Il y a quelques temps, le FMI a doublé ses estimations concernant les pertes du secteur bancaire, les faisant passer à 2 000 milliards de dollars. De plus, le gouvernement américain de 2009 ne compte pas uniquement son budget en milliers de milliards de dollars, il compte ses déficits budgétaires en milliers de milliards. Selon les dernières estimations, le tout premier budget du président Obama produira un déficit de 1 800 milliards de dollars en 2010. Et c’est là l’hypothèse optimiste
-
-
La semaine dernière, le suspense était intenable : le rebond de marché baisser… le rebond des gogos… est-il terminé ? Après une chute majeure des cours, il n’y a rien de plus fiable qu’un rebond. Et on peut compter sur le rebond pour céder le pas à une nouvelle chute encore plus dure
-
Cette séance de vendredi a constitué un vrai point d’orgue avec une impressionnante cascade de statistiques de part et d’autre de l’Atlantique. Cela avait démarré en France dès 8h30 par une véritable douche froide… mais le marché parisien n’a même pas frissonné et la hausse l’a rapidement emporté. Ceci confirme la capacité des investisseurs à digérer des indicateurs économiques qui flanquent la chair de poule
-
Les dieux se moquent de nous. C’est certain. Ils se demandent où nous pensons trouver l’argent nécessaire pour rembourser tous les renflouages, relances et autres sauvetages. Nous nous posons la même question. Plus encore… nous nous demandons pourquoi se donner tant de mal. La Bulle Epoque était grotesque et absurde. Alors pourquoi tenter de la ressusciter
-
"Quoi ?! Vous voulez dire que les marchés dépendent de l’économie réelle et non l’inverse ?" C’est l’incrédulité sur les places boursières mondiales. On dirait bien que les investisseurs renouent avec la réalité. Le rebond commence à donner des signes de faiblesse ; on semble s’apercevoir petit à petit que faire grimper les cours ne suffit pas à effacer la récession
-
L’annonce du déficit américain en 2009 a frappé les esprits ; chacun sait bien que d’ici la fin de l’année, le Congrès US sera appelé à voter des rallonges qui feront grimper les compteurs bien au-delà des 2 000 milliards de dollars. La Californie vient de renoncer à entretenir l’espoir que le pire de la crise soit de l’histoire ancienne. Avec 96 000 logements saisis au mois de mars et un total qui frôle le million depuis l’automne 2007, Arnold Schwarzenegger mesure l’ampleur du désastre budgétaire qui se prépare
-
Les marchés ont un peu baissé. Nous ne serions pas étonné de les voir baisser plus encore — pas uniquement parce que les bourses viennent d’enregistrer leur plus grande remontée en deux mois depuis les années 30, mais également parce que l’économie reste tout aussi malade qu’elle l’était le 9 mars dernier, date où le rally boursier a commencé. La seule chose qui ait changé dans l’économie, ces deux derniers mois, c’est la manière dont les gens en parlent. Début mars, alors que le Dow enregistrait des plus bas de 12 mois, les medias parlaient continuellement de ruine et de crise. Une seconde Grande Dépression semblait certaine
-
Pas de doute. L’intérêt des fonds pour le sucre revient lui aussi en force. Dès qu’un actif grimpe, ils s’engouffrent dans la tendance pour la pousser au maximum. En regardant les marchés à terme il y a quelques jours, vous pouviez voir que les fonds et les investisseurs privés étaient largement long. C’est-à-dire qu’ils détiennent des positions acheteuses et anticipent une hausse des cours. Ce sont clairement eux qui font la tendance
-
Rappelez-vous, en novembre dernier, nous attendions le "Rebond Obama". Il a mis du temps à venir… puis, enfin, en mars, les prix ont pris le chemin de la hausse. Depuis le 9 mars, les marchés boursiers mondiaux ont repris 37% — une bonne moyenne pour un rebond post-krach. A présent, il semble que le rebond de marché baissier touche à sa fin
-
Epargne
Foreclosures : les records d'expropriation, eux, ne sont pas forclos !
