Vous le savez, les Etats-Unis sont l’un des très gros producteurs/exportateurs de maïs. La qualité et la quantité de leur production influencent donc fortement les cours mondiaux du maïs. Et, comme je vous le disais, les agriculteurs américains sont en pleine période de semis. Or pour réaliser les semis, ils ont une fenêtre de tir assez étroite en termes de timing. Force est de constater que les jours passent et que les semis progressent lentement. Trop lentement. Or ceci peut avoir à terme des conséquences fâcheuses sur les rendements
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De plus en plus d’indicateurs suggèrent qu’une sorte de découplage est en train de se produire. En d’autres termes, la nouvelle économie d’Extrême-Orient (et, dans une moindre mesure d’Amérique Latine et d’Afrique) se sépare de la vieille économie de l’Europe et d’Amérique du Nord
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Mieux vaut une fin dans la douleur… qu’une douleur sans fin
par Philippe Béchade 23 avril 2008Depuis 48 heures, il n’est question que de la spirale infernale qui pousse le cours du pétrole, des matières premières et des céréales vers des niveaux de valorisation jugés "intenables". Cela n’a pas empêché Christian Noyer, le gouverneur de la Banque de France, d’aviver les tensions sur les marchés obligataires européens en indiquant que la BCE n’hésiterait pas à relever son taux directeur afin de juguler les tensions inflationnistes qui se renforcent sensiblement depuis l’automne dernier
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Parce que, maintenant, les Etats-Unis sont un pays endetté. Nous sommes le pays le plus endetté du monde. Au moins, dans les années 1970, nous étions encore créditeurs. Le Japon a pu survivre parce qu’il était le plus gros créditeur à l’époque. Cela leur a permis de ne pas disparaître de la surface de la terre. L’Amérique est aujourd’hui le pays le plus endetté que le monde ait jamais vu. Et l’avenir ne s’annonce pas sous les meilleurs auspices
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Selon notre théorie, la guerre entre l’inflation et la déflation laisse des millions de victimes, mais aucun gagnant clair — du moins pas pendant quelque temps. Au lieu de cela, les prix des actions, des maisons et de la main d’oeuvre américaines sont à la baisse… tandis que les matières premières, le pétrole, l’or (et certains marchés émergents) grimpent. Mais nous pourrions nous tromper dans les deux directions
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Dans les années 60, la corruption s’étend dans l’Union soviétique. C’est un secret de polichinelle. Au-delà des belles images officielles de la propagande, le citoyen moyen vit dans la pénurie et la misère. Mais le citoyen moyen est débrouillard, cela lui permet de survivre malgré tout. Et pour survivre, il se voit contraint de recourir au marché parallèle, et de pratiquer le travail "au noir"
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Plaie d’argent n’est pas mortelle… peut-on encore en être aussi sûrs ?
par Philippe Béchade 22 avril 2008La bulle des dot.com a ruiné beaucoup d’idiots qui l’avaient bien cherché, la flambée des denrées alimentaires frappe mortellement des populations qui n’ont rien demandé et qui ignorent jusqu’à l’existence de marchés à terme sur les céréales tels que la Chicago Board of Trade
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On récolte ce qu’on a semé, déclare la Bible. Mais entre 1997 et 2007, les Américains ont pu récolter sans semer. Ils pouvaient consommer sans rien gagner. Ils pouvaient investir sans épargner, et dépenser autant qu’ils le voulaient sans se trouver à court d’argent. Ils étaient les gens les plus veinards de la terre — ils avaient la devise de réserve mondiale… et l’accès à tout le crédit planétaire
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Comme nous l’avons mentionné récemment, il y a beaucoup de ‘flation. Nous supposons que ça aura pour effet d’augmenter les cours des matières premières et de l’or… et de diminuer (ne serait-ce que relativement) les prix des actions et des maisons. Mais on n’aurait pas pu s’en rendre compte en regardant l’évolution des marchés ces derniers jours
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La thèse selon laquelle les mauvaises nouvelles sont dans les cours remporte de plus en plus de suffrages et l’espoir — insensé ? — d’un rebond de l’activité au second semestre aux Etats-Unis commence à poindre. Les valeurs les plus sensibles à un renversement de cycle économique sont en effet plébiscitées depuis le 17 avril ou plutôt, devrions-nous dire, depuis le 17 mars dernier, alors que les places boursières occidentales testaient collectivement des planchers annuels
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Nos correspondants américains cèdent la parole à Keith Fitz-Gerald, du New China Trader : Keith a réalisé une longue interview de Jim Rogers, spécialiste des matières premières, que nous vous proposons par épisodes tout au long de la semaine.
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Aujourd’hui, nous détournons notre regard des pauvres, des faibles et des masses qui en rang serrés luttent pour s’offrir leur riz quotidien… et nous nous concentrons plutôt sur les gens qui luttent pour assurer leurs remboursements de carte de crédit. Voici un groupe de gens si gâtés par la Nature qu’ils étouffent. Et leur richesse aussi est mise à mal
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La plupart des gens n’aiment pas être seuls. Ils ne se font pas assez confiance pour déterminer ce qui est bon pour eux. Au lieu de cela, ils regardent autour d’eux ce que font les autres… Voilà pourquoi les marchés financiers tendent à évoluer dans des schémas si larges. Les gens font la queue… partagent les mêmes sentiments… croient aux mêmes choses — même lorsque ces croyances sont absurdes ou tirées par les cheveux
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Votre correspondante regarde son petit-déjeuner d’un autre oeil, le matin. Les pétales de maïs me remplissent d’angoisse, le lait dans lequel ils flottent me culpabilise et le jus d’orange qui accompagne le tout n’est guère plus rassurant. Emeutes alimentaires, flambée des cours, G7 inquiet, médias alarmés… il va falloir s’y habituer : on trouve plus de monde se faisant concurrence pour la même quantité de ressources
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Première chose à savoir : l’essentiel de la production de cacao est concentré sur un tout petit nombre de pays. La Côte d’Ivoire et le Ghana représentent à eux seuls plus de 60% de la production mondiale. Voilà qui plaît aux spéculateurs
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Il y a un an, la plupart des Américains saluaient l’éthanol de maïs comme une "solution énergétique" nationale. Aujourd’hui, la plupart des habitants de la planète accusent l’éthanol d’être à l’origine d’une catastrophe agricole
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Nous avons tenu notre propre Concile de Nicée la nuit dernière… à environ trois heures du matin… après une bonne dose de méditation et de boisson. Et nous sommes parvenu à une sorte de credo. Voici les choses telles que nous les considérons actuellement
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Quand la souris se montre plus efficace que la pioche et la battée
par Philippe Béchade 18 avril 2008Baissera, baissera pas ? Le baril de pétrole continue d’osciller de part et d’autre du seuil des 115 $ ; les spéculateurs (car c’est bien d’eux qu’il s’agit) ne veulent prendre aucun risque sur le billet vert alors que les voyants économiques américains clignotent, mois après mois, dans des tonalités de rouge de plus en plus vif
