Guerre de la monnaie : faites vos jeux, rien ne va plus !

Rédigé le 2 septembre 2017 par | Richesse, Simone Wapler Imprimer

Grande devise fiduciaire, espèces sonnantes et trébuchantes, cybermonnaie ou encore métal précieux, que choisir lors de la prochaine crise ?

Si vous prenez un peu de recul, nous vivons une époque très amusante. Nous risquons de voir les arroseurs arrosés et les tricheurs pris à leur propre piège.

Les banquiers centraux ont désormais trois ennemis, le cash, l’or et les cybermonnaies. Trois ennemis, trois fronts, c’est beaucoup dans une époque qui s’annonce très difficile. Demandez à Alexandre, Napoléon ou Hitler…

Les autorités cherchent à manipuler l’économie, c’est-à-dire la façon dont nous échangeons, en manipulant le prix le plus important : celui de la monnaie, de l’argent. Les autorités, mais aussi les élites, le Deep State, la Parasitocratie…

La « monnaie mondiale » fut pendant très longtemps l’or ou l’argent. Mais cette monnaie mondiale était difficile à trafiquer. De l’or, on en a ou pas. On peut localement donner l’illusion de multiplier une monnaie en trichant sur la masse, la pureté. Mais l’illusion se dissipe assez vite. Il est plus difficile de tricher avec la matière qu’avec un concept.

La monnaie fiduciaire repose comme son nom l’indique (pour les vieux schnocks qui connaissent encore le latin) sur la confiance, c’est-à-dire le crédit ou la croyance.

Avec une monnaie fiduciaire, on peut tricher grâce au taux d’intérêt et multiplier la monnaie à son gré. Les « autorités », les banquiers centraux, décident actuellement du taux d’intérêt au lieu de laisser les gens l’établir naturellement.

Evidemment, pour qu’une telle monnaie s’impose, il faut le concours de la force publique, de l’Etat, l’imposer, lui conférer un « cours légal », punir le faux-monnayage de la peine maximale, etc…

Le problème des manipulations monétaires c’est qu’elles n’ajoutent aucune richesse. Elles la détournent. C’est ce qui explique que les ultra-riches continuent à s’enrichir tandis que la classe moyenne s’appauvrit. Les ultra-riches : les plus riches des 1% les plus riches…

Répartition de la progression des revenus parmi les 1% les plus riches

Source World Top Income Database

Je n’ai rien contre les inégalités a priori. Toutes les inégalités ne sont pas injustes et il est normal qu’à talent égal, celui qui travaille plus s’en sorte mieux. Mais ce n’est plus le cas aujourd’hui. Par ailleurs, la classe des 0,01%, bouge peu. On y retrouve d’année en année les mêmes, et beaucoup de personnalités de la finance ou de dirigeants d’entreprises cotées.

Et les pauvres, me direz-vous peut-être, l’oeil sourcilleux et me reprochant mon manque de sens social ? Les pauvres sont difficiles à voler puisqu’ils sont pauvres — et dans les pays développés ils sont moins nombreux qu’on veut bien le dire. C’est pour cela que les prédateurs de la Parasitocratie préfèrent se concentrer sur la classe moyenne, quitte à abandonner quelques miettes aux pauvres en expliquant à tout le monde qu’ils pratiquent la « justice sociale ».

C’est l’effet Cantillon : plus proche vous êtes de la source de création monétaire, plus vous en profitez. Plus loin vous en êtes, plus elle vous nuit.

Mais revenons à notre « guerre de la monnaie ». Les inégalités devenant criantes, les manigances des banquiers centraux commencent à être moins bien vues et le doute commence à monter.

Lorsque la prochaine crise éclatera, les gens voudront se dégager des monnaies frelatées.

Le cash ? La Parasitocratie se démène pour le mettre hors la loi.

Ce faisant, elle fait le jeu des cryptomonnaies qui ne sont pas contrôlées par un gouvernement ou une banque centrale et conçues pour ne pas être inflationnistes. Interdire les cryptomonnaies ? Le risque serait alors de pousser les particuliers vers l’or (et l’argent-métal) qui sont des monnaies mondiales, elles aussi décentralisées et pas inflationnistes.

Interdire à la fois le cash, l’or et les cryptomonnaies ? Cher lecteur, vous n’auriez pas une vision un peu « complotiste » ?

Pour poursuivre votre réflexion, voici un extrait du dernier livre de Jim Rickards sur le « pouvoir de l’or » et son rôle éventuel dans une prochaine crise. [NDLR : Comment les élites vont-elles gérer la prochaine crise financière et qu’arrivera-t-il aux devises, à l’or et aux cybermonnaies ? Lisez le livre de Jim pour anticiper.]

Jim Rickards

Mots clé : - - -

Simone Wapler
Simone Wapler
Rédactrice en Chef de Crise, Or & Opportunités et de La Stratégie de Simone Wapler

Simone Wapler est ingénieur de formation. Elle a travaillé dans le secteur de l’ingénierie aéronautique. Cette double casquette ingénieur/analyste financier est un véritable atout qu’elle met au service des abonnés.

Elle aborde les marchés avec l’œil du professionnel, de l’ingénieur, de l’industriel, et non celui du financier.

Son expertise, notamment dans le secteur des métaux de base et des métaux précieux, lui donne une longueur d’avance, une meilleure compréhension des vrais tenants et aboutissants du marché des ressources naturelles — un marché par ailleurs en pleine expansion, dont Simone Wapler connaît parfaitement tous les rouages, notamment au niveau de l’offre et de la demande.

Pour en savoir plus sur Crise, Or & Opportunités et La Stratégie de Simone Wapler.

Visitez le site officiel de Simone Wapler : www.Simone Wapler.fr

Laissez un commentaire