"Quelle est votre solution ?" demandait un lecteur en réponse à nos réflexions de lundi. "A moins qu’il n’y en ait pas ? Si la population mondiale doit imploser, est-ce que ce sera par une famine/déshydratation de masse ? Ou bien allons-nous nous trouver à court de bière, et finir par nous entretuer ? A moins qu’une bombe terroriste ne nous élimine tous d’abord ? La technologie nous sauvera-t-elle ? Tout ça n’est-il pas la survie du plus fort ? La survie du plus fort est-elle ce qui convient à l’humanité ? N’est-ce pas plus une question de ‘chance’ ?… Y a-t-il une solution ou bien restons-nous assis, à regarder le monde tomber en pièces ?" Nous n’avons pas la réponse — mais d’autres réflexions
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Epargne
La France se paye une drôle de démarche avec ses talonnettes statistiques
par Philippe Béchade 13 juin 2008La grande escroquerie intellectuelle des statistiques "officielles" frappe fort une nouvelle fois. Arès avoir opéré la transmutation d’un ralentissement économique global en croissance de 0,6% au premier trimestre, l’INSEE nous sort de son chapeau électronique une époustouflante progression du pouvoir d’achat en rythme annuel
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Epargne
Géopolitique et économie : l'investissement est une arme (1)
par Jean-Claude Perivier 12 juin 2008Guerre et paix, mais pas façon Tolstoï. Ouvrez votre journal quotidien ou allumez la télé pour le 20 heures… Rares sont les jours où vous n’apprenez pas que des affrontements ont eu lieu dans telle région du monde, ou qu’un attentat s’est produit contre un régime politique. Ça dure depuis l’Antiquité et l’on n’y peut rien. Les sociétés humaines sont animées par deux constantes : préserver leur existence, et faire progresser leur prospérité
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Ces derniers temps, nous avons assisté aux plus grandes bulles de dettes, d’illusions et de fantasmes de toute l’histoire de l’humanité… avec plus de création d’argent et de crédit que jamais auparavant… sans doute les plus grandes erreurs financières jamais commises… la plus grande chute de la richesse des ménages US depuis la Grande dépression… un "déficit de financement" de 57 000 milliards de dollars pour le gouvernement américain… ces centaines de milliers de milliards de dollars de produits dérivés… mais à présent, si l’on en croit la presse, tout est terminé. Tout va bien
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** Nous anticipions depuis la mi-mai qu’un retour de balancier se préparait, constatant que la remontée du dollar n’empêchait pas le baril de pétrole de battre record sur record. Le mécanisme élémentaire consistant à vendre l’un pour acheter l’autre s’était enrayé… et cela ne pouvait qu’attiser les tensions inflationnistes en Europe puisque notre divine monnaie unique ne nous protégeait plus de rien
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Les journalistes économiques en mal de sensations fortes se sont fait plaisir avec la crise des subprime ces 18 derniers mois… Cependant, il est difficile de faire vibrer le public avec des produits dérivés qui ne se matérialisent à l’écran que sous forme de séries de courbes assorties de signes cabalistiques, lesquels ne parlent qu’aux seuls initiés.
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Même si le spectre d’un krach systémique terrassant le monde financier s’est éloigné, il faut s’habituer à une année ponctuée de chutes et de rechutes… dues à de mauvaises nouvelles qui s’accumulent sur le secteur financier — et bancaire notamment.
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Aux Etats-Unis, les informations financières continuent de décevoir, mais la bourse continue d’éblouir… sinon de surprendre, de dérouter et de laisser perplexe. Avant-hier, tandis que des histoires plus pathétiques les unes que les autres se succédaient dans les médias, l’indice Dow Jones des valeurs industrielles a enregistré un record de deux mois, en termes de gains en une journée — 214 points. Pourquoi cette jubilation soudaine à Wall Street ?
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Le magazine Fortune rapporte que Warren Buffett a parié avec une société de gestion de hedge fund qu’elle ne ferait pas mieux que le S&P 500 au cours des 10 prochaines années. La société, du nom de Protégé, a pour principale activité de gérer des hedge funds, et s’en sort bien. Depuis 2002, elle a rapporté à ses investisseurs 95% — après les frais. En comparaison, le S&P 500 n’a grimpé que de 64%.
