L’optimisme volontariste manifesté lors de la lecture des statistiques relatives au PIB américain s’est renforcé avec les commentaires économiques de la Fed en conclusion de sa réunion de politique monétaire. La contraction de l’activité ralentit. La récession aurait atteint son zénith en début d’année : cela permet à Wall Street de continuer à croire à un scénario de reprise qui débloquerait les indices américains
Philippe Béchade
Philippe Béchade
Rédacteur en chef de « La Chronique Agora » et de « La Lettre des Affranchis », Philippe Béchade rédige depuis 2002 des chroniques macroéconomiques et boursières. Il est également l’auteur d’un essai, Fake News, qui fait office de manuel de réinformation sur les marchés financiers. Arbitragiste de formation, analyste technique, il fut en France dès 1986 l’un des tout premiers traders et formateur sur les marchés à terme. Intervenant régulier sur BFM Business depuis 1995, rédacteur et analyste contrarien, il s'efforce de promouvoir une analyse humaniste, impertinente et prospective de l’actualité économique et géopolitique.
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Epargne
Quand je crois en Obama, je vois la crise en roooose (Edith Piaf)
par Philippe Béchade 29 avril 2009Barack Obama est installé à la Maison Blanche depuis 100 jours et la presse américaine ne manque pas de se livrer au traditionnel exercice du bilan. Compte tenu de la gravité de la crise, et même si Wall Street a repris 20% ces sept dernières semaines, il est difficile de parler d’un état de grâce. Mais dans ce contexte de crise non résolue, Barack Obama est tout de même parvenu à accomplir une sorte de miracle : le moral des consommateurs américains s’est spectaculairement redressé en avril
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Epargne
Le plus grave, ce sera quand la Chine prendra vraiment le dollar en grippe !
par Philippe Béchade 28 avril 2009La journée du lundi 27 avril s’est soldée à Paris par un score nul et par un effritement de 0,1% de l’Euro Stoxx 50. Ces résultats nous laissent tout le loisir de commenter la principale variation indicielle du jour, celle du pétrole. Le baril n’a pas tardé à plonger de 6% jusque vers 48 $. Il a été plombé par la perspective d’avions cloués au sol sur l’ensemble de la planète pendant des semaines après les mesures de restriction sur les déplacements aériens prônées par l’OMS afin de lutter contre la pandémie de grippe porcine
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Le CAC 40 a bien réagi dès le mardi 21 avril sur le palier des 2 900 points et n’aura mis que trois séances pour retrouver le seuil — et le zénith mensuel — des 3 100 points. Même si le gain hebdomadaire est symbolique (+0,35%), Paris est parvenu à aligner une septième semaine de hausse d’affilée. Il faut remonter à l’automne 2005 pour retrouver trace d’un épisode haussier aussi durable
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Tous les opérateurs ont pressé presque en même temps le bouton "achat" et ils ont continué de presser dessus sans faiblir jusqu’à la clôture. Le restant de la séance n’a constitué qu’un énorme bouquet final de trois heures et demi dont les vendeurs à découvert sont ressortis lessivés, hagards… et abasourdis de voir l’indice sectoriel des valeurs bancaires américaines gagner 20% au bout d’une demi-heure de cotations, c’est-à-dire deux heures après la publication des trimestriels de Wells Fargo
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Les places européennes n’ont pas aligné une quatrième séance de baisse — mais les acheteurs, qui ont remporté la mise, n’ont pas eu la tâche facile. La journée avait très mal débuté alors que Wall Street menaçait de prolonger le violent mouvement de correction de mardi. Une perte de 1% à 1,3% supplémentaire était anticipée, mais les heures qui ont suivi ont démontré que les échanges en pré-ouverture sur les indices américains ne sont pas des précurseurs très fiables de la tendance
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Combien de milliards seront-ils véritablement consacrés au développement des énergies renouvelables, ou même à la construction de lignes de TGV sur le sol américains comme l’a suggéré le nouvel hôte de la Maison Blanche ? Reste que le FMI se verra doté d’une capacité de prêts pouvant atteindre 1 000 milliards de dollars. Cela fera-t-il le poids face aux 4 000 milliards de dollars d’actifs toxiques encore détenus par les banques occidentales, d’après une dernière enquête parue hier dans la presse britannique ? Cela ne préfigure-t-il pas un nouveau séisme financier pour la fin de l’année 2009
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Epargne
De l'effet rebond dans quelques centimètres d'eau de vaisselle trouble
par Philippe Béchade 7 avril 2009On se calme… et on prend des bénéfices ! Voilà en quelque sorte le mot d’ordre lancé aux opérateurs par une petite voix intérieure en début de matinée hier. Paris n’avait pas tardé à reprendre 2% quelques minutes après l’ouverture, comme si l’absence de mauvaises nouvelles ce week-end pouvait constituer un motif suffisant pour regretter d’avoir allégé les positions 48 heures auparavant
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Epargne
De l'art de détourner l'attention des foules de l'essentiel
par Philippe Béchade 6 avril 2009Le G20 n’a pas dévoilé de propositions supplémentaires pour abaisser la température au coeur du réacteur nucléaire des dérivés de crédit — qui continue de libérer par milliards d’unités des scories toxiques dans l’atmosphère du système financier. Et les épargnants français sont saisis d’une soudaine angoisse insondable : la rémunération du Livret A va-t-elle être réduite de 25 euros à 12,5 euros ou même, scénario de cauchemar, à 10 euros
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Epargne
Après le bol de punch, puis le tonneau, le G20 délivre une citerne de rhum aux marchés !
