Le groupe CIT vient d’être placé sous la tutelle d’un juge, est présent dans une cinquantaine de pays et revendique 71 milliards de dollars d’actifs — dont 65 milliards d’encours de prêts. Déjà mis en grave difficulté par la crise à l’automne 2008, CIT avait bénéficié d’une injection de 2,33 milliards de dollars le 31 décembre 2008 — un joli cadeau de Nouvel An sous forme d’achat d’actions préférentielles souscrites par le TARP
Philippe Béchade
Philippe Béchade
Rédacteur en chef de « La Chronique Agora » et de « La Lettre des Affranchis », Philippe Béchade rédige depuis 2002 des chroniques macroéconomiques et boursières. Il est également l’auteur d’un essai, Fake News, qui fait office de manuel de réinformation sur les marchés financiers. Arbitragiste de formation, analyste technique, il fut en France dès 1986 l’un des tout premiers traders et formateur sur les marchés à terme. Intervenant régulier sur BFM Business depuis 1995, rédacteur et analyste contrarien, il s'efforce de promouvoir une analyse humaniste, impertinente et prospective de l’actualité économique et géopolitique.
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Les vendeurs à découvert sur le dollar (carry trade en faveur de l’euro et du huard canadien) craignent que la Fed ne puisse continuer de les laisser agir impunément avant le sommet américano-chinois. L’euro a corrigé de 2% en 72 heures ; le pétrole rechutait parallèlement de 2,5%, à 78,2 $, entraînant dans son sillage les valeurs pétrolières. Elles ont dévissé de 5% en moyenne à Wall Street vendredi soir
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Epargne
La croissance avec Ben Bernanke, c'est que d'la bombe !
par Philippe Béchade 30 octobre 2009Nous ne nous étions pas trompé en anticipant une bonne surprise à l’occasion de la publication des chiffres du PIB américain au troisième trimestre 2009. Le score de +3,5% s’inscrit dans le haut de la fourchette des estimations les plus optimistes. Nous n’avons pas eu grand mérite à privilégier ce scénario. Tout d’abord parce que le département du Commerce n’allait pas manquer l’occasion de gonfler toutes les composantes attestant de l’efficacité des mesures de relance
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Epargne
Les ventes de logements américains mettent Wall Street à la rue
par Philippe Béchade 29 octobre 2009Confrontés à de mauvais chiffres immobiliers… à la baisse de confiance des ménages, qui ne se laissent pas berner par l’euphorie de Wall Street… à un rebond du dollar qui provient peut-être de l’anticipation d’un changement d’attitude de la Fed… les haussiers se sont vite passé le mot. Plutôt que de s’obstiner dans un discours artificiel qui devient inaudible, il convient de rassurer le chaland
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Ce mardi, la valse hésitation du CAC 40 reflétait également l’aspect contradictoire des statistiques du jour. On trouvait d’un côté la bonne surprise d’un rebond de l’indice S&P/Case-Shiller du prix des maisons… mais de l’autre, il y avait la déception causée par un nouveau recul de la confiance du consommateur. Cette dernière s’est dégradée en octobre, de 53,4 vers 47,3. Cela prouve que la flambée de Wall Street est loin d’occulter la réalité du terrain
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Epargne
Et de 100 ! Le nom du lauréat d'octobre est Partners Bank
par Philippe Béchade 27 octobre 2009Les paris allaient bon train au sujet du nom de la 100ème banque américaine à faire faillite cette année. Pas moins de sept établissements se disputaient le triste privilège d’être le numéro 100. La FDIC a finalement tranché en faveur de Partners Bank. Cette toute petite entité régionale est située en Floride ; ses actifs sont évalués à 65,5 millions de dollars — à peine la surface financière d’un hedge fund de taille moyenne
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Le climat des affaires s’est encore amélioré en Allemagne au mois d’octobre ; en Grande-Bretagne en revanche, à la surprise générale, c’est un sixième trimestre de récession qui s’enchaîne, avec une nouvelle baisse de 0,4% du PIB… Cela a fait plonger la livre sterling de 1,5% contre le dollar et l’euro
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La plupart des quotidiens économiques ont fait leurs unes des dernières 48 heures sur la glissade du billet vert sous le palier des 1,50/euro. Les commentateurs se préoccupent toutefois assez peu du repli du yen, qui s’avère encore plus rapide face à l’euro depuis 10 jours (-5%). Voilà un phénomène qui mériterait que la BCE ne reste pas trop longtemps silencieuse sur le sujet
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Epargne
Jusqu'où Wall Street peut-il perdre le contact avec le réel ?
