Il y a du monde au chevet de Fannie et Freddie. Les investisseurs, la BCE, la Chine, les fonds souverains… Tous considèrent avec inquiétude les patients allongés dans leur lit. A ce jour, les remèdes semblent avoir fonctionné. Requinqués par des injections de cash, appuyés sur les prothèses et les béquilles fournies par l’Etat américain, les deux géants du prêt hypothécaire semblent bons pour reprendre du service. Sauf que… les médecins, le très renommé Oncle Sam et le prestigieux Ben Bernanke, ont l’air au moins aussi pâles que leurs patients
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La flambée du dollar brûle les ailes à la spéculation
par Philippe Béchade 12 septembre 2008Les places boursières européennes sont parvenues à endiguer la débâcle qui se dessinait peu avant la réouverture de Wall Street. Le CAC 40 chutait de 2% (sous les 4 200 points) et l’Euro Stoxx dévissait de 2,2% — renouant avec ses planchers du 5 septembre, soit 3 175 points, un niveau qu’il va falloir surveiller de près au cours des toutes prochaines séances
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Comme le déclare James Cook, de InvestmentRarities.com, "rien qu’en Asie, l’équivalent de dix fois la population des Etats-Unis gagne désormais assez pour acheter des produits contenant de l’argent-métal. Et pendant ce temps, l’offre d’argent diminue !" Naturellement, avec ce genre d’accumulation de la demande, je suis investisseur dans l’argent-métal
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Le brouillard de la guerre — c’est-à-dire de la guerre entre l’inflation et la déflation — se dissipe. Nous commençons à voir plus clairement de quel côté penche la bataille. Le Monde de lundi dernier parlait de la nationalisation de Fannie Mae et Freddie Mac, en la décrivant comme le plus grand sauvetage de l’histoire. Mais qu’est-ce que cela signifie lorsque le gouvernement le plus libéral au monde nationalise son plus grand secteur financier
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Ce qui me frappe le plus avec les entreprises en difficulté, que ce soient des constructeurs de véhicules automobiles, des entreprises aéronautiques, des banques, des courtiers ou des GSE, c’est qu’elles ont tendance à reproduire constamment la même erreur. J’appelle ça "le Cycle du condamné". Les investisseurs qui distinguent cette erreur suffisamment tôt peuvent éviter les valeurs dangereuses… ou essayer de faire des bénéfices en les vendant à découvert
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Epargne
Lehman, au bord du gouffre, fait un grand pas en avant
par Philippe Béchade 11 septembre 2008La partie de flipper infernal se poursuit ; les cours des actions continuent de rebondir dans toutes les directions sans que personne ne parvienne à reprendre le contrôle de la partie. Celle du jour s’achève par un repli de 0,23% du CAC 40 et de 0,7% de l’Euro Stoxx 50. L’affaire se complique encore un peu plus lorsque des rumeurs de lourdes pertes sur les marchés de matières premières alimentent les spéculations sur des faillites d’importants fonds d’investissement
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Si vous êtes comme moi, vous êtes un petit cochon avide et égoïste dont l’avarice ne connaît pas de bornes car vous voulez assez d’argent pour aller loin, très loin, et commencer une nouvelle vie avec un nouveau nom, une nouvelle identité, peut-être de nouvelles empreintes digitales et de nouvelles chaussures très classe — et les poches pleines de liquide à dépenser, mais pas des billets neufs et dont les numéros de série ne se suivent pas
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La Chronique Agora avait raison depuis le début — c’est du moins l’angle que nous prenons aujourd’hui. Nous avons dit que le marché haussier avait atteint son sommet en 2000 — et qu’il serait suivi par un marché baissier géant de long terme. Mais ces huit dernières années, ce marché baissier a été retardé… et déguisé. Il a été retardé par la plus grosse inondation de liquidités fiscales et monétaires depuis le Déluge
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La trajectoire du CAC 40 depuis dix jours s’apparente à une bille d’acier lancée sur le plateau d’un vieux flipper mécanique des années 60, avec des tours à ressort qui font des étincelles, accompagnées de jolis "clings" cristallins, et des embouts caoutchoutés commandés par des tringles désolidarisées de leur axe à force de subir des "fourchettes" à la volée
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La crise des subprime a rendu les bancaires… peuchère ! (2)
par fredericlaurent 10 septembre 2008Après la partie de boules, je ne vais pas vous la jouer dix de der comme à la belote. Chaque semaine apporte maintenant son lot de faillites d’établissements bancaires. Le dernier en date, à l’heure où j’écris ces lignes : Integrity Bank dans l’Etat de Géorgie. Non, ne vous méprenez pas en pensant qu’il s’agit de la première victime de l’invasion russe en Géorgie. Il s’agit de l’Etat américain, et la faillite est bien due à la persistance de la crise de l’immobilier et de la crise des subprime
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Infrastructures et Asie, les mots-clé de l'investisseur du 21ème siècle
par Chris Mayer 10 septembre 2008Les investisseurs sont toujours à l’affût d’un nouveau gros coup. Vous savez, une de ces idées si forte et si durable que vous pouvez y placer vos investissements en toute confiance, et les laisser traverser les hauts et les bas que subissent les marchés. Holmes appelle ça des "méga-tendances mondiales" – "une augmentation importante et substantielle des dépenses d’investissement dans tous les pays et tous les secteurs".