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Je sais parfaitement ce que voir son revenu disparaître implique — en grande partie à cause de ma pathétique tendance à lancer des "appels à l’aide" en dépensant stupidement l’intégralité de mon salaire en boisson et en jeu durant un court week-end qui n’a laissé aucune trace dans ma mémoire. Lorsque je suis rentré à la maison en réalisant que nous n’avions plus de nourriture ni d’argent pour en acheter, les insanités que j’ai dû écouter de la part de ma famille durant les mois qui suivirent — et qu’on me rappelle encore aujourd’hui — étaient mémorable, c’est le moins qu’on puisse dire, si bien que je ne peux qu’imaginer les cris, les hurlements et les sanglots lorsque "40% du total des revenus américains" disparaissent. Ouille
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Epargne
Les indices ont fait la moitié du chemin… mais dans quelle direction ?
par Philippe Béchade 10 juin 2008La débâcle de vendredi semble enrayée. Même si d’importants supports ont été cassés (notamment sur l’EuroStoxx 50, stable en clôture), les opérateurs n’ont pas déclenché de vague de ventes de précaution comme cela s’était produit mi-janvier puis mi-mars, les indices boursiers enchaînant les séances de repli dans une ambiance de plomb. Pour autant, l’enfoncement des 4 880 points (MM100) survenu vendredi — et largement commenté ce week-end — n’était pas accidentel. Il était cependant logique de se demander si les circonstances exceptionnelles ayant entraîné une chute de 2,3% du CAC 40 pouvaient à leur tour susciter une contre-réaction sur les marchés pétroliers et délivrer les opérateurs de la peur de voir le baril tester les 150 $ avant fin juin (comme le prévoit une étude récente de Morgan Stanley)
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Dans la guerre entre l’inflation et la déflation, vendredi dernier a été un jour sanglant. Ca a commencé par un tir du département de l’Emploi US ; le chômage a enregistré sa plus grande augmentation depuis 1986 — de 5% à 5,5%. Puis l’enfer s’est déchaîné. Les investisseurs ont immédiatement compris que la Fed de Bernanke n’aurait aucun moyen de tenir sa demi-promesse d’abandonner le combat contre la déflation et de commencer à lutter contre l’inflation, aux côtés de la Banque centrale européenne. Les banques centrales n’augmentent pas les taux lorsque le chômage grimpe. C’est du moins ce qui se passe depuis longtemps
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Aam Hamilton, de ZealLLC.com, nous rappelle que "l’inflation est purement et exclusivement un phénomène monétaire", ce qui ne signifie pas grand’chose en soi, mais devient bien plus effrayant lorsqu’il ajoute que la Monnaie à Maturité Zéro se rapproche à la vitesse grand V. Au cas où vous vous poseriez la question, la Monnaie à Maturité Zéro (MMZ) est considérée comme étant un équivalent raisonnable de l’évolution du M3 — la mesure la plus large de la masse monétaire, qui est importante car l’inflation de la masse monétaire signifie que l’inflation des prix à la consommation n’est pas loin
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Vous avez déjà regardé CNBC ou toute autre chaîne à thème économique et financier ? Heure après heure, des gros titres sinistres défilent sur la bande qui se déroule en bas de l’écran tandis que, heure après heure, des "analystes" mécaniquement optimistes poussent les spectateurs à acheter des actions. Aussi incroyable que cela puisse paraître, M. le Marché fait souvent confiance aux analystes
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Quelque chose a mal tourné le vendredi 6 juin… et les mauvais chiffres de l’emploi américain n’expliquent pas tout. Il y a eu des précédents — et des sévères — sans que les gérants jugent bon de balancer leurs portefeuilles boursiers par dessus bord. Et surtout, a-t-on jamais vu un signal clairement récessionniste aux Etats-Unis provoquer une flambée de plus de 10% du baril de pétrole en quelques heures
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Le retour à la moyenne est l’un des paris les plus sûrs que peut faire un investisseur. Laissez les prix atteindre des niveaux extraordinaires, vous êtes quasiment assuré de les voir revenir à la normale. Sur les marchés, le retour à la moyenne est encore plus certain qu’il l’est dans la nature. Parce que les prix extraordinaires mettent en branle une série d’actions et de réactions qui les ramènent presque toujours à l’ordre. Les prix record du pétrole, par exemple, ont déjà enclenché une série de tendances et d’événements qui ne pourront que les faire baisser d’un cran
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L’événement de la semaine écoulée tenait en une phrase : "Nous sommes attentifs aux implications des changements de la valeur du dollar pour l’inflation et pour les attentes d’inflation, et nous continuerons à formuler notre politique pour contrer ces risques". L’événement n’est pas tant la phrase en elle-même, d’ailleurs, que celui qui l’a prononcée — c’est-à-dire Ben Bernanke, président de la Fed. Après des années de "douce négligence", voire de tentatives de destruction pure et simple, la Réserve fédérale s’inquiète du sort du billet vert. C’est historique, rappelons-le — parce que d’ordinaire, ce n’est pas le rôle de la Fed, mais bien celui du secrétaire au Trésor US
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La grande question qui nous taraude aujourd’hui est donc la suivante : J.C. Trichet vient-il de pousser un nouveau pion de manière particulièrement offensive, confirmant ainsi une stratégie de longue haleine visant à renforcer la suprématie de l’euro sur le dollar
