Rappelez-vous que le but du plan Paulson était de soulager la pression pesant sur les banques. Cette pression est désormais de retour — elle menace de se propager aux banques commerciales, et nous nous demandons comment elle affectera les gens qui ont de l’argent en banque… et n’accordent que peu de confiance au système financier pour l’instant. Soyons clair sur ce que nous pensons des événements des derniers jours : la Fed et le Trésor américain s’inquiètent de la viabilité du système bancaire
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Le CAC 40 s’est repositionné au-dessus des 4 030 points après avoir cédé 2% à l’ouverture puis affiché +2,5% à quelques secondes de la clôture… soit près de 200 points de variation en quelques heures. -10% un jour, suivi d’un rebond de 5% le lendemain, de tels écarts ne surprennent personne lorsqu’il s’agit d’un titre quelque peu volatil. En revanche, cela demeure une rareté s’agissant d’un indice aussi considérable que le S&P 500 ou le Nasdaq
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L’or devrait revenir vers les 900 $ – 950 $ l’once. Les raisons de cet optimisme ? Pour le GFMS, le rebond du dollar ne devrait être que temporaire car on doit s’attendre à une hausse du chômage américain, à une baisse de la confiance dans le dollar, la dette américaine ne cessant de s’accroître dramatiquement. Mais surtout, les investisseurs ont pris conscience qu’un rapprochement de taux d’intérêt entre les Etats-Unis et l’Europe n’était pas pour tout de suite tant les contraintes pèsent lourd… Or si le dollar faiblit à nouveau, cela soutiendra l’or qui lui est inversement corrélé
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En 1987 au moins, la Fed avait un plan et des munitions !
par Philippe Béchade 30 septembre 2008D’après un tout récent sondage datant du week-end, 75% des citoyens américains sont opposés au plan Paulson : non parce qu’il représente un sacré paquet d’argent (3 750 $ par contribuable)… mais parce qu’il est destiné à regarnir les coffres d’entreprises financières qui ont poussé une partie de leur clientèle dans le piège des subprime et nombre de gérants de fonds de retraite dans celui des rendements monétaires ou obligataires mirobolants et soi-disant "sans risques"
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Après l’euphorie des JO, l’onde de choc arrive-t-elle pour l’Empire du Milieu ? La Banque centrale chinoise l’anticipe, en baissant un de ses taux de 27 points de base. Le plongeon hypothétique du marché chinois peut s’expliquer aussi par la fuite des capitaux hors des marchés émergents. Pour faire face aux pertes subies sur les marchés occidentaux, les investisseurs tentent de sauver ce qu’ils peuvent, en soldant leurs positions encore bénéficiaires
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Tout se déroule comme il le devrait — hélas ! A présent, les Européens entrent en scène — même s’ils n’ont qu’un second rôle mineur. Fortis — une grosse société belgo-néerlandaise — va faire faillite, selon les journaux. Et les autorités de trois pays au moins essaient de la sauver. Selon le Financial Times, la société sera probablement nationalisée par le Luxembourg, la Belgique et les Pays-Bas — tous à la fois
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En général, les braquages de banques fonctionnent différemment. Un gang armé et masqué fait irruption dans la banque, tire quelques coups de feu, ordonne à tout le monde de s’allonger par terre, et demande aux guichetiers de remplir les sacs de toiles avec l’oseille. C’est simple. -Ce n’est pourtant pas de cette façon que cela fonctionne dans les banques centrales modernes. Aujourd’hui, c’est comme si Hank Paulson pointait son gros bazooka sur Wall Street et lui demandait d’ouvrir son portefeuille pour qu’il puisse le remplir avec l’argent d’autres personnes
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Quand tout le monde pense la même chose, c’est que plus personne ne pense. Aujourd’hui, tout le monde pense que le marché s’est planté… et les bureaucrates se précipitent pour essayer de le déplanter Pourquoi un bureaucrate — chargé de protéger l’argent du public — reconnaîtrait-il une escroquerie plus facilement qu’un investisseur dont l’argent est en jeu ? Quelle information a-t-il qui ne soit pas accessible au public
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Trou noir de la dette américaine : le point de non-retour
par Philippe Béchade 29 septembre 2008Alors que les marchés se sont montrés incapables d’évaluer le juste prix des actifs tels que les dot.com, les biotechs ou les dérivés de crédit depuis 1998, les voici à présent incapables d’évaluer — au terme d’une folle décennie de bulles successives — la gravité de la situation économique. L’expression "crise systémique" fait maintenant la une du journal de 13 h sur TF1, mais il n’est question que des subprime et de l’immobilier
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Puisque j’en ai la place, permettez-moi de rassembler les arguments que je développe dans les pages de ma lettre, Matières à Profits, depuis des mois, pour vous donner mon opinion sur les tribulations des marchés. La "nationalisation de fait" de Freddie Mac et Fannie Mae visait à restaurer la confiance dans le système financier américain — et, par voie de conséquence, dans l’économie nationale
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Petit à petit, progressivement, par à-coups… les commentateurs commencent à piger. En seulement quatre jours, les marchés mondiaux ont perdu plus de 3 000 milliards de dollars. Puis les gens qui ne voyaient aucun danger — Greenspan, Bernanke et Paulson — ont soudain affirmé que si on n’agissait pas immédiatement, le système financier mondial tout entier imploserait ! Crise générale ! Effondrement !
