La spirale haussière se poursuit sur l’ensemble des places mondiales. Cette fois-ci, elle est alimentée par l’annonce d’un accord de financement sauvant temporairement la banque CIT. Si la crainte de voir l’établissement déposer le bilan n’avait aucunement ralenti la hausse des marchés la semaine passée, son maintien à flot participerait en revanche à l’euphorie ambiante
Philippe Béchade
Philippe Béchade
Rédacteur en chef de « La Chronique Agora » et de « La Lettre des Affranchis », Philippe Béchade rédige depuis 2002 des chroniques macroéconomiques et boursières. Il est également l’auteur d’un essai, Fake News, qui fait office de manuel de réinformation sur les marchés financiers. Arbitragiste de formation, analyste technique, il fut en France dès 1986 l’un des tout premiers traders et formateur sur les marchés à terme. Intervenant régulier sur BFM Business depuis 1995, rédacteur et analyste contrarien, il s'efforce de promouvoir une analyse humaniste, impertinente et prospective de l’actualité économique et géopolitique.
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L’effet Goldman Sachs a dopé les bancaires : Crédit Agricole a bondi de 13,5%, Société Générale de 12,8% et Dexia de 10,5%… tandis qu’AXA s’intercale avec un gain de 12,4%. Les parapétrolières ont également bénéficié de rachats à bon compte avec CGG Veritas et Technip… et ce ne sont pas non plus des valeurs de tout repos. Même si les places européennes n’ont pas clôturé au zénith, les scores hebdomadaires donnent carrément le tournis
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Wall Street vient à nouveau de nous gratifier d’un numéro de haute voltige qui démontre que la fracture entre la réalité économique et la réalité virtuelle des marchés continue de se creuser. La banque CIT serait sur le point de déposer le bilan, lâchée par le Trésor US comme Lehman 10 mois plus tôt ; ce serait la cinquième plus grosse faillite de l’histoire
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Epargne
La feria boursière du 15 juillet se transforme en corrida !
par Philippe Béchade 16 juillet 2009Les principaux indices paneuropéens engrangent 7,5% en trois séances, de telle sorte que toutes les pertes résiduelles correspondant au mouvement de repli amorcé le 2 juillet sont intégralement effacées d’un coup. Les indices enregistrent rien moins que leur deuxième meilleure performance hebdomadaire depuis la période du 9 au 13 mars… Quelle que soit l’explication proposée aux épargnants non avertis (aujourd’hui, ce sont les résultats d’Intel, début juin, c’étaient la hausse des ventes d’une chaîne magasins vendant des articles de bricolage), il ne s’agit que d’une gesticulation de prestidigitateur
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Les opérateurs parisiens étaient devant leurs écrans ce mardi 14 juillet. Non pas pour voir défiler une sélection de régiments indiens, invités d’honneur sur les Champs-Elysées en ouverture du défilé, mais plutôt les trimestriels des entreprises américaines en général et de Goldman Sachs en particulier. Une démangeaison caractéristique du pouce et de l’index nous faisait pressentir que les profits de la première banque d’affaires américaine allaient nous couper le souffle
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Toute confirmation d’un accès de faiblesse conjoncturel pourrait provoquer la rupture définitive de supports tels que 8 100 sur le Dow Jones ou 3 000 points sur le CAC 40… et même des 58,5 $ sur le pétrole. Mais gare à la fausse sortie baissière car cela paraît presque trop facile
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Epargne
Et si Wall Street cessait d'agir comme si AIG ne s'effondrait pas ?
