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Un rebond nourri d’illusions et de tromperies

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Si vous donnez 10 milliards de dollars à n’importe quelle entreprise en faillite aux Etats-Unis, cette entreprise aura l’air en bonne santé pendant un temps. La vérité, c’est que la relance Paulson, et les initiatives conséquentes qui atteignent les multi-milliards de dollars, ont injecté des stimulants à court terme dans les entreprises ; un geste qui soigne les symptômes visibles, mais pas la grave maladie qui se développe en dessous

N’en faisons pas une affaire publique

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"Nous ne voulons pas en faire une affaire publique". C’est ce qu’a déclaré l’ancien secrétaire au Trésor américain Hank Paulson au PDG de Bank of America, Ken Lewis, en décembre dernier. La remarque de Paulson venait en réponse à la requête de Lewis : une lettre du président de la Fed, Ben Bernanke, qui reconnaissait que le gouvernement insistait pour que Bank of America rachète Merrill Lynch, malgré les pertes de méga-milliards de dollars de la maison de courtage

Bearstearnus Elegantus à épines persistantes…

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Les places européennes et les marchés américains ont mis un pied dans le précipice indiciel en ce mercredi 21 janvier… Cependant, le sursaut de 1,5% des indices américains demeure de l’ordre du rebond technique. Le seul scénario susceptible de dissiper le vent de panique qui peut se remettre à souffler à tout moment sur Wall Street serait une prompte remontée de 4% du Dow Jones et de 5,3% du S&P. Cela validerait ce que les chartistes qualifient de bear trap

C’est trop simple

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Les autorités doivent imprimer de l’argent. Pourquoi ? Parce qu’elles n’ont pas d’autre moyen d’en obtenir. Et parce que l’économie va moins bien… non pas mieux. Les autorités pensent qu’elles doivent "faire quelque chose" pour corriger la situation. Voilà la profondeur de leur philosophie simplette et mécanique : une correction est un "problème"… et les problèmes doivent être réglés

Inflation et Empire romain

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Rien sur le potentiel de Geithner à être meilleur pour Goldman que Paulson. Mais il a été l’un des trois grands esprits à l’origine des divers plans de renflouement orchestrés par l’axe Wall Street/Trésor US. C’est une de ces choses que l’on sait qu’on sait, comme dirait Donald Rumsfeld. Et puisque nous en sommes aux métaphores, nous dirions que Geithner a été César

La correction commence à faire mal

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Cette correction commence à faire mal. Lundi dernier, l’indice Morgan Stanley montrait que la perte de valeur, dans le monde entier, se montait à 30 000 milliards de dollars environ. Mercredi, une mise à jour nous est parvenue : 2 000 milliards supplémentaires avaient été perdus. Et ça continue

Paulson change son fusil d’épaule, Wall Street prend une volée de plomb

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Wall Street avait placé ses derniers espoirs dans l’annonce de mesures de soutien supplémentaires à l’économie américaine… mais Henry Paulson se contente de changer son fusil d’épaule à propos du plan dont il est l’inspirateur, au motif qu’il faut savoir changer de cap lorsque quelque chose ne fonctionne pas. Et les marchés n’aiment pas cela… pas du tout, même

Où se réfugier quand inflation et pénurie de produits de première nécessité sont les seules perspectives ?

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Dans la tempête de commentaires qui déferle sur le monde à la suite de ce tsunami financier qui détruit tout, deux simples petits mots sont curieusement absents : "fraude" et "escroquerie". Mais ne sont-ils pas au coeur de la situation

Et pourquoi pas un effondrement ?

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Oh là là… combien vaut une âme ? Les mauvaises journées continuent de s’accumuler sur les marchés. Les indices baissent. Vendez les actions lors de leurs rebonds. Achetez de l’or durant ses creux. Telle était notre formule durant toute cette décennie. Elle semble encore fonctionner. Mais à présent, toute l’action se passe du côté "boursier" de la transaction

Un orage se prépare

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L’Islande a fondu. Le gouvernement islandais s’est engagé à sauver le secteur bancaire — mais pour près de 500 000 $ par citoyen ! En Europe, à ce jour, le coût est estimé à environ 7 000 $ par citoyen. Cependant, les experts insistent sur le fait qu’une bonne partie de cet argent — prêté aux banques — reviendra au gouvernement. Et dans le reste du monde ? Qui sait ?

Encore une bourde… mais à 1 000 milliards de dollars, cette fois-ci !

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Nouvelle journée catastrophique à Wall Street : les marchés américains alignent tout simplement une dixième séance de baisse sur une série de onze. Les opérateurs avaient le moral dans les chaussettes à la mi-séance mais il subsistait un espoir de rebond. En effet, Ben Bernanke aurait pu prononcer des propos rassurants devant le club économique de New York au sujet d’un futur redressement de la conjoncture en 2009 et de la volonté de la Fed de soutenir l’économie. Au lieu de cela, il a littéralement torpillé le fragile retour de la confiance qui se dessinait depuis ce week-end

Un krach à la hauteur de la tromperie et des mensonges officiels

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C’est un véritable cataclysme boursier qui s’est abattu sur Wall Street mercredi soir, avec des indices américains qui chutent de plus de 7% en moyenne. La débâcle s’est accélérée avec l’enfoncement des 9 000 points sur le Dow Jones, dans le sillage de General Motors