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Des milliers de milliards de dollars en plus pour les contribuables américains
par Bill Bonner 10 septembre 2008"Les contribuables [américains] endossent des milliers de milliards de dollars de risque", titrait USA Today cette semaine. "On peut appeler ça un renflouage, on peut appeler ça un filet de sécurité ou on peut appeler ça un sauvetage", déclarait le journal, citant un directeur de recherche chez Argus Research, "mais en fin-de-compte, c’est au contribuable américain de payer la facture"
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Epargne
Le budget américain est "Fannie" avec la nationalisation la plus chère de l'Histoire !
par Philippe Béchade 9 septembre 2008La nationalisation de Fannie Mae et Freddie Mac s’impose ni plus ni moins comme la plus massive de l’histoire du capitalisme : 5 000 milliards de dollars d’actifs sont concernés, et le Trésor américain s’engage sur le principe d’une recapitalisation à hauteur de 200 milliards de dollars "en cas de pépin". Cela équivaut à plus de 12 fois le coût final du sauvetage du Crédit Lyonnais et à 25 fois le "Kerviel" — une unité baroque qui représente environ huit milliards de dollars — pour situer ces montants qui défient notre imagination sur l’échelle du désastre financier
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La crise des subprime a rendu les bancaires… peuchère ! (1)
par fredericlaurent 9 septembre 2008Je vais vous parler d’une spécialité marseillaise qui prend toute sa saveur dans notre environnement financier actuel. Dans une partie de pétanque, Môssieur, il faut éviter une seule chose, car sinon, vous en entendrez parler toute votre vie. C’est se prendre fanny. Là, vous devez commencer à voir où je veux en venir. Peuchère, fanny, c’est quelque chose. Pour certains lecteurs, profanes du monde boulistique, fanny, ça veut dire ne pas marquer un seul point lors d’une partie. La honte, en quelque sorte
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USA Today avait le blues vendredi. Un journaliste vient de se rendre compte que la baisse des prix des matières premières n’était pas nécessairement une bonne nouvelle. "Les investisseurs craignent que l’effondrement des prix du pétrole, du charbon et du platine signale une tendance bien plus sinistre : un ralentissement économique sévère à l’étranger qui pourrait freiner l’économie [aux Etats-Unis] et entraver les profits des entreprises américaines"
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Une baisse de 6,4% en une semaine à Paris et de 5,85% pour l’Eurotop 100, c’est sans précédent depuis septembre 2002 ou mars 2003. Les commentateurs vont tenter de justifier l’effondrement des places boursières par des ventes d’anticipation relatives à la publication des statistiques de l’emploi et par une réaction très négative à la forte hausse du taux de chômage (à 6,1% contre 5,7% en juillet)
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Depuis lundi, les nostalgiques de monnaie en métal précieux peuvent se jeter sur des pièces de cinq euros en argent, et rongent leur frein pour quelques semaines encore en attendant celles de 15 et 100 euros — cette dernière étant en or. La Monnaie de Paris frappe à nouveau des pièces et il est vrai que faire tourner une pièce ronde et brillante entre ses doigts a toujours été plus agréable que de tenir un billet froissé
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Epargne
L'Asie devrait faire partie de votre horizon d'investissement
par Chris Mayer 8 septembre 2008Il n’est besoin d’aucune prophétie ou prévision pour voir la seconde Révolution industrielle qui se déploie à la vitesse de la lumière dans des pays comme la Chine ou l’Inde. Fareed Zakaria, chroniqueur de Newsweek, l’appelle "la montée du reste". Il remarque une extraordinaire succession de faits — certains ayant de l’importance, d’autres moins, mais qui démontrent tous que les Etats-Unis ne sont plus un poids lourd sans le moindre rival
