Selon les Nations Unis, si les tendances de consommation d’eau actuelles se poursuivent, on trouvera dans 25 ans cinq milliards de personnes vivant dans des régions où il sera impossible — ou quasi-impossible — de répondre aux besoins de base en matière d’eau pour se soigner, boire ou s’alimenter. Cependant, les tendances actuelles ne peuvent tout simplement pas continuer. Le nombre de victimes est déjà effroyable — tandis que les conséquences économiques s’aggravent rapidement.
Eric J. Fry
-
-
L’eau propre et potable coule avec une telle abondance dans nos infrastructures que nous pouvons l’utiliser pour laver nos 4×4, arroser nos potagers et améliorer nos terrains de golf. Nous utilisons même de l’eau potable pour refroidir nos réacteurs nucléaires et transformer notre bois en papier. Pendant ce temps, la majeure partie des habitants de la planète n’a pas accès à de l’eau saine.
-
Nous avons demandé la semaine dernière à nos lecteurs américains de nous donner leurs meilleures idées d’investissement dans le secteur de l’eau. Aujourd’hui, voici un petit échantillon de leurs réponses…
-
La Chine est en pleine explosion ; le Moyen-Orient est en pleine implosion. Le pétrole doit être "à l’achat"… au moins sur les creux. Et si le pétrole est "à l’achat", il devrait en être de même pour les valeurs pétrolières… au moins sur les creux. Malheureusement, ce genre de raisonnement par déduction a produit des résultats peu enthousiasmants ces derniers temps. Les cours record du pétrole n’ont pas déchaîné de passion pour les valeurs pétrolières.
-
Le trading actif de court terme est le domaine — et souvent le piège fatal — des gestionnaires de fonds de couverture. Les investisseurs de long terme, qui profitent des avantages jumeaux de la durée et de l’anonymat peuvent se permettre d’ignorer les baisses de court terme… ou, mieux encore, d’en profiter pour se positionner.
-
"Achetez n’importe quoi où l’on puisse faire pousser du blé", conseillait Eric Roseman aux participants à la conférence d’investissement qui se tenait il y a quelques jours à Vancouver. "Le blé est dans un marché haussier de long terme. Je suis haussier sur les céréales. Je suis haussier sur l’agriculture. Je suis haussier sur l’éthanol".
-
Nous ne sommes pas certain que cela ait de l’importance — mais nous ne sommes pas non plus certain que ça n’en ait pas : l’indice XOI des actions pétrolières sombre comme un fer à repasser dans une piscine.
-
"Nous avons vécu le plus grand boom immobilier de l’histoire de ce pays", explique Robert Shiller, professeur à l’université de Yale. "Cela ne peut durer éternellement… Je pense que ce boom est si conséquent que nous verrons une baisse substantielle qui affectera le pays dans son ensemble… Nous ne sommes pas [automatiquement] voués à un déclin spectaculaire, mais je pense que c’est néanmoins probable".
-
Sans crédit facile — et en grande quantité — l’immobilier de la Californie n’aurait jamais atteint ces valorisations historiques. Le crédit n’a pas seulement permis aux accédants à la propriété de dépasser un peu leurs limites, il a également favorisé et enhardi les acheteurs spéculatifs, les acheteurs de résidences secondaires, les constructeurs de résidences secondaires et toute autre variable de participant/spéculateur immobilier.
-
"Nous concluons qu’un déclin des prix de l’immobilier est en cours", remarquait récemment le Grant’s Interest Rate Observer. "Si le marché de l’immobilier, comme le marché boursier, revenait à la moyenne, la vague de ventes pourrait aller loin. Un retour à la ligne de tendance post-1968 impliquerait une chute de 22%. Ce qui, bien entendu, pour un pays centré sur l’immobilier comme les Etats-Unis, entraînerait un désastre".
-
Le prix de l’essence sans plomb chute… et les acheteurs semblent s’être fait aussi rares que des matelots suisses. Les actions des entreprises raffinant le pétrole s’effondrent aussi… et les acheteurs se sont fait aussi rares que… eh bien… des chanteurs de yodel portoricains.
-
La victoire est à nous ! Le Dow Jones Industrial Average a finalement atteint un nouveau sommet historique cette semaine (ce qui signifie, j’imagine, que les terroristes ont perdu ?). CNBC a célébré l’événement mardi, tout en applaudissant à la déroute des marchés de matières premières.
-
"L’eau devient une contrainte pour l’industrie des matières premières", déclare Dick Evans, directeur général d’Alcan Inc. au journal Dow Jones News. "Il sera intéressant de voir comment les choses se développeront. Mais il est certain qu’au cours de la prochaine décennie, ce sera une contrainte que l’on n’avait pas considérée comme un problème auparavant."
-
– L’âge de plus en plus canonique de la communauté scientifique américaine est sans aucun doute une tragédie incalculable. Mais nous ne sommes pas certain que des chercheurs grisonnants présentent un problème plus grave que l’érosion de la valeur de l’immobilier… et la disparition des comptes en banque (en fait, nous irions même jusqu’à affirmer que la hausse de l’âge moyen des scientifiques est bien moins tragique que la hausse de l’âge moyen de l’équipe éditoriale américaine de la Chronique Agora).
-
Nous sommes stupéfaits par l’ampleur de la consommation américaine. Nous sommes stupéfaits de voir que tant d’Américains peuvent soutenir des niveaux de vie insoutenables. Nous sommes stupéfaits de voir le plus grand pays capitaliste au monde emprunter des milliers de dollars chaque année à la plus grande nation communiste. Nous sommes stupéfaits de voir que les Etats-Unis peuvent dépenser 1 000 milliards de dollars pour une campagne militaire à l’étranger — mais semblent incapables d’épargner un sou.
-
Les actions grimpent depuis plusieurs mois, aux Etats-Unis. C’est probablement la meilleure raison pour laquelle elles doivent chuter. Si le Dow sauvegarde sa performance positive pour le mois de novembre, le vénérable indice enregistrerait six mois consécutifs dans le vert. Il est peut-être temps de voir un mois baissier.
-
Il est possible, bien entendu, que le rebond des prix des actifs n’ait absolument rien à voir avec la météo… mais tout à voir avec l’instinct animal et la bonne vieille spéculation. En d’autres termes, les actions rebondissent juste parce qu’elles rebondissent. Plus elles grimpent, plus les investisseurs montrent d’enthousiasme à les suivre. Avant qu’on ait eu le temps de dire ouf, une foule d’investisseurs enivrés enregistrent tous les programmes de CNBC et déclarent que Jim Cramer est un génie. Nous ne connaissons pas le QI de Jim Cramer. Peut-être est-il effectivement un génie. Nous savons simplement qu’il devient encore plus génial lorsque les actions rebondissent.
-
Nous n’avons peut-être pas dit tout ce qu’il y avait à dire sur l’affaiblissement du dollar et le raffermissement du prix de l’or, cher lecteur… mais nous en avons probablement dit plus que certains lecteurs voulaient en entendre. Pourtant, nous ne sommes pas près de lâcher le sujet. En fait, nous n’en sommes qu’à l’échauffement.
