L’Italie est dans le rouge et retire sa candidature pour les JO 2020
Mario Monti, le président du conseil italien enterre la candidature de Rome pour accueillir les Olympiades de 2020. Pas de jeux et bientôt plus pain à Rome ?
Mario Monti, le président du conseil italien enterre la candidature de Rome pour accueillir les Olympiades de 2020. Pas de jeux et bientôt plus pain à Rome ?
Il y a beaucoup à apprendre des Argentins. Quand il s’agit de faire n’importe quoi avec une économie, ils sont numero uno. Ce sont des champions olympiques de la prestidigitation financière, et des manipulateurs de génie. En 2001, le pays était profondément endetté. Le gouvernement était à court d’argent. Et la devise perdait rapidement de sa valeur. Qu’ont fait les Argentins ?
L’interminable feuilleton grec nous a rendu d’inestimables services. Outre le prétexte à une hausse inexorable des actifs boursiers de type « effet Pénélope » (chaque jour qui passe entretenait l’espoir d’un achèvement de l’ouvrage), cette polarisation du débat a permis d’occulter la plupart des sujets moins porteurs.
Que faire quand un pays croule sous les dettes ? Rembourser ? Cela fait trop mal aux porte-monnaie des électeurs. Restructurer ? On tombe dans la tragédie grecque. Faire défaut, tout simplement ? Très mauvaise publicité pour le pays.
▪ A l’heure ou j’écris ces lignes, 100 000 Grecs manifestent encore dans le centre d’Athènes contre le nouveau package de mesures, dont même le ministre allemand des Finances estime qu’elles…
On a récemment annoncé de nouvelles créations d’emploi aux Etats-Unis. Nous soupçonnons qu’une grande partie de ce chiffre n’est due qu’à une mauvaise interprétation des données. Beaucoup de gens cherchent du travail depuis si longtemps que les autorités ont arrêté de les compter.
La semaine dernière, l’Espagne et l’Italie ont pu se délester de 22 milliards d’euros de dettes. Cela a rassuré les investisseurs. Les journaux ont rapporté que le calme et la confiance sont revenus sur les marchés. Les prêteurs et les emprunteurs ont respiré avec plus de facilité. Les banquiers se sont détendus un peu.
Sortez les baguettes ! Révisez vos sushi ! Apprenez à lire de droite à gauche et de haut en bas ! Oui… l’Occident devient japonais ! Voici la situation japonaise en quelques mot
Cela fait quatre séances que les indices américains plafonnent à proximité des sommets annuels de l’été 2011. Par exemple, le S&P a renoué mercredi soir avec les 1 350 points, au prix d’une hausse de 0,2%. C’est comme si Wall Street voulait laisser aux opérateurs une dernière chance de faire le point sur la situation économique aux Etats-Unis avant d’aborder une nouvelle étape, certainement décisive.
« L’Amérique est de retour », a déclaré le président de tous les Américains. « Quiconque vous dit que l’Amérique est en déclin ou que notre influence a diminué ne sait pas de quoi il parle ». Eh bien, cher lecteur, nous sommes là pour vous le dire : l’Amérique est en déclin.
« Ils » nous ont refait le coup classique de « la Grèce sera sauvée la nuit prochaine », et hop… le tapis volant est repassé au-dessus de la cime des arbres — et le Dow Jones par-dessus les 12 900 points !
▪ Les marchés ont beau jeu de s’extasier devant la spectaculaire décrue des écarts de taux entre l’Allemagne et les pays du sud de l’Europe la semaine dernière. Cet apparent regain de confiance s’explique aisément par le doublement des rachats de dettes souveraines par la BCE, pour un montant plus que substantiel de 124 milliards d’euros.
L’évolution de l’or est intéressante, ces derniers temps. Il semble être à nouveau à la hausse quoi qu’il arrive — ou à peu près. Voyons donc ce qui pourrait être en train de se passer.
Pour autant que nous puissions en juger, rien n’a été réglé la semaine dernière. Les tendances en cours sont restées en cours… Pas de fin en vue. Vendredi, les Américains étaient toujours convaincus qu’ils ne feraient jamais faillite. Les Européens se disputaient encore sur la manière dont ils éviteraient de faire faillite. Et les Japonais se disaient que faire faillite ne serait pas si épouvantable.
Nous sommes soumis depuis trois semaines au déploiement de tout l’arsenal des moyens de désinformation à la disposition des hautes sphères politiques européenne, mais également des marchés financiers. Pour une fois, ces deux entités unissent leurs moyens pour nous abreuver de pieux mensonges au sujet du dossier grec.
Encore une journée passée en état d’apesanteur sur les marchés. Encore une journée à supporter les pieux mensonges de ceux qui se prétendent tous acheteurs, alors qu’ils n’investissent même le prix d’une calculette dans ce rally haussier.
Les lecteurs qui s’attendent à une fin rapide de la Grande Correction vont être déçus. Elle ne donne pas signe de vouloir atteindre sa conclusion de sitôt. Bien au contraire… on n’aperçoit même pas le bout du tunnel.
Cette fois-ci, aucun doute n’est plus permis. Les marchés parient sans vergogne sur un prochain quantitative easing massif en Europe comme aux Etats-Unis.
