Les fusions-acquisitions à haut risque facilitées par les banques centrales
La politique de taux bas et de baisse des taux supprime la discipline des taux d’intérêt et des créanciers et multiplie les opérations hasardeuses.
La politique de taux bas et de baisse des taux supprime la discipline des taux d’intérêt et des créanciers et multiplie les opérations hasardeuses.
Une héritière de la fortune de Disney voudrait plus de solidarité et critique les gains des ultrariches. Qui ne sont imputables qu’à l’effet Cantillon.
Le texte ci-dessous est la transcription du témoignage du Dr Joseph Salerno devant le sous-comité de politique monétaire de la Chambre des représentants des Etats-Unis.
L’ère de l’argent gratuit, depuis 1971, est la cause commune de toutes les crises qui se succèdent depuis 20 ans et de celle qui va bientôt se produire.
Cette chronique débute un cycle un peu particulier : elle fait partie des cinq dernières que j’écris car je prendrai ma retraite le 30 avril.
Pratiquement, la fusion Deutsche Bank et Commerzbank est un plan de sauvetage bancaire et l’Allemagne n’est pas pas invulnérable aux crises financières.
Les deux ingrédients qui transforment les banques commerciales en hedge funds : les taux d’intérêt à zéro de la BCE et le recours à la spéculation sur les marchés financiers.
La Théorie monétaire moderne et la Théorie de la Relance ne sont que des fraudes propagées par des économistes vaniteux ; la dette devra être remboursée.
L’effet de ruissellement des politiques monétaires ne s’est pas produit. Seuls se sont enrichis les ultra-riches qui possédaient une fortune financière.
Le niveau de prêts non-performants détenus par les banques est toujours supérieur à celui qui prévalait avant crise – et alors que la croissance ralentit, ils sont mal provisionnés.
Les banquiers centraux échouent. Les prix Nobel et les dirigeants de think tanks ont aussi des idées d’interventions mais aucun ne paie jamais le prix de leurs erreurs.
La normalisation de la politique monétaire de la Fed est achevée. Donald Trump souhaite déjà une baisse de taux pour lancer une « fusée économique ».
Les derniers stress test menés sur le secteur bancaire européen ont été jugés satisfaisants par l’ABE et la BCE, et pourtant la BCE prolonge son soutien.
Sans la pratique des rachats d’actions, les marchés se seraient effondrés fin 2018. Si elle cessait, ce serait le krach, avoue Goldman Sachs.
Une économie saine est capable de fonctionner sans intervention de la banque centrale sur les taux et autres programmes monétaires de relance.
Une nouvelle réglementation bancaire considère que l’or est aussi peu risqué que les meilleures obligations souveraines.
Alors que les gens se précipitent sur les obligations souveraines nous sommes persuadés qu’à cinq ans, elles se révèleront être un mauvais choix.
La production industrielle chute, les taux sont nuls ou négatifs, les banques sont soutenues par la BCE. Comment faire repartir la machine économique ?
