▪ « En mai, vendez et partez ! », dit le proverbe.
Il s’avère finalement que, pour vendre vos actions, le meilleur jour de ce mois de mai passé était le tout premier jour, celui de la fête du Travail
▪ « En mai, vendez et partez ! », dit le proverbe.
Il s’avère finalement que, pour vendre vos actions, le meilleur jour de ce mois de mai passé était le tout premier jour, celui de la fête du Travail
▪ Il a fallu trois semaines d’une lutte homérique des déneigeuses contre les épais névés du Haut-Dauphiné pour restaurer la liaison entre Serre Chevalier et Valloire ou entre Briançon et Saint-Michel-de-Maurienne — si vous visualisez mieux les préfectures et sous-préfectures plutôt que les stations de ski.
▪ Un nouveau mois a commencé. Toujours aucun signe de reprise. Où sont les idiots lorsqu’on a besoin de leur argent ? La semaine dernière, nous chantions les louanges des pigeons et des gogos. Dieu merci, l’argent idiot existe, entonnions-nous.
▪ Bill le disait il y a quelques jours : les désastres mettent du temps à se déclencher… mais une fois que le processus est entamé, tout peut aller très vite. Pour l’instant, nous n’en sommes qu’aux prémices du désastre. Depuis mai 2010 et les premières fissures de la dette grecque, la boule de neige n’a fait que grossir, grossir et grossir,
▪ Beaucoup de gens pensent que le marché est un terrain de jeu pour des initiés bien introduits. C’est un sujet de plainte récurrent… et qui semble particulièrement revenu sur le devant de la scène ces jours-ci. L’introduction en Bourse de Facebook n’a fait que confirmer les soupçons que le jeu est déloyal.
▪ Après les 6,15% perdus en avril, la Bourse de Paris double la mise au mois de mai (-6,1%) et il s’en est fallu de peu pour que le CAC 40 affiche -7%. L’affaire semblait très mal engagée à un quart d’heure de la clôture : le repli atteignait alors 0,9% et l’indice flirtait avec les 2 985 points.
▪ Que serait le monde sans les pigeons ? Les naïfs ? Les dupes et les gogos ? Qui achèterait un sac à main pour 1 500 $ ? Des blue jeans pour 150 $ ? Qui achèterait un 4×4 surdimensionné pour la frime… ou une demeure à quatre millions de dollars ? Qui achèterait Facebook ?
▪ Nous avions promis de vous en dire plus sur notre non-reprise en L. Voilà cinq ans qu’elle dure, depuis l’effondrement des subprime. Et elle pourrait durer cinq… 10… 20… ou même 100 ans de plus.
D’accord, 100 est probablement une exagération, mais qui sait ?
Chaque jour qui passe nous rapproche de notre scénario catastrophe du mardi 22 mai. Chaque jour qui passe confirme l’impuissance et l’absurdité des mensonges derrière lesquels se réfugient les Européens depuis l’automne 2008.
▪ La journée boursière de mardi appartient à la catégorie de celles qui font mal à la tête et — de façon concomitante — au portefeuille. C’est le genre de séance où personne ne comprend grand-chose à l’évolution des marchés… et où tout le monde prétend une chose et son contraire.
▪ Ce week-end, les Etats-Unis ont fêté Memorial Day. Nous avons fait une prière pour les hommes et femmes courageux qui ont donné leur vie durant les guerres… Nous avons un coeur, après tout !
▪ Flûte ! Jour après jour, les actions baissent.
L’or aussi a perdu du terrain. Le pétrole est aux alentours des 90 $.
Que se passe-t-il ? Le Wall Street Journal nous en dit plus :
▪ Pas de désastre boursier pour l’entame de la dernière semaine du mois de mai. Le CAC 40 clôture en repli de 0,16% à l’issue d’une séance où il ne s’est traité qu’à peine 1,25 milliard d’euros en l’absence des investisseurs américains, en congé pour le Memorial Day.
▪ Voilà qui est amusant : des auto-tamponneuses européennes.
Paf ! Crac ! Crunch ! Bam !
Des pare-chocs entamés. Des radiateurs qui fuient. Des pneus à plat. Youpi !
Mais voici la chose la plus excitante de tout ce petit jeu. L’Allemagne et la Grèce jouent à qui sera le plus fort !
▪ Encore une semaine très difficile sur les marchés… et ce ne sera sans doute pas la dernière. Les fuites de gaz se multiplient, comme le disait Philippe Béchade jeudi. La moindre étincelle pourrait tout faire sauter.
▪ La rechute de 2,7% des indices boursiers mercredi appartient à la catégorie des « cygnes noirs » : un scénario sans véritable précédent, sinon partiellement comparable à un contrepied techniquement imprévisible survenu fin février 2003, dans un contexte de capitulation psychologique peut-être identique à celui observé ce 23 mai.
Dans la mesure où les Grecs ont des dettes à peu près partout, M. Tsipras s’est dit qu’il pouvait faire un pied-de-nez à ses créditeurs. Il a dit aux Allemands qu’ils étaient pris au piège. Ils n’avaient pas le choix. Ils devaient continuer à faire couler l’argent vers la Grèce. Sinon, les Grecs feraient défaut… ce qui déchaînerait l’enfer dans le reste de l’Europe.
▪ L’introduction en Bourse de Facebook ressemble de plus en plus à la fin d’une ère. La fin des plans sur la comète des réseaux sociaux. La fin du rebond post-crise. La fin de la confiance résiduelle que le public portait à l’industrie financière. La fin de l’énergie juvénile des Etats-Unis… de son époque de croissance, d’innocence et d’espoir dans l’avenir.
