte (2)
par emmanuelgentilhomme 21 décembre 2007L’importance de la Russie sur le marché du rhodium est inversement proportionnelle à sa production. Vous allez voir, c’est relativement simple : l’Afrique du Sud est un pays stable, dans lequel des sociétés écoulent leur production à peu près librement. Comme les mineurs sont privés, et souvent cotés en Bourse, on peut essayer de prévoir leur production. Pour l’instant, elle n’est pas attendue en hausse. Les choses sont très différentes en Russie
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Une récession est probablement en chemin. Elle est peut-être déjà sur nous. Et ce sera sans doute une vraie récession, cette fois-ci, pas une pseudo-récession comme celle que nous avons vue en 2001. Cette fois, le consommateur devra vraiment réduire ses dépenses. Cette fois, le crédit à la consommation va vraiment baisser. Bref, cette fois, la récession en vaudra la peine
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Cette fin d’année ressemble de moins en moins au schéma classique qui se met habituellement en place sur les indices boursiers en conclusion d’une année marquée par une tendance haussière. Il suffit pour s’en convaincre de constater que les places européennes alignent une troisième séance de repli
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Le rhodium, ce petit métal qui monte, qui monte (1)
par emmanuelgentilhomme 20 décembre 2007Toute la smala des platinoïdes est passée en revue dans le rapport de Johnson Matthey. Le palladium, le plus grand par sa production. Le platine, plus connu et quatre fois plus cher que le précédent. Le petit rhodium, dont la production est de huit à dix fois inférieure à celle de ses cousins. Mais notre rhodium se venge : c’est le plus cher de tous les métaux précieux
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Les autorités décident de combattre la déflation en augmentant les quantités de cash et de crédit disponibles, nous devons poser la question — d’où provient cet argent ? S’il est réel… il doit venir de quelque part. Il doit venir de l’argent qui était prévu pour les remboursements médicaux… ou payer des maisons… ou financer des plans retraite… ou n’importe laquelle parmi les millions d’utilisations possibles. Mais tout cet argent est déjà engagé. En fait, on en manque déjà
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La BCE avait organisé une sorte de journée "portes ouvertes" où il suffisait à n’importe quel établissement de crédit de la zone euro de présenter un document authentique — liste d’actifs offerts en garantie — pour obtenir sans limitation toute somme jugée nécessaire afin d’assurer le cours normal de ses activités. La BCE avait estimé les besoins courants à 180 milliards d’euros, un montant un peu plus élevé que la moyenne, mais qui n’a rien de très exceptionnel s’agissant d’une opération de prêt à court terme…
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Pour savoir où investir, il faut comprendre celui qui fait les marchés (2)
par raphaelgaraud 19 décembre 2007Il est courant de parler de "nervosité", de "tension accrue" sur les marchés ; le CAC 40 (ou tout autre indice) sert alors d’instrument pour la mesurer. Et quand on veut faire retomber la pression, on fait appel aux docteurs ès économie et finance qui diffuseront les solutions-potions adéquates. Prenons un exemple très récent : pourquoi la crise des subprimes a-t-elle causé tant de dégâts ? Parce que les opérateurs ont tout à coup pris conscience des risques qu’il y avait à posséder des titres de créance sans avoir vérifié la solvabilité des débiteurs…
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Le revenu per capita en Chine représente moins d’un dixième de celui des Etats-Unis, tandis que leur émission de gaz à effet de serre est moins d’un cinquième [des USA]. Mais si 1,3 milliard de Chinois se mettaient à consommer au même niveau que les Américains, il faudrait plusieurs planètes Terre…
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"L’exploitation sous-marine" est la mode la plus sexy du moment dans le monde de l’extraction pétrolière. Selon les chiffres présentés par l’Agence internationale de l’énergie, les méthodes "non-traditionnelles" joueront un rôle important dans le remplacement de la production de pétrole actuelle. Et beaucoup de ces méthodes non-traditionnelles vont se faire à plus de 300 mètres sous la surface de l’océan.
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Chaque année, la presse et les traders nous resservent le mythe du rally avant la trêve des confiseurs. Une sorte de rituel de saison, annonciateur d’un bonus en espèces sonnantes — et surtout trébuchantes — bien mérité (mais par qui donc ?), alors que selon les calculs de Jacques Attali, 10% du PIB mondial sont partis en fumée avec la crise des subprimes.
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Pour savoir où investir, il faut comprendre celui qui fait les marchés (1)
par raphaelgaraud 18 décembre 2007"Je ne comprends plus rien aux marchés", me disait récemment un ami. "Je ne m’y retrouve plus dans leurs mouvements désordonnés. Je ne sais pas comment les interpréter. Toi, comment fais-tu pour savoir quoi faire ?" me dit-il, en plein désarroi. Il touchait là un sujet sensible et d’actualité… mais qui n’est pas nouveau. J’imagine que nombre d’entre vous doivent partager la même appréhension. Ne vous inquiétez pas : nous allons tirer tout cela au clair, et je vais vous dire comment je fais mes choix d’investissement.
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Qu’est-ce que le " Capitalisme Win-Win " ? C’est une très bonne question, merci de l’avoir posée. C’est un système où personne ne perd. On fait une transaction — et il n’y a jamais personne de l’autre côté ! C’est remarquablement idiot en théorie… c’est encore plus crétin en pratique. Mais c’est ce que pensent les gens.
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FED et rebond des marchés : beaucoup de bruit pour rien
par sebastienduhamel 17 décembre 2007Les marchés financiers sont volatils depuis quelques mois, dans une situation pour le moins incertaine. Mardi, la baisse des taux d’intérêt américains a déçu les opérateurs et les marchés restaient moroses. Mercredi, l’annonce de la Fed a dopé les opérateurs : les marchés prenaient +2% en quelques minutes, le "bar des liquidités" était ouvert ; jeudi, la fête était finie, ils se réveillent avec un mal de crâne… Les marchés partent dans un sens ou dans l’autre du jour au lendemain, les opérateurs voyant tantôt tout noir ou tout vert. Résultat : à force de décrocher dans un sens ou dans l’autre, les marchés font du sur-place.
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Selon toutes probabilités, les actions ont commencé à chuter. La marée se retire. La grande vague de liquidités qui a porté tous les prix des actifs à la hausse — des appartements londoniens au soja en passant par l’art trash — baisse. Nous l’avons vu d’abord à la marge — les plaines basses du subprime qui ont commencé à s’assécher cet été. Nous commençons à le discerner dans les secteurs plus profonds de l’économie.