par Philippe Béchade 10 juillet 2009Si les files de chômeurs ont raccourci devant les agences gouvernementales ces dernières semaines, le nombre de personnes percevant régulièrement des indemnités a fortement augmenté. Il a enregistré une hausse de 159 000 début juillet, pour atteindre 6,883 millions… Mais ce n’est pas le phénomène le plus inquiétant : d’un point de vue mécanique, de nouvelles menaces pèsent sur la survie d’AIG. Elles pourraient faire voler en éclats l’illusion d’une stabilisation du système financier
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Les banques se montrent très discrètes au sujet du nombre d’impayés sur les emprunts adossés aux surfaces commerciales et à l’immobilier d’entreprise. Pas de prêts subprime à déplorer dans l’immobilier professionnel… mais de gros programmes achevés et qui ne trouvent pas preneur génèrent de lourds sinistres pour les établissements de crédit. En ce domaine, la crise ne fait que commencer
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Epargne
De l'art de faire passer un tsunami pour une fontaine d'intérieur japonaise
par Philippe Béchade 8 juillet 2009Les opérateurs font état d’une certaine appréhension à la veille de la publication des trimestriels d’Alcoa. Le leader américain de l’aluminium donnera en effet ce mercredi le traditionnel coup d’envoi de la saison des résultats aux Etats-Unis. Après la divine surprise d’avril, les analystes anticipent cette fois-ci une contraction des résultats des entreprises du S&P 500 au deuxième trimestre
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Epargne
Fiez-vous au FBI pour vous faire une idée un peu plus juste des vrais enjeux
par Philippe Béchade 7 juillet 2009Vendredi dernier, d’un dénommé Sergei Aleynikov, citoyen immigré russe aux Etats-Unis, a été intercepté par des agents du FBI à l’aéroport de Newark, alors qu’il rentrait de Chicago. C’est un petit génie de l’informatique vivant aux Etats-Unis depuis 19 ans. Le motif de l’inculpation ne manque pas d’originalité mais l’affaire reste en apparence banale : "vol de secret de logiciel de trading". L’anonymat du plaignant n’a pas été préservé plus de quelques heures — il s’agirait de Goldman Sachs
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Voilà que l’on nous refait le coup du trader fou qui aurait réussi à échapper à la vigilance de sa hiérarchie et fait perdre 10 millions de dollars à son employeur, courtier pétrolier londonien dénommé PVM Oil Futures. Le Kerviel local dont le nom vient d’être jeté en pâture à l’opprobre planétaire s’appelle Steve Perkins. Il serait coupable d’avoir exécuté une série de transaction non autorisées et illégales
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Il n’est pas nécessaire de lire entre les lignes comme nous aimons le faire lorsque les marchés s’enferment dans leur bulle pour mieux s’isoler d’une réalité qui a tout pour leur déplaire. L’économie américaine a en effet détruit 467 000 emplois en juin. L’embellie du mois de mai, qui avait dopé les places boursières le 5 juin dernier, tourne court
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Epargne
A l'image d'AIG, nous ne sommes pas plus avancés qu'au 1er janvier
par Philippe Béchade 2 juillet 2009Pour l’heure, l’hypothèse de travail demeure une stabilisation du marché de la "pierre" (aux Etats-Unis, il s’agirait plutôt de celui de la charpente en bois et des cloisons creuses) et l’extinction progressive des foyers de pertes sur les dérivés de crédit. Ceci dit, les avertissements d’AIG sur de nouvelles lourdes pertes dans le secteur des CDS devraient rapidement dissiper cette illusion
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Wilbur Ross affirme que le système financier américain reste en survie artificielle grâce au TALF, c’est-à-dire grâce au programme de rachat d’actifs de type ABS ou RMBS par le Trésor US et la Fed… qui expire au début de l’automne. Le milliardaire du New Jersey s’était en effet proposé de participer au programme de rachat d’une partie des dérivés de crédit détenus par les banques et en partie garantis par le gouvernement
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Bernard Madoff a écopé de 150 ans de prison. Les plaignants ne savent pas grand-chose ; ils n’en sauront donc probablement pas davantage sur les possibles complicités familiales… mais qui ne seront pas inquiétés. Idem sur la troublante complaisance de la SEC, qui a délibérément omis d’enquêter malgré l’envoi de renseignements très documentés mettant en évidence une arnaque pyramidale. Et LA question qui va continuer de tarauder les victimes reste la suivante : où est passé l’argent
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Epargne
Le "ça va mieux" est-il toujours d'actualité à Saint-Brieuc ?
par Philippe Béchade 29 juin 2009Certains de mes amis aiment bien me taquiner au sujet de mes anticipations souvent très à contre-courant du consensus médiatique. Ils ne manquent pas une occasion de me prouver que les marchés préfèrent l’optimisme à la déprime, les "jeunes pousses" plutôt que les tapis de feuilles mortes. Je leur rétorque en souriant que cela fait deux ans que les discours officiels à l’eau de rose débouchent sur la ruine des épargnants et le chômage de masse
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Epargne
Autant prier Hulk de se mettre à tricoter de la dentelle au point mousse
par Philippe Béchade 25 juin 2009En ces temps de bascule potentielle de la tendance à la baisse, il convient de rappeler que la psychologie des investisseurs compte moins que l’analyse du pouvoir exorbitant dont disposent désormais les méga-banques américaines nées de la fusion des établissements de crédit classiques et des investment banks. S’il est difficile de trouver une unanimité à 30, l’affaire devient plus facile à 20… Mais lorsqu’une poignée d’entre elles pèsent autant que les 15 autres réunies, que croyez-vous qu’elles feront de cette emprise sans précédent sur Wall Street
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La principale information à retenir de cette journée du mardi 23 juin, ce n’est pas la mollesse des marchés action […] Non, la véritable information-clé était l’envol de l’euro face au dollar. Le soudain appétit pour la monnaie unique aurait été déclenché par les propos de l’Allemand Axel Weber. Selon lui, la Banque centrale européenne a suffisamment pris d’initiatives à ce jour pour juguler la crise financière