par Philippe Béchade 3 avril 2009Lors de son discours de clôture prononcé jeudi après-midi, Gordon Brown a annoncé fièrement que les pays réunis à Londres pour le G20 vont injecter au total 5 000 milliards de dollars dans l’économie mondiale d’ici fin 2010. Une telle masse d’argent semble défier l’entendement ; elle correspond à environ un tiers du PIB américain ou à trois PIB français
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Epargne
Les gros poissons sont bien restés à l'abri le 1er avril !
par Philippe Béchade 2 avril 2009Dans son enquête mensuelle — désormais autant attendue que redoutée –, le cabinet Challenger/ADP a comptabilisé un nombre record de 742 000 destructions de postes dans le secteur privé aux Etats-Unis au mois de mars, au lieu de 665 000 anticipé. Le mois de février avait vu disparaître 706 000 emplois, contre 625 000 en janvier et 577 000 en décembre… un chiffre qui avait provoqué un frisson d’horreur
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Un échec du G20 de Londres serait désastreux, nous annonce-t-on depuis ce week-end. Jean-Claude Trichet appelle à l’unité des dirigeants, lui qui doit en avaler son exemplaire du Traité de Maastricht depuis que la Fed s’est vue autorisée à imprimer 300 milliards de dollars tout neufs il y a une dizaine de jours. A peine Nicolas Sarkozy vient-il d’annoncer qu’il envisage de rentrer prématurément en France si les participants ne s’engagent pas sur des mesures concrètes en matière de régulation des flux financiers que le CAC 40 gagne 3%
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Les mises en garde des différents rédacteurs des Publications Agora voient leur pertinence se confirmer avec le coup de massue qui s’est abattu sur les indices boursiers hier. Nous avons assisté en 24 heures à un repli de 5% en moyenne sur les valeurs européennes et de 6,8% en deux séances. En 48 heures, cette baisse a amputé de moitié les gains engrangés depuis le début du mois de mars
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Epargne
Le 29 mars : la Sainte Gwladys des PDG de groupes automobiles
par Philippe Béchade 30 mars 2009Le rebond des marchés s’est poursuivi jusqu’au jeudi 26 mars dans une ambiance plus sereine, confortée par une série de statistiques aux Etats-Unis qui semblent préfigurer une stabilisation de l’activité dans le secteur immobilier. Ce dernier enregistre un rebond technique après trois mois désastreux ; par ailleurs, la consommation connaît un timide rebond pour le deuxième mois consécutif
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José Manuel Barroso a exclu de priver Prague de la présidence de l’Union européenne ; cependant, Mirek Topolanek n’a plus de légitimité politique dans le cas où il continuerait d’assumer sa fonction, et ce à quelques jours de la visite de Barack Obama en République tchèque. Nous sommes convaincu que le président américain ne manquera pas d’interroger le ministre Mirek Topolanek sur les motifs qui l’ont conduit à déclarer mercredi que "le plan de relance de l’économie américaine, c’est le chemin qui mène à l’enfer".
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Les opérateurs européens se doutaient-ils de quelque chose ? Avaient-ils peur de revivre le même scénario que mardi soir à Wall Street ? Il peut apparaître assez surprenant que le CAC 40 ne soit pas parvenu à se maintenir au-dessus du seuil des 2 900 points : après tout, on a vu une progression de plus de 2,5% en moyenne des indices américains entre 14h45 et 17h30 environ, ainsi qu’une forte progression du volume des prêts immobiliers dévoilé mercredi matin aux Etats-Unis
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Si le plan Geithner avait contenu quelques parcelles de magie, les places européennes n’auraient pas rouvert sur une progression de 1,5% pour voir leurs gains réduits de moitié à l’heure du déjeuner puis de nouveau vers 14h45, peu après la reprise des cotations à New York. C’est un peu comme si le Prince Charmant avait été bombardé de tomates et d’oeufs pourris alors qu’il chevauchait en direction du château de la Belle au Bois Dormant
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La hausse globale du marché n’a pas été aussi spectaculaire que la semaine passée (3,15% contre 6,75%) mais le CAC 40 aligne donc une deuxième semaine de hausse consécutive à Paris. Une situation qui s’était pas vue depuis fin janvier/début février 2009, mi-juillet 2008, ou mi-mars 2008 — la hausse avait alors tenu jusqu’à mi-mai. La situation s’est en revanche retournée à Wall Street
