Pourquoi J.P. Morgan ne bouleverse-t-il pas autant les marchés que la Grèce ?
▪ Dans la présentation de notre fiction boursière de mardi matin, nous aurions pu faire figurer la mention « ce sera tout l’un ou tout l’autre ».
▪ Dans la présentation de notre fiction boursière de mardi matin, nous aurions pu faire figurer la mention « ce sera tout l’un ou tout l’autre ».
▪ Les marchés se sont (et nous ont) fait bien peur à l’occasion de la journée des « Trois sorcières », le vendredi 18 mai. Mais Wall Street enregistre enfin un joli rebond (de 1,5% à 2,5%), ce qui s’est toujours produit par le passé après des séries de 12 ou 13 séances de baisse consécutives. Nous pouvons donc nous offrir un petit frisson rétrospectif par le biais d’une market fiction qui a également pour but d’éclairer certains paradoxes de notre merveilleuse époque.
▪ Nous ne sommes pas certain que les commentaires lus vendredi soir sur les sites d’information économiques anglo-saxons soient à la mesure du risque encourus par les marchés au cours…
▪ Peut-être y a-t-il de fantastiques opportunités d’achat d’actions en cette période de doute sur l’avenir de la Grèce. En dehors des valeurs bancaires dont nul n’est capable d’évaluer le risque qu’il court en les détenant (l’affaire J.P. Morgan en apporte une nouvelle démonstration), la plupart des titres (et ils sont nombreux) qui pulvérisent leurs planchers de septembre ou novembre 2011 ne réalisent pas un euro de leur chiffre d’affaire en Grèce et n’ont qu’une exposition parfaitement marginale en Espagne.
▪ Le CAC 40 plonge de pratiquement 3% en 48 heures. La cassure des 3 100 points — même en réintégrant les coupons versés depuis 10 jours — est avérée, tout comme l’est l’enfoncement sans ambiguïté du support des 2 200 sur l’Euro-Stoxx 50. Il affichait 1,15% mardi à 2 178 points, après un plus bas en séance inscrit à 2 170 points.
▪ Il serait facile d’ironiser — et nous n’avions pas manqué de le faire — sur les déclarations triomphalistes de l’Elysée à la mi-mars. Rappelez-vous les « la crise est enfin derrière nous, le tandem franco-allemand a sauvé l’Europe, mais nous avons eu chaud ! ». L’heure est toutefois bien trop grave pour dénoncer la légèreté ou l’incompétence des uns et des autres.
▪ Le week-end s’est achevé sans qu’une coalition n’ait réussi à émerger à Athènes. Ce n’est pas une grosse surprise tant les uns et les autres ont intérêt à s’en tenir à la ligne qui a séduit leurs électeurs respectifs — enfin, surtout ceux qui rejettent massivement l’austérité.
▪ Nous avons beaucoup ri ces dernières semaines en découvrant des blogs annonçant que l’élection de M. Hollande provoquera des convulsions boursières comparables à mai 1981 en France et débouchera à terme sur l’effondrement de l’Europe.
▪ Il serait intéressant de retrouver les agendas des présidents nouvellement élus des 30 dernières années pour étudier la liste de leurs rendez-vous au cours des 100 premières heures de…
▪ La première séance de l’immédiat « après-week-end électoral » semble démontrer que les marchés sont sortis en l’espace de quelques heures d’une attitude parfois dictée par une approche idéologique binaire pour rentrer de plain-pied dans l’exploration du « champ des possibles ».
▪ Les bookmakers anglo-saxons se sont nettement trompés. Tout l’enjeu des derniers paris (à 48 heures puis 24 heures des élections) consistait à déterminer si Nicolas Sarkozy franchirait ou non le seuil des 47% des suffrages.
▪ Nous devons procéder d’entrée de jeu à un mea culpa. En effet, nous avions conclu notre chronique de jeudi en partageant les légitimes espoirs nourris par les investisseurs en matière de soutien à la croissance par la BCE, à quelques heures de la conférence de presse de Mario Draghi en direct depuis Barcelone.
▪ Ceux qui ont tendu une oreille compatissante pour écouter mes recommandations sur le Téléphone Rouge* ces 10 derniers jours — notamment jeudi et vendredi derniers — auront probablement été assez surpris d’y découvrir une litanie de conseils d’achat et de renforcement des positions accumulées depuis que le CAC 40 a testé les 3 180 puis les 3 115 points.
▪ Le mois de mai — de sinistre réputation boursière — a débuté en fanfare à Londres : +1,35%. Les accords étaient un peu moins triomphateurs à Wall Street, mais c’est tout de même une mélodie plutôt joyeuse qui a retenti en clôture, avec un gain de 0,5% pour le Dow Jones (sa meilleure clôture depuis décembre 2007) et 0,6% pour le S&P. Les 10 principaux secteurs de la cote ont terminé en territoire positif sans commettre la moindre fausse note.
Apple qui n’a encore rien annoncé rechute sous les 575 $ et se retrouve désormais à 10% de ses sommets historiques. L’opérateur de téléphonie mobile Verizon dévoile une chute assez alarmante des ventes d’iPhone et d’iPad au profit de tablettes et de smartphones moins onéreux.
▪ Hem… la correction que nous anticipions depuis fin janvier et le test des 3 350 points se poursuit. Les cohortes d’acheteurs potentiels, inconsolables d’avoir manqué le rally haussier entre 3 160 et 3 600 points, restent aux abonnés absents…
▪ Nous voici parvenus à 100 jours du coup d’envoi des Jeux olympiques qui sera donné par la Reine Elisabeth II le 27 juillet. La plupart des gérants et spécialistes des marchés financiers s’accordent à penser que cette période d’un peu plus de trois mois va s’avérer… sportive !
▪ Les commentateurs expliquaient vendredi aux épargnants que la tension sur les taux à trois ou cinq ans espagnols ainsi que le débordement du seuil technique des 6% sur le 10 ans marquent le retour d’un climat de défiance durable sur les dettes souveraines des pays du sud de l’Europe.
