Le Parlement slovaque a revoté et approuvé dans l’urgence le FESF "renforcé" !
▪ Quelle a donc été la réaction des marchés lorsqu’est tombé ce scoop, également qualifié de breaking news sur les sites d’information anglo-saxons ?
▪ Quelle a donc été la réaction des marchés lorsqu’est tombé ce scoop, également qualifié de breaking news sur les sites d’information anglo-saxons ?
▪ Une révolution couve probablement aux Etats-Unis. A l’époque de la guerre froide, la CIA s’était vue confier la mission de faire le portrait d’un pays susceptible de connaître une révolution. Elle en avait conclu qu’un tel pays aurait trois caractéristiques.
▪ Hier, je vous disais que la consolidation des marchés pouvait être ennuyeuse, morne et longue. La crise de la dette deviendrait somme toute banale, les marché s’y habitueraient, la volatilité se réduirait — jusqu’à la prochaine fois. Je crois peu à ce scénario car pour moi, l’issue sera beaucoup plus brutale — qu’elle soit positive ou négative. Voyons cela.
▪ Après avoir désespéré les acheteurs pendant trois mois, voici que les marchés s’appliquent à faire paniquer les vendeurs depuis une semaine.
▪ Il y a un an, le 25 septembre 2010, je rédigeais un papier intitulé « Quel avenir pour le CAC 40 ». L’environnement n’était pas aussi stressant qu’aujourd’hui et la future tenue du CAC 40 n’était pas encore sujet de préoccupations. On connaît la faible capacité de juste anticipation des marchés : le rebond semblait éternel.
▪ Petit à petit, une étape à la fois, la presse grand public commence à comprendre. Il n’y a pas eu de récession ordinaire. Il n’y aura pas de reprise ordinaire. Et quelque chose va très mal.
▪ J’aime les changements de saisons, cela me met toujours dans une humeur méditative. Je pense que c’est parce que cela me rend plus conscient du temps qui passe, chose que l’on peut facilement perdre dans le train-train des occupations de la vie courante.
Alors que la plupart des valeurs moyennes ont publié leurs résultats pour le premier semestre, le sentiment qui me taraude est celui d’un « déjà-vu ». Il y a trois ans à peine, en pleine débâcle boursière, les managements des sociétés me tenaient à peu près le même discours.
▪ Une petite séance d’accalmie entre deux tempêtes de volatilité. Oui, vous vous attendiez à ce que nous évoquions l’oeil du cyclone et vous avez vu juste !
▪ Les autorités américaines ont donné les derniers chiffres de l’emploi vendredi. Apparemment, les choses ne sont pas aussi épouvantables qu’on le pensait. L’économie US a en fait créé 103 000 nouveaux emplois depuis septembre.
▪ L’un de mes amis, de retour d’un week-end à Mykonos, m’a raconté qu’aussi bien les restaurateurs que les loueurs de voitures exigeaient un paiement en espèces. Les cartes bleues sont proscrites de certains pans de l’activité : paiement en liquide exigé — histoire de pouvoir s’en mettre un peu de côté à l’abri du rouleau compresseur des impôts ?
▪ Mais pourquoi les marchés se sont-ils montés le bourrichon comme des cantinières croyant qu’un rat en maraude près du garde-manger annonçait la peste et ses ravages avant la nouvelle lune ?
▪ Les nouvelles étaient bonnes ces derniers jours. Les investisseurs ont entendu dire que l’Europe contrôlait ses problèmes. Puis Obama leur a dit qu’il allait administrer un électrochoc à l’économie. Les investisseurs ont respiré un peu plus librement : les autorités sont sur le coup.
▪ Nous avons eu un appel ce matin :
– « Bonjour, je suis bien chez les Investisseurs Aurifères en Détresse ? »
– « Oui… vous avez fait le bon numéro ».
La France et l’Allemagne sont d’accord pour recapitaliser les banques. En d’autres termes, nos dirigeants reconnaissent que nombre d’entre elles sont au bord du gouffre. Dexia pourrait ne constituer qu’un hors-d’oeuvre si rien n’est fait de toute urgence.
▪ La catastrophe survenue au Japon a meurtri le secteur de l’uranium… qui ne s’en est toujours pas remis. Mais ce désastre ressemble fort à une opportunité d’achat, si on n’est pas pressé de faire un gros bénéfice.
▪ Le marché du pétrole est un marché régulé ! Et qui dit régulation, dit contrôle des prix. La régulation… vaste question. C’est le thème central choisi par le G20 cette année. Nicolas Sarkozy, à grands coups d’envolées lyriques et de menaces ciblées, a condamné sans nuance les spéculateurs de l’énergie.
▪ Avec la crise qui est en train de s’installer, vous êtes nombreux à nous écrire avec points de vue, questions et remarques. En voici une petite sélection, choisie sous la grisaille des cieux du nord de l’Angleterre…