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L’essentiel en ce moment, ce sont les cours. Et personne n’aime ce qu’ils disent actuellement. Tout le monde tente donc d’arrêter la chute. Les mesures contre les vendeurs à découvert ne sont qu’une tentative détournée de freiner la baisse du prix des actions. Mais il s’est passé une chose étrange. Les efforts pour contrôler les cours des actions ont entraîné une pénurie. Une pénurie d’acheteurs !
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La campagne de John McCain sponsorisée par Freddie Mac
par Philippe Béchade 26 septembre 2008Les bonnes vieilles recettes fonctionnent toujours à merveille aux Etats-Unis. Créez un choc psychologique suffisamment déstabilisant… et le gouvernement s’empresse de faire oublier tous les pieux mensonges destinés à masquer l’ampleur de la crise pour imposer dans l’urgence des solutions miracle dont personne n’est capable d’estimer le bien-fondé ou la pertinence.
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Nous pouvons regarder l’or de plusieurs manières : comme la base d’une valeur solide pour les actifs, ou en tant qu’investissement tangible avec son propre marché offre/demande. De nos jours, beaucoup de gens évitent l’or à cause des mouvements de cours spectaculaires qui se sont produits entre 1971 et 1980. Ces montagnes russes ont eu lieu suite à deux événements importants et décisifs
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Septembre 2001, le monde apprenait avec stupeur l’effondrement des tours du World Trade Center à New York et la géopolitique s’en trouvait changée pour les décennies à venir. Septembre 2008 : un ouragan sans précédent depuis 1929 vient dévaster la planète finance et son épicentre se trouve à Wall Street. La bourrasque financière a tout emporté sur son passage. On ne réconforte pas les victimes, mais on comptabilise ceux qui sont encore en vie
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Le CAC 40 a chuté hier. Le pétrole s’est installé à plus de 108 $. L’or s’est rapproché des 900 $. A présent, c’est l’hiver. Nous avons fait un rêve, la nuit dernière… qui était plutôt un cauchemar. C’est arrivé comme un flash… une vision du futur… une sombre terreur nocturne : Qu’a réussi à faire la guerre contre le terrorisme
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Il fallait passer un sérieux coup de balai dans les couloirs et sur le floor à Wall Street après la bruyante surboum de jeudi et vendredi derniers. Les gérants s’y emploient depuis lundi avec un zèle réjouissant, faisant le ménage dans les portefeuilles, toilettant leurs stratégies de couverture — amputées par la suppression des ventes à découvert — et lustrant les valeurs qui leur semblent les plus défensives. Adeptes du tri sélectif, ils n’oublieront pas en repartant de sortir les poubelles remplies de déchets obligataires toxiques. La Fed et le Trésor US se sont engagés à leur en racheter le contenu à un prix "correct"
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9 bonnes raisons de se positionner sur l'or selon la banque suisse Gonet & Cie (2)
par emmanuelgentilhomme 25 septembre 2008Nombre de banques centrales ne possèdent que peu d’or en proportion de leurs réserves de changes — 1,1% pour la Chine, sachant qu’une augmentation à 2% signifierait l’achat de 400 tonnes d’or. Et plusieurs banques centrales lorgnent sur le métal jaune, dont la Russie, l’Iran, et le Nigéria, sans oublier quelques fonds souverains
