Nous voyons déjà les pancartes que pourraient accrocher les pauvres commerçants dans leurs vitrines, à côté des décorations de Noël de l’année dernière (ils n’auront pas les moyens d’en acheter de nouvelles) et d’un portrait de l’Oncle Sam le doigt pointé vers le public, pour rappeler aux clients d’accomplir leur devoir envers la grande nation de la consommation
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Hank Paulson ! Voilà un gars d’la ville que nous admirons. Il a gagné une fortune à la tête de Goldman, jusqu’à ce qu’on lui demande de gérer le Trésor des Etats-Unis. Il sait tout de ces CDO, SIV, MBD — oh, il connaît probablement toutes les lettres de l’alphabet. Et il les a aussi utilisées — pour mettre en place tous ces investissements subprime élaborés. Voilà pourquoi c’était le type parfait
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Nous ne savons pas trop quelle mauvaise conjonction astrale ou quel type de vents solaires radioactifs ont touché la planète Terre ce week-end mais les investisseurs semblaient d’une humeur massacrante dès l’entame de la séance d’hier. Les places boursières européennes viennent même de matérialiser la pire entame de mois boursier de l’histoire
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Autrefois, les Américains "retiraient", tous les trimestres, jusqu’à 200 milliards de valeur de leurs maisons. A présent, ils n’ont rien à retirer. C’est donc 800 milliards de dollars par an qu’il faut remplacer sans plus attendre. En plus, au lieu de retirer, les gens doivent en fait remettre au pot… c’est bien tout le principe d’une "récession de bilan"
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Epargne
Allons-nous être mangés à la sauce déflationniste ? (1)
par Isabelle Mouilleseaux 2 décembre 2008Depuis quelques semaines, les prix baissent. Tous les actifs sont touchés. Matières, actions, immobilier, biens de consommation… oubliée l’inflation. Elle n’intéresse même plus J.-C. Trichet ! C’est dire… Mais ne nous réjouissons pas trop vite. Nous devons maintenant affronter les tensions déflationnistes
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La BCE devrait une nouvelle fois abaisser son principal taux directeur de 50 points, peut-être même de façon plus agressive, c’est-à-dire de 75 points de base. Elle en avait déjà discuté il y a trois semaines mais elle avait rejeté une telle initiative, ce qui avait provoqué une vive déception sur les marchés. Soulignons qu’en dix ans d’existence (eh oui, dix ans déjà !), la BCE n’a jamais été plus loin que 50 points
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Vous n’avez jamais entendu parler de Gideon Gono, cher lecteur ? Eh bien, c’est un des meilleurs économistes n’ayant jamais reçu de prix Nobel. Pourquoi ? Parce que M. Gono est un anti-déflationniste avéré. Personne n’en sait plus long sur la lutte contre la déflation que M. Gono. Voilà pourquoi il était un candidat évident au poste de secrétaire au Trésor américain
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Le prix des bons du Trésor américain à long terme est monté en flèche, tandis que le prix des TIP a chuté. La plupart des TIP à long terme a perdu 15% en moins de deux mois. Evidemment, les investisseurs ne veulent pas entendre parler de la protection contre l’inflation, mais ils vont se battre pour obtenir la protection contre la déflation. Cependant, la déflation est-elle prévisible
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Epargne
Le bitume canadien sauvé par son intérêt géostratégique ? (2)
par emmanuelgentilhomme 1 décembre 2008La situation financière des pétrolières bitumineuses ne s’arrange pas avec un baril se traitant sous leurs coûts de production et des crédits bancaires évaporés. Tenez, récemment c’était au tour de Royal Dutch Shell de jeter l’éponge et de différer ses investissements canado-bitumineux. Misère… Alors, à quand un plan Paulson pour le bitume canadien ? Ne riez pas : ce pétrole est bel et bien une affaire d’Etat
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J’avoue, cher lecteur, ils me font un peu rire, tous ces politiciens, publicitaires, journalistes : "la crise, la crise, la crise !" On n’a plus que ce mot à la bouche, la crise est désormais cause de tous les maux — comme si, du jour au lendemain en septembre dernier, le monde avait brusquement basculé… comme s’il n’y avait jamais eu de signes annonciateurs… comme si l’économie ne vacillait pas depuis longtemps, construite qu’elle était sur le sable de la consommation excessive et de l’endettement
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Les incertitudes économiques ne sont certainement pas moins grandes dans l’empire du Milieu qu’en Europe ou aux Etats-Unis… sinon Pékin n’aurait jamais annoncé ce jeudi un abaissement de 108 points de base du taux directeur — soit quatre crans d’un coup puisque le "pas de variation" traditionnel de la banque centrale est de 27 points de base et non de 25 points comme en Occident. Oui, décidément, le Dalaï Lama a bon dos
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Les cours du riz sont en passe de se stabiliser sur les marchés mondiaux… et de revenir à leurs fondamentaux de long terme, une fois les exagérations spéculatives dissipées. Or ces fondamentaux sont orientés à la hausse. Une hausse contenue, ne serait-ce que parce que ce marché stratégique est étroitement surveillé à l’échelle mondiale… mais une hausse tout de même
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800 milliards de dollars, c’est toujours beaucoup d’argent […] En déversant tout cet argent des chaudrons bouillonnants de la création de devise sur son bilan, la Réserve fédérale pourrait aussi faire sortir une dose effrayante d’inflation. On pourrait donc pardonner à un investisseur qui voit à long terme de se demander si l’interlude déflationniste d’aujourd’hui ne risque pas se transformer brusquement en une spirale inflationniste vicieuse…
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Selon les Keynésiens, on doit tourner le bouton marqué "politique budgétaire". Lorsque les dépenses privées ralentissent, il suffit de les remplacer par des dépenses gouvernementales. Simple, non ? Mais lorsque les autorités ont actionné ce bouton — un peu trop fort, il faut l’admettre — dans les années 60 et 70, cela n’a pas semblé fonctionner
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Epargne
Wall Street rêve à nouveau des premières marches de l'escalier…
par Philippe Béchade 27 novembre 2008Wall Street focalise maintenant toute son attention (et son optimisme) vers la Maison Blanche et espère un miracle — ou tout du moins un sursaut psychologique des consommateurs et des investisseurs — d’ici le 20 janvier, date à laquelle Barack Obama gravira les marches conduisant au bureau ovale. Attention, en matière boursière comme en amour, le meilleur moment, c’est lorsque l’on s’engage dans l’escalier
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Le chômage grimpe radicalement… et lorsque les Américains prendront place devant leur dîner de Thanksgiving, ils festoieront dans des maisons qui valent environ 18% de moins qu’il y a un an. Non seulement leurs maisons valent moins… mais leur valeur chute de plus en plus vite. Et il n’y a pas de signe d’un plancher dans le marché de l’immobilier américain
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Quand on parle de sécurité alimentaire, le riz n’est jamais loin : cette céréale vitale a vu son prix se multiplier par trois au cours du premier trimestre 2008. La faute aux spéculateurs ? La page du riz cher est-elle tournée ? Les choses ne sont pas si simples : voyez plutôt
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Plus le Trésor dépense, plus le marché vacille. Savez-vous que le gouvernement fédéral américain a VRAIMENT engagé 7 700 milliards de dollars de renflouements, de prêts et de garanties depuis l’apparition de la crise du crédit l’année dernière ? Et savez-vous que le Dow Jones a chuté de plus de 5 700 points depuis que la mode des renflouements a commencé ? Il y a donc à peu près un point de Dow Jones PERDU pour chaque 1,3 milliard de dollars de renflouement