Le capitalisme a des airbags

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A la Chronique Agora… nous restons pétrifiés… stupéfaits… bouche bée… paralysés par tout ce spectacle… des suppositions lunatiques liées à la bulle du crédit… à la farce solennelle qui s’est déroulée la semaine dernière au Congrès américain. Oui, cher lecteur, nous souffrons d’un excès de stupidité… les absurdités arrivent trop vite pour nous ; nous n’arrivons plus à suivre. Nous craignons de tomber dans un coma post-ironique. Un scénariste aurait-il pu imaginer une intrigue aussi ridicule

Les épargnants sont prêts à croire n’importe quoi…

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Il y a 18 mois de cela, pas un journaliste de presse grand public n’aurait reproduit un paragraphe (ni même une ligne) de nos Chroniques décrivant étape par étape l’effondrement de la bulle des bulles, c’est-à-dire des dérivés d’emprunts immobiliers. Nous poussions même le souci de la précision jusqu’à évoquer la faillite de Fannie Mae et Freddie Mac, des assureurs de crédit puis celle des plus grands brasseurs de CDO, ABS, MBS et autres CDS

Les marchés boursiers ne sont pas les plus importants

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Rappelez-vous que le but du plan Paulson était de soulager la pression pesant sur les banques. Cette pression est désormais de retour — elle menace de se propager aux banques commerciales, et nous nous demandons comment elle affectera les gens qui ont de l’argent en banque… et n’accordent que peu de confiance au système financier pour l’instant. Soyons clair sur ce que nous pensons des événements des derniers jours : la Fed et le Trésor américain s’inquiètent de la viabilité du système bancaire

En 1987 au moins, la Fed avait un plan et des munitions !

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D’après un tout récent sondage datant du week-end, 75% des citoyens américains sont opposés au plan Paulson : non parce qu’il représente un sacré paquet d’argent (3 750 $ par contribuable)… mais parce qu’il est destiné à regarnir les coffres d’entreprises financières qui ont poussé une partie de leur clientèle dans le piège des subprime et nombre de gérants de fonds de retraite dans celui des rendements monétaires ou obligataires mirobolants et soi-disant "sans risques"

Pour contrer le hold-up du gang Paulson

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En général, les braquages de banques fonctionnent différemment. Un gang armé et masqué fait irruption dans la banque, tire quelques coups de feu, ordonne à tout le monde de s’allonger par terre, et demande aux guichetiers de remplir les sacs de toiles avec l’oseille. C’est simple. -Ce n’est pourtant pas de cette façon que cela fonctionne dans les banques centrales modernes. Aujourd’hui, c’est comme si Hank Paulson pointait son gros bazooka sur Wall Street et lui demandait d’ouvrir son portefeuille pour qu’il puisse le remplir avec l’argent d’autres personnes

La spécialité du Congrès US

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L’essentiel en ce moment, ce sont les cours. Et personne n’aime ce qu’ils disent actuellement. Tout le monde tente donc d’arrêter la chute. Les mesures contre les vendeurs à découvert ne sont qu’une tentative détournée de freiner la baisse du prix des actions. Mais il s’est passé une chose étrange. Les efforts pour contrôler les cours des actions ont entraîné une pénurie. Une pénurie d’acheteurs !

Wall Street espère tout résoudre avec l’ardoise magique !

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Ah la magie du verbe ! A l’énoncé de l’expression "plan de sauvetage", les indices reprennent 10% en quelques heures. Pour être sûres de leur coup, les autorités de marché ont même banni les ventes à découvert. Mais comme dans le célèbre aphorisme attribué à un ministre de la troisième République — "nous étions au bord du gouffre, nous venons de faire un grand pas en avant"

500 milliards de dollars… pour commencer

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Commençons à 500 milliards de dollars. Pourquoi ? Parce que c’est ce que devait coûter l’élixir d’urgence de Paulson… vendredi dernier. Dans un effort maladroit pour tenter de ramener le calme sur les marchés, le gouvernement fédéral a proposé un plan qui implique l’achat d’un demi-millier de milliards de dollars de ces actifs cancérigènes adossés aux prêts hypothécaires. Les mêmes toxines que celles qui ont mis à genoux trois des Big Five de Wall Street

L’arbitre rembourse les dettes des plus mauvais joueurs…

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Paris vient de matérialiser le plus spectaculaire retournement haussier de l’histoire. Il va cependant falloir démêler ce qui relève d’un retour de l’optimisme et de facteurs techniques décisifs — tels que le rachat forcé des positions de vente à découvert. La semaine qui avait pris une tournure catastrophique jeudi (-10% en quatre séances sur le CAC 40) s’achevait sur une perte insignifiante de 0,7% tout à fait comparable à celle de l’Euro Stoxx 50 (-0,75%). Dormez, braves gens, vous avez cru qu’il s’était passé quelque chose

La chute des bourses fait la une du JT de 20h : le rebond est proche !

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Le dollar est sur la mauvaise pente mais cela ne semble pas inquiéter grand monde — tout du moins, pas sincèrement ! Il y a cependant une heureuse exception, qui s’incarne dans la personne du député du Texas, Ron Paul. Il n’hésite pas à ruer dans les brancards et pointer d’un doigt accusateur Ben Bernanke et Henry Paulson devant la fine fleur des membres de la commission financière du Congrès, peu habitués à ce genre d’éclats

Le secteur financier est malsain et sauf

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Le secteur financier américain est à nouveau malsain et sauf… mais la menace d’une grave crise économique a-t-elle réellement disparu ? La structure du capitalisme américain s’est elle réellement améliorée ? Ou bien la Fed s’est elle contentée de vêtir une truie de lingerie pour tenter d’en faire une beauté fatale ?