par Philippe Béchade 14 mai 2009Une véritable campagne d’intoxication médiatique voudrait convaincre les marchés et l’opinion publique que le secteur immobilier se stabilise aux Etats-Unis — nous savons que ce n’est absolument pas le cas en Europe, et surtout pas au Royaume-Uni ou en Espagne. C’est une pure fable, une invention à coucher dehors, tout comme ce qui attend les 342 000 ménages qui ont fait l’objet d’une procédure de saisie de leur logement au mois d’avril
-
Première chose à savoir, le sucre a été "relativement épargné" par la crise, comparé aux autres matières premières qui ont perdu entre 50 et 70% de leur valeur. Mais surtout, il nous gratifie d’une très belle remontée depuis le début de l’année, s’adjugeant quelque 45%. Mais pourquoi ce retour en force du sucre sur le devant de la scène
-
Selon les experts, General Motors est en train de faire faillite. Les investisseurs ont fait passer le titre à 1,15 $ — un prix que GM n’a pas vu depuis plus de 70 ans. A ce prix, on peut acheter toute l’entreprise pour 700 millions de dollars. Une misère. Certains gestionnaires de fonds gagnent autant en une année. Parallèlement, les Etats-Unis sont sur la même pente glissante
-
Epargne
Après un bon fou rire, voici venir le temps du goudron et des plumes
par Philippe Béchade 13 mai 2009Alors que le CAC 40 se situe 35% au-dessus de ses planchers et alors que le Nasdaq a repris 45% depuis ses plus bas du 21 novembre 2008, la teneur des recommandations a bien changé : "l’année 2009 est redevenue positive, les marchés ont retrouvé le moral, aucun signe de correction en vue… profitez-en pour repasser acheteur, la reprise ne fait que commencer"
-
L’optimisme printanier a provoqué un fort rally boursier mondial, que l’Europe n’a pas boudé le mois dernier : +4% pour le CAC 40 en une semaine et +16% en un mois. Encore plus d’enthousiasme en Allemagne (une semaine à +6% pour le DAX et un mois à +18%). Le Footsie conserve un flegme tout britannique avec respectivement +2% et +13%. L’Euro Stoxx 50, qui regroupe les cinquante plus grosses valeurs européennes, s’adjuge 5% en une semaine et 20% sur le mois. Il n’en faut pas plus pour que certains caressent l’espoir du retournement des marchés
-
L’augmentation actuelle de la demande d’or est remarquable. Elle se produit durant une période de vigueur relative pour le dollar, alors que les investissements dans d’autres sortes de matières premières se sont quasiment effondrés. D’un autre côté, le déclin d’autres matières premières a nourri l’augmentation des cours de l’or, ainsi que celle des cours de l’argent-métal
-
Le marché baissier de l’immobilier américain a coulé un propriétaire sur quatre. Et à présent, la récession/dépression menace de mettre K.-O. le reste de l’économie. "Le déficit américain quatre fois supérieur au record de l’an dernier", annonce la presse. "Le gouvernement fédéral empruntera près de 50 cents pour chaque dollar dépensé cette année". Cette nouvelle aurait dû nous couper le souffle — s’il nous en était resté
-
Aux Etats-Unis, ils sont plus d’un demi-million à perdre leur emploi chaque mois. Ils sont aussi des centaines de milliers à voir également leur logement saisi (et le taux de recoupement entre les deux catégories est important). Et lorsqu’il n’y a pas de parachute doré, il n’y a rien du tout, pas de filet de sécurité sociale, pas de recours massif aux emplois aidés. Pourtant, malgré l’absence de ce poste de dépense qui plombe les comptes des pays sociaux-démocrates du Vieux Continent, les Etats-Unis sont pratiquement en faillite
-
Le rebond se poursuit. Les marchés font l’opinion, disent les vétérans de Wall Street. Après neuf semaines de hausse des cours, les gens commencent à voir le monde différemment. Simplifions : il ne semble de loin plus aussi épouvantable qu’il y a quelques mois de ça. Les prix des maisons — même s’ils ne grimpent pas — ne chutent pas aussi rapidement qu’avant. Et si les gens perdent encore leurs emplois, ils ne sont plus autant à les perdre chaque mois qu’au début de l’année
