▪ Nous avons eu un appel ce matin :
– « Bonjour, je suis bien chez les Investisseurs Aurifères en Détresse ? »
– « Oui… vous avez fait le bon numéro ».
Bill Bonner est le co-auteur de plusieurs best-sellers comme L’inéluctable faillite de l’économie américaine, L’empire des dettes et Hormegeddon. Dans son dernier livre, Gagner ou Perdre, il explore l’avancée de nos sociétés modernes, leurs hauts et leurs bas – et révèle en chemin la règle unique qu’une société doit suivre si elle espère progresser... tout en montrant ce qui arrive à ceux qui ignorent cette règle. En 1978, Bill a fondé Agora – désormais le plus grand réseau de recherche indépendante au monde. Il a lancé des entreprises partout dans le monde – dont les Publications Agora en France... emploie des milliers de personnes... a investi sur cinq continents... a acquis plus de deux douzaines d’entreprises... possède des centaines de milliers d’acres de terrain... parcourt plus de 150 000 km chaque année... et a lancé plus de 1 000 produits. Ses notes quotidiennes, publiées notamment dans La Chronique Agora, sont lues par plus de 500 000 personnes dans le monde – dont près de 40 000 en France. Bill s’est donné pour mission d’identifier les meilleures opportunités d’investissement – et de montrer où les investisseurs particuliers commettent les erreurs les plus coûteuses. En deux mots, Bill offre un regard lucide sur le monde de l’économie et de l’investissement -- un point de vue contrarien et sans concession, que vous ne retrouverez nulle part ailleurs.
▪ Nous avons eu un appel ce matin :
– « Bonjour, je suis bien chez les Investisseurs Aurifères en Détresse ? »
– « Oui… vous avez fait le bon numéro ».
▪ Les Etats-Unis et d’autres pays développés continuent de suivre le Japon. Nous avons lu que l’Europe est quasiment parvenue à un accord qui sauvera la Grèce et autres pays…
▪ Quel suspense ! Nous voulions voir si le Dow passerait sous le seuil des 10 000. Une telle rupture frapperait probablement les marchés comme une attaque de drone durant une fête d’anniversaire…
▪ Le sang coule dans les rues à nouveau ; les marchés boursiers vont très mal. Tout ça devrait permettre aux gens de se rendre compte qu’il n’y a pas eu de reprise… même faible. Et il n’y en aura pas. Pas pour cette économie.
▪ Est-ce que nous vous avons déjà dit où, selon nous, les Etats-Unis et d’autres pays développés se dirigent ? Non ? Eh bien, les choses ne seront pas forcément aussi épouvantables. En quelques mots : la soif de PLUS se transformera en soif de MIEUX.
La Grande correction a beaucoup de travail à faire — il y a tant de choses à corriger ! Et ça prendra du temps. Pendant ce temps, votre but en tant qu’investisseur est de perdre moins d’argent que les autres. Qui perd moins gagne ! Les actions devraient baisser. L’immobilier devrait baisser. Même l’or devrait baisser… à mesure que le dollar grimpe ! Le cash sera roi…
▪ Eh oui : le cash règne encore et toujours en maître sur les marchés. Il est roi parce que le « non-cash » est un plébéien et un perdant… Il perd sa valeur. Un article du Financial Times nous apprenait mercredi par exemple que : « Les attentes d’inflation aux Etats-Unis sont à leur point le plus bas de l’année ».
▪ Nous sommes revenu à Buenos Aires hier soir. Nous avons pris un taxi dont le chauffeur s’est révélé curieux et loquace.
« Vous avez un accent », nous a-t-il dit. « Vous êtes Français ? »
▪ Aïe aïe aïe… La semaine dernière a été la pire pour les investisseurs en trois ans. Même l’or s’est effondré, comme nous pensions que ce serait le cas.
▪ Nous pensons avoir découvert une chose énorme. ENORME. La correction actuelle vise haut… Elle va mettre à bas la structure des économies développées du monde entier. Les actions… les obligations… l’immobilier — faites attention… tous vont chuter.
▪ La semaine dernière a été catastrophique pour les actions et les obligations. Le prix de l’or a à peine bougé.
Selon nous, les trois devraient baisser. Parce que le monde est en route pour une dépression mondiale…
Lorsque le marché s’est effondré en 1929, les gens n’avaient pas la moindre idée de ce que ça signifiait. Ils appelaient ça une « rupture » ou un « krach ». Quasiment tout le monde pensait que ce n’était qu’une question de temps avant que les choses ne reviennent à la « normale ».
▪ Il ne se passe pas grand-chose sur les marchés américains en ce moment. En gros, le Dow stagne. L’or a grimpé. Les investisseurs aurifères semblent avoir du mal à se décider. L’économie est-elle bonne ou mauvaise pour l’or ?
▪ Qu’est-ce qui fait tourner l’économie mondiale en ce moment ? Pas les Etats-Unis. Le secteur privé des Etats-Unis ne bouge pas. Il est coincé… il a calé… il est en panne sèche… au point mort.
▪ « Stagnation inattendue des ventes au détail aux Etats-Unis », titrait un article de Bloomberg la semaine dernière. Inattendue ? Ils ne doivent pas lire la Chronique Agora. Une stagnation des ventes, c’est ce qu’on obtient lors d’une Grande Correction. C’est ce que nous disons depuis quatre ans.
▪ La faillite de Lehman a été un événement bien plus important que le 11 septembre. Elle a marqué la fin d’une expansion de crédit qui a duré 60 ans. Peut-être qu’elle a aussi marqué une sorte de virage pour l’empire américain également. Et le début de la fin du système monétaire mondial basé sur le dollar.
▪ La Réserve fédérale de San Francisco nous a gratifiés d’une prédiction morose le mois dernier. Ses analystes ont déclaré que les actions enregistreraient probablement des rendements misérables sur les dix prochaines années. La raison invoquée était relativement simple : les actionnaires ne vivent pas éternellement.
▪ Les actions américaines sont à la hausse. L’or aussi.
Ce n’est que du bruit. N’y faites pas attention. Tant les actions US que l’or vont à l’encontre de ce que nous pensons qu’ils devraient faire. Bien entendu, M. le Marché se moque de ce que nous pensons comme de sa première paire de chaussettes.