par Philippe Béchade 22 octobre 2009La principale inquiétude de Wall Street semblait provenir mercredi soir du niveau de la consommation aux Etats-Unis. Wal-Mart s’est montré prudent lors d’une réunion avec les analystes : la période cruciale de Thanksgiving puis de Noël se profile sur fond de chômage massif — et Wal-Mart sait à quel point les statistiques de l’emploi du gouvernement sont éloignées de la réalité du terrain
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Epargne
Avec Caterpillar, le bulldozer haussier commence à patiner
par Philippe Béchade 21 octobre 2009L’attitude globale des investisseurs, qui affichent un fort appétit pour le risque depuis trois mois, démontre que les espérances en termes de profits sont très élevées. Elles sont également largement en avance sur le cycle de reprise. Jamais une hausse globale de 60% à 70% des indices américains, même au bout de 12 à 15 mois, n’a été observée après un épisode de récession aussi brutal. Pour juger de sa sévérité, il suffit de jeter un oeil aux trimestriels de Caterpillar
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Un déluge de mauvaises nouvelles avait fait plier Wall Street de 0,8% et les places européennes de 1,5% vendredi. En cause, le moral des ménages américains. L’actualité du week-end était un désert . Quant aux nouvelles ce lundi, elles se résumaient à une étude négative de la NAHB : sur le sentiment des constructeurs de maisons individuelles : il retombe vers 18 contre 19 en octobre et 72 fin 2006
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De sérieux doutes commencent à refaire surface au sujet de la santé de l’économie réelle. La palme des pires trimestriels revient à MGIC. Le premier assureur obligataire aux Etats-Unis a publié vendredi une perte trimestrielle de 517,8 millions de dollars, ou 4,17 $ par action contre 1,62 $ anticipés. C’est à comparer avec une perte nette de 115,4 millions de dollars et -0,93 $ par action un an plus tôt
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Epargne
Consommation : les prix cassés sont plus efficaces que les chèques gouvernementaux !
par Philippe Béchade 16 octobre 2009Le Dow Jones semblait vouloir s’installer pour de bon au-dessus de la barre des 10 000 points jeudi soir après avoir cédé jusqu’à 0,4% au cours des premiers échanges. Les transactions hors séance préfiguraient une nouvelle progression de Wall Street, mais la publication des trimestriels de Goldman Sachs et Citigroup a déclenché des ventes de "fait accompli"
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Les chaînes d’information économiques anglo-saxonnes ne trouvaient pas de typographies assez grosses ni assez criardes pour illuminer les écrans d’un : "le Dow Jones retrouve les 10 000 points" ce mercredi… A croire que les responsables de la post-production allaient eux aussi toucher une prime d’objectif. Depuis quelques jours, le bruit circule que ce serait le cas pour certaines équipes de traders de grandes banques
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Epargne
Dommage que les profits d'Intel soient encore libellés en dollars !
par Philippe Béchade 14 octobre 2009En Europe, peu d’éléments apparaissent susceptibles de soutenir les cours du pétrole. Il recule de -1,7 point à 56, alors que les économistes tablaient en moyenne sur une petite hausse vers 58 ; il aurait ainsi pu dépasser ses meilleurs niveaux depuis avril. En conclusion, et contrairement à une théorie largement répandue dans les salles de marché à Wall Street, ce n’est pas la croissance qui fait grimper l’or noir
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Actuellement, nous observons une nouvelle poussée haussière du baril de pétrole vers 73,5 $ le baril. Wall Street s’est aussitôt réjouie, car l’explication ne peut être que l’anticipation d’une forte reprise économique, d’abord dans les pays émergents, puis en Occident. Il ne saurait s’agir d’une montée de la défiance vis-à-vis du dollar alors que de nombreux états américains sont en faillite et que les plans de relance ne parviennent manifestement pas à y remédier
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▪ La deuxième semaine d’octobre a été peu dense en matière de chiffres macro-économiques. Wall Street s’est focalisée sur la hausse des ventes de détail aux Etats-Unis. Il y a également eu l’embellie hebdomadaire d’une ampleur inattendue sur le front de l’emploi. Deux chiffres qui ont opportunément éclipsé un net recul du volume de crédit distribué par les banques
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Epargne
Une flèche d'or prête à percer la bulle des valorisations boursières ?
par Philippe Béchade 9 octobre 2009La capitulation des vendeurs, matérialisée par une brusque rechute de l’indice VIX de la peur, c’est précisément signal technique que guettent ceux qui soutenaient les cours dans l’attente de trouver une fenêtre de sortie optimale. Ils peuvent compter maintenant sur le mythe des masses de liquidités inemployées […] Il n’y avait plus qu’à trouver une raison rationnelle d’accréditer le concept d’une Bourse bon marché. Le dossier Alcoa apparaît de ce point de vue très emblématique
